Planète Web Sémantique

March 26, 2015

Eric van der Vlist

La passerelle

[fr] Passerelle Léopold-Sédar-Senghor depuis le souterrain sous le quai des Tuilleries. [en] Passerelle Léopold-Sédar-Senghor seen from the tunnel under quai des Tuilleries.

by Eric van der Vlist at March 26, 2015 02:42 PM

Karl Dubost

Le voyage commence au lieu de la mémoire

Fenêtre sur mur Tokyo, Japon, 8 mars 2015

La retraite est révolte. Gagner sa cabane, c'est disparaître des écrans de contrôle. L'ermite s'efface. Il n'envoie plus de traces numériques, plus de signaux téléphoniques, plus d'impulsions bancaires. Il se défait de toute identité. Il pratique un hacking à l'envers, sort du grand jeu.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

To the north, from here est une co-exposition à propos d'un voyage réalisé par Naoki Ishikawa (photographe, aventurier) et l'artiste Yoshitomo Nara. Ils ont entrepris de partir de Aomori en direction du nord vers Hokkaido et Sakhaline.

Deux paires de chaussures Les objets qui nous représentent

Naoki dit « Quand j'ai rencontré pour la première fois Mr Nara, je n'aurais jamais pensé que j'embarquerai dans un tel voyage ensemble comme cela. Ma carte intérieure a été redessinée point par point à travers les rencontres de personnes et de lieux que je n'aurais envisagés moi-même. » Cette carte que l'on réécrit permétuellement, c'est cela le voyage. Nous venons avec nos bagages, notre passé, nos lectures, nos souvenirs. Et confronter à nos émotions, nos sensations, tout l'ensemble se défait et se refait, appelle d'autres pas, d'autres envies, redéfinit nos points cardinaux.

Dans l'exposition, il n'y avait non seulement les photographies et mots de leur voyage, mais également une pièce réservée à l'exposition de certains de leurs souvenirs d'enfance, des lectures, des musiques et de certains objets leur appartenant. Et en quelque sorte, cela permet d'interpréter différemment une partie de leur voyage, de rentrer beaucoup plus dans une conversation intime que juste la simple exposition d'un trajet. De même à travers l'exposition nous amenons notre voyage avec certaines lectures communes, avec certaines mélodies connues.

Si vous vivez à Tokyo ou de passage, je vous encourage vivement à y aller. Après l'exposition, j'ai marché.

Route Komabatodaimae, Japon, 8 mars 2015

March 26, 2015 02:33 PM

David Larlet

Lean Canvas et présentation

Je suis à MousTIC depuis hier et il y avait une session de « Tables de découverte » où des porteurs de projets pouvaient présenter leur travail en 15 minutes. La plupart utilisaient un support type powerpoint sur leur écran 13” qu’ils essayaient de caser dans le temps imparti sans avoir de temps pour la discussion. Cela m’a rappelé mes jeunes années de scientifique à faire des posters. Et j’en suis venu à me demander si un Lean Canvas plus ou moins adapté (cache) ne serait pas plus pertinent pour une telle entrée dans le sujet rapide et efficace.

Teasing : la prochaine itération du site de scopyleft pourrait s’en inspirer :-).

March 26, 2015 11:00 AM

March 25, 2015

Eric van der Vlist

Le maréchal-ferrant

[fr] Le maréchal-ferrant en plein travail [en] Farrier at work

by Eric van der Vlist at March 25, 2015 06:07 PM

David Larlet

Slack et IRC

Quietly, but certainly, Slack is converting long-time IRC users to its platform, even though it’s not optimized for it. The user experience is winning over communities that have been using older methods for years, even if it means a small amount of pain getting Slack to work in their situations.

Slack Is Quietly, Unintentionally Killing IRC (cache)

Je ne peux malheureusement qu’acquiescer, je suis passé d’une trentaine de chans sur IRC à 2 en moins d’un an. Et j’ai maintenant une app dédiée à Slack qui est souvent ouverte et où je retrouve des communautés (parfois) moins techniques mais tout aussi bouillonnantes.

Le pire c’est qu’il manquait « juste » un bon client à IRC pour qu’il soit au niveau de Slack en terme d’expérience utilisateur. :cry:

March 25, 2015 11:00 AM

March 24, 2015

David Larlet

Medium et pizzas

Still, I wouldn’t say that Medium’s ho­mo­ge­neous de­sign is bad ex ante. Among web-pub­lish­ing tools, I see Medium as the equiv­a­lent of a frozen pizza: not as whole­some as a meal you could make your­self, but for those with­out the time or mo­ti­va­tion to cook, a po­ten­tially bet­ter op­tion than just eat­ing peanut but­ter straight from the jar.

[…]

In truth, Medium’s main prod­uct is not a pub­lish­ing plat­form, but the pro­mo­tion of a pub­lish­ing plat­form. This pro­mo­tion brings read­ers and writ­ers onto the site. This, in turn, gen­er­ates the us­age data that’s valu­able to ad­ver­tis­ers. Boiled down, Medium is sim­ply mar­ket­ing in the ser­vice of more mar­ket­ing. It is not a “place for ideas.” It is a place for ad­ver­tis­ers. It is, there­fore, ut­terly superfluous.

[…]

Whereas the tra­di­tional type­writer of­fered free­dom at the cost of de­sign, the bil­lion­aire’s type­writer of­fers con­ve­nience at the cost of freedom.

The billionaire’s typewriter (cache)

Matthew But­t­er­ick un peu énervé par la colère nous donne son avis sur Medium et c’est violemment justifié. Et pendant ce temps là, dans une galaxie pas si éloignée…

These days blogging tools try to lock you into their business model, and lock other developers out. I have the freedom to do what I want, so I decided to take the exact opposite approach. I don’t want to lock people in and make them dependent on me. Instead, I want to learn from thinkers and writers and developers. I want to engage with other minds. Making money, at this stage of my career, is not so interesting to me. I’d much rather make ideas, and new working relationships, and friends.

MyWord Editor is open source (cache)

Servez une pizza surgelée à un écrivain, il n’aura droit qu’à l’olive.
Apprenez-lui à faire une pizza, il pourra la partager avec ses amis.

March 24, 2015 11:00 AM

Eric van der Vlist

La promesse

[fr] Fleurs de prunier [en] Prunus‘ flowers

by Eric van der Vlist at March 24, 2015 10:51 AM

March 23, 2015

Eric van der Vlist

L’âne

[fr] Rapporté à une vie d’âne, le notre a à peu près notre age. [en] Given its lifespan, our donkey is roughly our age.

by Eric van der Vlist at March 23, 2015 04:03 PM

Karl Dubost

Le chant des saveurs

Morceaux de pamplemousse dans une assiette Tsujido, Japon, 6 mars 2015

En ville, le libéral, le gauchiste, le révolutionnaire et le grand bourgeois paient leur pain, leur essence et leurs taxes. L'ermite, lui, ne demande ni ne donne rien à l'État. Il s'enfouit dans les bois, en tire subsistance. Son retrait constitue un manque à gagner pour le gouvernement. Devenir un manque à gagner devrait constituer l'objectif des révolutionnaires.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Une autre journée a se laisser pousser par le vent dans les rues. Il n'y a ni destination, ni raison, juste le pas. Une fois rentré, je cuisine. L'usure du froid sur la peau est la satisfaction de l'effort. Quand les ingrédients chantent doucement leurs parfums dans la casserole, j'ai envie de l'appeler « caressole. » J'imagine déjà l'évasion.

March 23, 2015 12:03 PM

Le goût du pamplemousse

Morceaux de pamplemousse dans une assiette Tsujido, Japon, 6 mars 2015

Le bonheur d'avoir dans son assiette le poisson qu'on a pêché, dans sa tasse l'eau qu'on a tirée et dans son poêle le bois qu'on a fendu : l'ermite puise à la source. La chair, l'eau et le bois sont encore frémissants.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Enfant, j'ai appris à manger le pamplemousse à la cuillère coupée en deux. Elle m'a donné le goût du fruit en morceaux. Elle perpétue sa propre éducation et la douceur de la chair sous les dents, le jus dans la bouche. Quel plaisir.

March 23, 2015 11:50 AM

Une lecture plus calme

Branches de prunus Tsujido, Japon, 5 mars 2015

Quatre heures de travaux quotidiens sont recommandées par Tolstoï pour avoir le droit de jouir du couvert et du gîte.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Un bénéfice détourné mais tout aussi pratique de l'utilisation d'un système de blocage de traqueurs est de pouvoir façonner sa lecture avec quelque chose qui est plus proche de ce que l'on désire. Il devient possible de sélectionner les rubriques, les éléments que l'on désire eliminer de la page. Un exemple avec Le Monde.

Deux copies d'écran Journal Le Monde sans et avec sélection de blocs choisis

Pour ma part j'ai éliminé tout ce qui est sur la droite, le pied de page, les menus d'entêtes, les annonces d'immobiliers et autres, les plus partagés, etc. Tout ce qui visuellement distrait de l'information et ce pourquoi je suis venu sur le site.

Il est à noter tout de même que dans le cas du journal Le Monde, un mode « Zen » est proposé aux abonnés.

copie d'écran d'un article Un article du Monde en mode « zen »

Malheureusement, le mode « Zen » du Monde ne résoud pas tout. C'est bien dommage car il y avait là une véritable opportunité. La présentation de lecture est en effet bien plus agréable. Mais les explications en ligne du mode abonnés ne donnent aucune indication que la traque cesse, alors que dans le même temps, de nombreuses informations sont données aux annonceurs. Ils semblent la réduire mais pas l'éliminer. C'est assez symptomatique de la façon dont nombreux voient le Web : Le client n'est pas l'utilisateur. L'abonnement annuel coûte 179,90 €/an. À noter que ceci n'est pas une attaque du journal « Le Monde » mais bien d'une attitude sur la génération des revenus sur le Web et le matraquage publicitaire.

Le Web a donné cet outil magnifique où chacun peut publier à sa guise (malgré les parfums de censure en préparation) et où chacun peut lire comment il l'entend. À son rythme dans le format de son choix et sans pertubations visuelles.

March 23, 2015 11:28 AM

David Larlet

Chère donnée

Each week we collect and measure a particular type of data about our lives, use this data to make a drawing on a postcard-sized sheet of paper, and then drop the postcard in an English “postbox” (Stefanie) or an American “mailbox” (Giorgia)!

Eventually, the postcard arrives at the other person’s address with all the scuff marks of its journey over the ocean: a type of “slow data” transmission.

About the project - Dear Data (cache)

Je propose de légiférer immédiatement les communications postales visuelles pouvant être réutilisées par les terroristes. Chaque personne allant poster une lettre pourra dorénavant être filmée par un drone durant 24 heures. Chaque lettre pourra être lue, analysée et stockée. Certains types de papiers reconnus pour être le support de communications déviantes seront brûlés par défaut. Une simple carte postale de main rouge sera alors délivrée au destinataire. Toute ressemblance blablabla…

En savoir plus : chez Tristan (cache), Clochix (cache), Éric D. (cache) et Stéphane (cache).

March 23, 2015 11:00 AM

★ Co-working en transition

First, we’d need to offer something to attract awesome people. No amount of money, catered lunch or nice offices could compete with Google or Facebook. But, what about travel? All my friends loved to travel, and it would be cheaper to fly everyone to a random country and rent a huge mansion than get office space in SF. I even wrote a blog post called Why We’re Traveling (cache) that outlines what I was thinking.

[…]

Someday, I’ll write a whole blog post on this experience. However, the short version is this: I ditched the investors, financed the trip myself, and made it less structured. Everyone just sorta worked on their own projects. The financial, emotional and time setbacks were devastating, however I still really love the idea of a traveling incubator.

Five Years Time (cache)

Article écrit à 2 mains (les miennes) et 2 pieds (ceux de Stéphane) qui arpentent les espaces de co-working depuis quelques mois.

Nous sommes à un tournant intéressant dans notre façon de travailler, le travail à distance commence à être accepté et reconnu pour ses bienfaits. Pour que cette transition s’amorce, les espaces de co-working ont vu le jour un peu partout de façon caricaturale avec :

  • les co-working traditionnels : ce sont ceux qui ont vu le jour en premier et qui restent classiquement des bureaux partagés. Simples et fonctionnels, ils restent froids et sans vie.
  • les co-working institutionnels : mis en place par la puissance publique, ils sont de plus en plus délaissés et servent de salles de réunions pour élus locaux en manque d’innovation.
  • les co-working business : montés par des personnes qui ont compris qu’il y avait de l’argent à se faire, ils offrent beaucoup de services et d’avantages à des prix assez élevés.
  • les co-working fablabs : puisqu’on regroupe des personnes dans un même lieu, autant leur proposer des outils et des matériaux pour qu’ils construisent ensemble, l’intérêt d’une centralisation réside ici dans la mutualisation des outils de production.

Si le travail à distance est maintenant accepté, qu’en est-il du nomadisme qui pourrait lui être associé ? Le besoin de reproduire des structures ressemblant à des bureaux classiques n’est que transitoire, nous devions passer par là pour nous en libérer.

Les espaces de co-working sont les cybercafés du 21e siècle. Si nous avons aujourd’hui besoin de lieux clairement définis, de plus en plus de restaurants, cafés, etc proposent un accès wifi et des espaces plus ou moins adaptés au travailleur. Le co-working itinérant devient alors envisageable et les espaces dédiés sont voués à disparaître. Prenez un routeur 4G pour les wifi récalcitrants et votre bureau urbain s’étend. Vous n’avez plus un espace de travail mais des espaces de réflexion et d’autres de collaboration en fonction de l’effervescence des lieux. Vous ne réservez plus une salle de réunion mais un espace semi-privatisable dans un lieu public. Vous n’allez plus au travail mais en travail au même titre que vous partez en randonnée. Vous n’assistez plus à une formation, vous vivez une expérience.

Autour d’eux, ils doivent générer des solutions, des projets impactants et des programmes éducatifs qui aident à les pérenniser. Le but ultime n’est pas la réussite des fablabs, mais la réussite des initiatives qu’ils propulsent. Sinon, ce serait ridicule. Je ne suis pas d’accord pour édifier une nouvelle religion. Je pense que le succès des fablabs sera atteint le jour où ils disparaîtront, car tout le monde aura eu accès à la fabrication.

« Tout un écosystème émerge autour de la Fab City à Barcelone » (cache)

Il reste encore beaucoup à inventer (cache) dans le domaine, je ne crois plus trop à un futur plein d’indépendants précaires (cache) qui se regrouperaient le temps d’un projet comme on peut le voir dans l’industrie du cinéma. En revanche, je pense que les slasheurs ne sont qu’un prélude à un morcellement et à une diversité du travail, de ses natures et de ses lieux. De ses façon de collaborer et de coopérer. De produire ensemble, partout.

March 23, 2015 11:00 AM

March 22, 2015

Eric van der Vlist

Le chemin des urnes

[fr] Sur le chemin des urnes, voie verte au Neubourg [en] En route toward the ballot box, voie verte(fr) at Le Neubourg

by Eric van der Vlist at March 22, 2015 04:58 PM

David Larlet

Lien espace temps

Si transmettre est partager de l’information dans le temps et communiquer partager de l’information dans l’espace, qu’est-ce qu’un lien ? Il y a quelques mois, je publiais sur Twitter :

On lie vers le passé, on publie pour le futur.

Je réfléchis beaucoup à cela dernièrement. Comment lier vers le futur ? Peut-on publier pour le passé ? Un lien en 404 pourrait-il finir par naître ? Un billet anti-daté sera-t-il lu chronologiquement un jour ?

Lorsque je mets en cache un lien, je concentre l’espace et je fige l’instant, ce qui s’apparente finalement à un travail photographique. La composition est ma CSS, la lumière est mon lien d’entrée. L’émotion celle de l’auteur original ?

March 22, 2015 11:00 AM

March 21, 2015

Eric van der Vlist

Liberté, égalité, publicité

[fr] L’Automobile Club de France vu des berges de Seine au pied du pont de la Concorde. [en ] Automobile Club de France seen from berges de Seine close to pont de la Concorde.

by Eric van der Vlist at March 21, 2015 02:36 PM

David Larlet

Avenir hasardeux

In the future, content, products and services will find you, rather than you having to find them. Puma will let us know to replace our shoes and Marriott will automatically present you room options if you missed your connecting flight. Instead of visiting a website, we will proactively be notified of what is relevant and asked to take action. The dominant function of the web is to let us know what is happening or what is relevant, rather than us having to find out.

The Big Reverse of the Web (cache)

Ce futur manque de fantaisie et nous conforte dans notre homophilie généralisée (cache). Quelle tristesse.

Si ces applications ont quelque chose de situationniste, c’est plutôt dans la capacité de leur usage pauvre à révéler la pauvreté de nos conditions urbaines, ou, pour reprendre le terme de Günther Anders, notre schyzotopie. Bref, on se fait royalement chier ou on flippe.

Debord(er) la carte (cache)

Est-ce qu’il y a aura à terme un business des algorithmes pour tromper les algorithmes ? Devons-nous encourager l’apprentissage par l’aléatoire (cache) pour l’envisager, le dépasser ?

March 21, 2015 11:00 AM

Karl Dubost

Que vois-tu depuis ton bureau ?

bureau, ordinateur et fenêtre sur un jardin Tsujido, Japon, 4 mars 2015

Ce sentiment d'avoir gagné son eau. J'ai les muscles des bras endoloris. Autrefois, dans les campagnes et les forêts, vivre maintenait en forme.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Depuis ce billet sur les lieux du travail en 2011, j'ai déjà bougé deux fois. Après Opera, j'ai continué à travailler pour Mozilla depuis l'appartement. Et puis, pendant deux mois (novembre-décembre 2013), j'ai travaillé depuis les bureaux de Toronto à Mozilla. La cuisine y était largement plus intéressante que les vues de la fenêtre.

Depuis que je suis au Japon, je travaille principalement depuis la maison. Mon bureau est placé à côté de la fenêtre. Les oiseaux et les gouttes de pluie sur les aiguilles de pin m'offrent la distraction nécessaire à tout travail efficace. Il est toujours sain d'observer un bouvreuil pivoine pendant un `git fetch`.

March 21, 2015 06:10 AM

March 20, 2015

Eric van der Vlist

Une bouteille à la Seine

[fr] Une bouteille à la Seine, port de Grenelle [en] A bottle in the Seine, port de Grenelle

by Eric van der Vlist at March 20, 2015 03:05 PM

Karl Dubost

San

Plage et montagnes au lointain Tsujido, Japon, 28 février 2015

Je n'ose me lever ce matin. Ma volonté est lâchée en liberté dans le champ des jours vierges.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Et dans un jaillissement, il submergea l'horizon vague. Il est présent. Il rassure.

March 20, 2015 02:42 PM

Et si le vent…

Branche de prunus et coin de tableau Tsujido, Japon, 2 mars 2015

L'ennui ne me fait aucune peur. Il y a morsure plus douleureuse : le chagrin de ne pas partager avec un être aimé la beauté des moments vécus. La solitude : ce que les autres perdent à n'être pas auprès de celui qui l'éprouve.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Ne jamais tenter d'expliquer l'attente. Poser le regard sur l'immobilité est le début d'un mouvement. Le calice de la contemplation nous invite au glissement de l'ombre, au frôlement du temps. Le monde jaillit. L'éclosion est complète.

March 20, 2015 01:14 PM

Les fleurs d'hiver

Branche de prunus en fleurs Tsujido, Japon, 1er mars 2015

Nos semblables confirment la réalité du monde. Si l'on ferme les yeux en ville, quel soulagement que la réalité ne s'annule pas : autrui continue à la percevoir ! L'ermite est seul, face à la nature. Il demeure l'unique contemplateur du réel, porte le fardeau de la représentation du monde, de sa révélation au regard humain.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Partout dans les jardins, les prunus sont en fleurs. Au pied du notre, les narcisses émergent encore chiffonnés du frimas. Derrière, j'observe avec impatience le magnolia. L'an passé, il avait donné une unique fleur d'un sombre violet pourpre. L'essence du printemps est dans le déploiement intensément délicat des corolles.

March 20, 2015 12:24 PM

David Larlet

Notaires des données

Un capital est en train de se former, qui est le capital des données. La question est de savoir qui sera le dépositaire de ces données. De même que les notaires sont en grande partie les dépositaires de mes secrets, de mon testament, de mon contrat de mariage, parfois de mon argent, il nous faudrait inventer des « dataires », des notaires des données. Elles ne seraient confiées ni à un État, ni à Google et à Facebook, mais à un nuage de dépositaires. Et ce serait au passage une nouvelle manière d’exister pour le notariat.

Michel Serres : «La question est de savoir qui sera le dépositaire de nos données» (cache)

Concept intéressant que celui du métier de « dataire » qui pourrait également être nommé par le Garde des Sceaux et investi d’une délégation de la puissance publique pour poursuivre des objectifs d’intérêt général. Ce serait peut-être l’intermédiaire de confiance qui manque à la ré-acquisition de ses données. À méditer. À accompagner ?

Karl me propose par email de compléter avec ce billet d’Aaron et le commentaire suivant :

I do not mean to suggest that we supplicate ourselves to the imagined benefits of the hypothetical futures I am describing. The question remains: How do we protect the present from itself? The question remains: How long needs to pass before the sting of all that data in the moment is worth its yield in the future?

the fragility of effort (cache)

L’idée est celle de données intéressantes mais pas forcément à publier tout de suite. Une forme de capital pour la culture et l’humanité mais après quelques années.

March 20, 2015 11:00 AM

Karl Dubost

Les objets de la paume

pierres et morceaux de bois dans la paume d'une main Tsujido, Japon, 28 février 2015

Pour parvenir au sentiment de liberté intérieure, il faut de l'espace à profusion et de la solitude. Il faut ajouter la maîtrise du temps, le silence total, l'âpreté de la vie et le côtoiement de la splendeur géographique. L'équation de ces conquêtes mène en cabane.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Il y a quelques jours, je me demandais ce que pourraît être un calendrier plus pratique. Je regarde mon ordinateur, mes ressources en ligne. Et je me dis que tout ceci est en fait très mal connecté. Et que les vues sont limitées. Nos ordinateurs nous montrent une vue de toutes ces données qui est encore très proches des outils du monde physique que nous avons créés pour les gérer.

Nous pourrions imaginer que sur l'application de cartes, nous montrons l'affichage des photographies qui sont déjà présentes sur l'ordinateur lorsqu'elles sont géolocalisées. Nous pourrions imaginer avoir une carte dans le carnet d'adresse sur chaque personne et aussi de voir sur la carte toutes les adresses du carnet d'adresse. Dans le calendrier, nous pourrions avoir accès à la liste des fichiers ou des photographies, des courriers reçus en ce jour.

Les connexions sont multiples et peuvent révéler de nombreux détails. Les données sont souvent connues de la machine qui les a indexées. Malheureusement les connexions et surtout les proximités sont très peu exposées.

Probablement, les interfaces de certains logiciels devraient être revues ou inventées. Mais quelles nouvelles richesses pourrions-nous explorer à travers tous ces objets déconnectés ? Quelles sont les organisations, les recherches, les poésies, les inventions que nous pourrions révéler ? Le « Big Data » commence peut-être ailleurs. Il y a tant à exprimer avec ce que nous plaçons au creux de la paume de la main.

Les objets que nous collectionnons

J'ai probablement oublier de nombreuses catégories ou idées de connexions. Si vous en avez d'autres, écrivez un billet de blog et dites le moi.

Calendrier
une liste d'événements datés comprenant
  • Durée
  • Lieu (pas de notion de déplacements)
  • Personne(s)
  • Récurrence
  • Alerte
  • Tampon (temps de trajets)
Carnet d'adresses de noms
Liste de noms (personne ou institution)
  • Lieu(x)
  • Image
  • Date de naissance
  • Contact(s) (téléphone, email, etc.)
  • Notes
Tâches
Liste d'actes à accomplir
  • Date d'échéance
  • Priorité
  • Catégorie
Notes
Liste de textes
  • (Catégories)
Photos
Liste d'images
  • Catégories
  • Date
  • Lieu
  • Personne
  • Événement
Carte
Exposition de lieux
  • Nom
  • Dates : Couches historiques du même lieu
  • Coordonnées géographiques
  • Catégories des éléments
  • Parcours

March 20, 2015 05:37 AM

March 19, 2015

Eric van der Vlist

Le cormoran et la tour

[fr] Port de la conférence, près du pont des invalides : cormoran devant le dernier étage de la tour Eiffel. [en] Port de la conférence, close to pont des invalides: a cormorant and the last floor of the Eiffel tower.

by Eric van der Vlist at March 19, 2015 04:04 PM

David Larlet

Spam et Twitter

The centre of those circles appear to be real people. I can’t say why they have lots of fake followers - it’s possible that they - or someone else - has just bought them to make it look like they’re more popular than they really are. There’s no suggestion that they control the fake accounts.

This is what a graph of 8,000 fake Twitter accounts looks like (cache)

C’est la raison pour laquelle il est difficile de lutter contre le spam, certains n’hésitent pas à en abuser. Est-ce que les personnes qui achètent des followers ne sont pas une forme de spam également ? Pas pour Twitter apparemment.

March 19, 2015 11:00 AM

March 18, 2015

Eric van der Vlist

Le dome

[fr] Dôme vu de la petite ceinture près de la rue du Hameau [en] Dome seen from petite ceinture near rue du Hameau (fr)

by Eric van der Vlist at March 18, 2015 03:55 PM

Karl Dubost

Sexe dans la rue

Deux grenouilles accouplées Tsujido, Japon, 27 février 2015

Le silence me revient, l'immense silence qui n'est pas l'absence de bruit mais la disparition de tout interlocuteur.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Les pluies de printemps approchent. On se colle. On se déhanche. On s'approche. On s'envisage. On se serre. Peut-être un jour, le fils de Croa parcourra le chemin.

Deux grenouilles accouplées Tsujido, Japon, 27 février 2015

March 18, 2015 01:23 PM

David Larlet

Qualité et tabou

Pour utiliser l’horloge à 1 seule aiguille, positionnez le Périmètre, le Délai et le Budget respectivement à douze heures, quatre heures et huit heures. Peu importe qui est positionné à quel emplacement, mais moi je les positionne comme le montre la figure ci-dessous. La qualité est à nouveau supposée fixe et n’est pas affichée sur l’horloge.

Utilisez une Horloge à 1 seule Aiguille pour Communiquer les Objectifs du Projet (cache)

J’aime bien l’idée de cette horloge, par contre on considère souvent que la qualité est fixe sur un projet alors que dans les faits c’est rarement le cas. Non seulement elle peut varier au cours du cycle de vie du produit, mais en plus elle est relative. Ce qui serait intéressant — au lieu de fantasmer sur une qualité idéale — ce serait d’avoir la tendance, est-ce que toutes les parties prenantes du projet sont conscientes du niveau actuel ? Sont-elles prêtes à ce que le niveau de qualité augmente ? Si oui, quelles métriques ? Si non, pourquoi et jusqu’à quand ?

March 18, 2015 11:00 AM

March 17, 2015

Eric van der Vlist

Le jardin

[fr] Le “jardin aux habitants” du palais de Tokyo [en] “Residents’ garden” at palais de Tokyo

by Eric van der Vlist at March 17, 2015 02:27 PM

Karl Dubost

La mémoire chimique

Piles de tickets de caisse Tsujido, Japon, 26 février 2015

Les hommes des bois sont très sceptiques à l'égard des projets de « villes citoyennes », autogérées, sans prison ni police, où la liberté triomphante règnerait soudain parmi des foules devenues responsables. Ils voient dans ces utopies une antimonie grotesque. La ville est une inscription dans l'espace de la culture, de l'ordre et de leur fille naturelle, la coercition.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

C'est lorsque nous conservons nos tickets de caisse sur le long terme que l'on prend conscience de la gestion des données et de certaines des difficultés propres à leur pérennité. Le papier n'est pas l'unique élément de la conservation d'une information. L'encre avec laquelle cette information a été imprimée est d'une importance centrale. En quelques années, parfois quelques mois, certaines encres à impression thermique se volatilisent. Le papier pérenne ? Pas toujours. Le papier et son format, sa composition, ses encres, ses conditions de conservation, est un produit technologique comme les autres.

March 17, 2015 01:23 PM

David Larlet

Medium décentralisé

Everyone who posts on Medium already owns the rights to the original content they publish, but many have also expressed a desire to host Medium stories at their own domain.

We understand this. We want Medium to be the place for everyone’s stories and ideas, but that doesn’t mean that everyone’s stories have to live at medium.com.

Today, we’re happy to announce that we are taking the first steps towards making this a reality with the limited beta launch of custom domains.

Custom domains for publications (cache)

Depuis 2015, je mets en cache les articles liés sur cet espace. Et je ne suis plus le seul (cache) ! À ce jour, 11 liens sur les 127 cachés ont pour domaine medium.com, c’est énorme. Laisser la possibilité d’avoir Medium sur son propre domaine est une excellente nouvelle. Un outil permettant d’exporter ses écrits en statique serait un bon complément. Les plateformes se suivent, les données essayent de survivre.

March 17, 2015 11:00 AM

March 16, 2015

Karl Dubost

Lire mon courrier en dégradés de gris

Métal rouillé Tsujido, Japon, 26 février 2014

Grave et mélancolique un clairon sonne au loin…
Cependant par degrés le ciel qui se dégrade
D'ineffables lueurs illumine la rade.
Et mon âme aux couleurs mêlée intimement
Se perd dans les douceurs d'un long enchantement.

Élégie, Albert Samain.

Depuis 2 semaines, j'ai réglé les couleurs de mes fils de discussion dans les courriers électroniques afin que la partie la plus ancienne soit un gris plus pâle que la partie récente.

Cela me permet de réintroduire la notion de temps dans la lecture en comprenant mieux la relation entre les différentes parties du message.

vue d'un message Des dégradés de gris pour les fils de discussion

Échelle de gris

Mise à jour : 2015-03-17

Plusieurs fois, on m'a demandé qu'elle était l'échelle de gris utilisée. Je mets donc à jour ce billet. Tout d'abord ouvrir le panneau de configuration du logiciel de courrier. L'explication ici est donnée pour Mail.app

Copie d'écran Panneau de configuration du courrier sur Mail.app

Ensuite sélectionner les couleurs sont définies une fois que l'on sélectionne « Autre » pour chaque couleur. On obtient un panneau de couleurs :

Copie d'écran Choix de couleurs

Mon choix de couleurs est donc le suivant en niveau de gris.

  • 20%
  • 50%
  • 75%

March 16, 2015 10:47 PM

Eric van der Vlist

La mouette et le cygne

[fr] Cygne tuberculé et mouette rieuse. [en] Mute swan and black-headed gull.

by Eric van der Vlist at March 16, 2015 02:52 PM

Karl Dubost

Ton et visage

Hommes attendant un bol de soba Tokyo, Japon, 6 février 2015

Là où il n'y avait rien est née une oasis, délimitée par le carré de la couverture. Cette transmutation, seuls savent l'accomplir les peuples au sang nomade.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Depuis quelques semaines, j'ai entamé un changement dans mon application de courrier afin de personnaliser mon ressenti sur le ton des messages. Il est très aisé, après une journée de travail, accablé et les ennuis cumulés, de s'emporter sur un message. Lorsque l'on répond sans tempérance, avec rudesse, on parvient à le regretter plus tard. J'ai pris l'habitude de vraiment modifier mon application de courrier afin d'éprouver sans subir la technologie.

Portrait de liste de messagesJe voulais donc métamorphoser mon émotion en imposant un masque à mon interlocuteur. Le procédé a été simple et il se continue à ce jour. À chaque nouveau message, j'ajoute la personne dans ma liste de contacts (non synchronisée sur un service Web). Le carnet d'adresse de Mac OS X permet d'ajouter une photographie. Celle-ci peut également être affichée dans les courriers électroniques ainsi que la liste des messages. Pour chaque personne, je tente de trouver une photographie de la personne qui est souriante ou sereine. Au fur et à mesure mon courrier devient beaucoup plus humain. Le ton interprété de la lecture des messages s'atténue et fournit l'espace d'une communication plus sereine. Je peux lire en toute quiétude. Je réponds avec moins de précipitation. Le masque a fonctionné.

Un autre bénéfice s'est ajouté. Je n'avais pas prévu que cela me permettrait également de repérer les spams plus facilement.

March 16, 2015 01:06 PM

David Larlet

Polices CSS, erreurs Lint et JS;DR

Billet comportant les liens de veille technologique présentés aux étudiants dans le cadre d’une routine de mes cours.

CSS SANS is the font transforming its shape along with the times. This is because CSS itself has been developing its abilities. Therefore, looking the font through a “browser”, a filter that reflects the times, shapes of the font look different hence it’s written by the same code.

CSS SANS

J’apprécie l’approche artistique d’avoir une police qui évolue dans le temps avec l’évolution des navigateurs. On pourrait imaginer un rendu différent en fonction du moteur pour accentuer cela, il y aurait des choses à fouiller lors des Rencontres de Lure. Bon pour les étudiants c’est surtout une source d’exploration des transformations CSS vu qu’on a abordé le sujet pour les animations.

JSLint Error Explanations is designed to help you improve your JavaScript by understanding the sometimes cryptic error messages produced by JSLint, JSHint and ESLint, and teaching you how to avoid such errors.

JSLint Error Explanations

Même avec un linter, certains messages peuvent être difficiles à comprendre pour un débutant, ce site mériterait d’être traduit en français. Autant je suis dubitatif des documentations techniques traduites, autant pour les erreurs de débutants ça fait plus sens (pun intented).

Pages that are empty without JS: dead to history (archive-org), unreliable for search results (despite any search engine claims of JS support, check it yourself), and thus ignorable. No need to waste time reading or responding.

Also known as, if it’s not curlable, it’s not on the web.

js;dr = JavaScript required; Didn’t Read. (cache)

Il faudra que je ressorte cette phrase. Dernière veille avec ce groupe, ça conclue bien ce que j’ai envie de leur transmettre :-).

March 16, 2015 11:00 AM

★ Cours IUT : Argumentation technique

Operational efficiency can be preserved by using several ideas from Spotify’s organizational model (cache). Integrated architects can support and learn from one another by participating in Chapters and Guilds. Chapters and Guilds allow integrated architects from separate teams to share knowledge and tools that all teams can benefit from. Individual, team, and company growth occurs faster. Economies of scale are able to be leveraged from the insights of a single team.

Software Architect - A Role, Not a Job (cache)

La dernière évaluation de mes cours porte sur l’argumentation technique autour des animations web. Il s’agit de vérifier qu’ils sont capables de transmettre leurs propres découvertes/réalisations à leurs collègues. J’ai choisi d’évaluer leur réussite selon 2 critères :

  • la pertinence de ce qu’ils ont à me proposer pour éviter les animations inutiles qui prennent 100% de mon CPU ;
  • l’argumentation qu’ils proposent en parallèle de leur présentation, c’est une situation à laquelle ils seront je l’espère confrontés dans leur futur emploi (s’ils bossent dans un boîte qui n’encourage pas les échanges internes et externes, je ne peux que leur conseiller d’en trouver une autre).

Je leur avais proposé comme source de donnée s’ils manquaient d’idées l’article « Du S3C hiérarchique au S4C holarchique (cache) » (ou plutôt l’image/pdf centrale à animer, une animation valant mille images). Il n’y a finalement eu qu’un seul groupe qui aura pris cette base ce que je trouve plutôt positif, les autres ayant opté pour l’enrichissement d’un projet existant.

On a terminé ce cycle de cours par une outroduction à l’agilité/kanban/lean en 30 minutes (pfiou !) suivie d’une rétrospective un peu particulière vu qu’elle visait principalement à améliorer le cours. Du coup les différentes catégories proposées étaient les suivantes :

  • Qu’est-ce que j’ai appris ?
  • Qu’est-ce que je saurais transmettre à mon tour ?
  • Qu’est-ce qui m’a frustré ?
  • Qu’est-ce qui m’a ennuyé ?

La discussion qui a suivie était vraiment très intéressante et ils ont pu faire émerger 4 pistes d’amélioration :

  • Le cours mériterait d’intervenir plus tôt dans l’année afin qu’ils puissent intégrer les concepts et avoir le temps de les mettre en pratique transversalement.
  • Continuer la veille techno, même si leur participation a été faible je pense que ça leur a fait prendre conscience de son importance.
  • Réfléchir à la pertinence de l’ordre après avoir établi le backlog lors de la construction collaborative histoire de ne pas se retrouver à vouloir faire du Angular sans avoir les bases de JS.
  • Commencer par évaluer le niveau de départ des étudiants histoire de mieux s’adapter par la suite.

Je vais essayer de faire remonter ce qui ne dépend pas de moi pour que la formation soit un peu plus pertinente l’année prochaine. Les étudiants ont vraiment joué le jeu pour que la discussion reste constructive et focalisée sur le cours plus que l’administration ou les personnes.

March 16, 2015 11:00 AM

March 15, 2015

Eric van der Vlist

L’oie

[fr] Oie de Bavent : jar en position d’intimidation pour défendre sa compagne qui couve [en] Goose : male defending his brooding female

by Eric van der Vlist at March 15, 2015 09:56 PM

Karl Dubost

Contrôlons la littérature

bâche à poubelle Tokyo, Japon, 6 février 2015

Youra vaque à ses occupations. Il ne regagnera jamais la ville. Sur l'île, il jouit des deux ingrédients nécessaires à la vie sans entraves : la solitude et l'immensité. En ville, la foule humaine ne peut survivre que si la loi met bon ordre à ses débordements et régule ses besoins. Quand les hommes se concentrent, l'administration naît

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Lu chez Éric à propos de la littérature, une phrase de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

L'éditeur a un rôle éminent dans le processus de création. C'est une question passionnante. Et sans entrer dans un débat philosophique sur le processus de création, quand on écrit, chez soi, on a besoin d'avoir le regard d'un éditeur, pour venir sanctionner, dans le bon sens du terme. C'est-à-dire, donner le jugement d'un professionnel, sur le texte que l'on est en train de rédiger. Et sans cela, même si on se publie soi-même, et que l'on peut toucher un public au travers des réseaux, on n'a pas cette reconnaissance de se sentir écrivain. L'écrivain ne naît qu'au travers du regard de l'éditeur. Et moi je l'ai ressenti en tant qu'auteur : j'aurais pu écrire le même livre que celui que j'ai rédigé… si je n'avais pas eu Jean-Marc Roberts, le résultat n'aurait pas été le même.

Mais surtout, on a besoin de cette médiation, pour se reconnaître, soi-même, comme auteur, et pour savoir que son texte est vraiment un livre.

… tous les textes ne sont pas des livres. C'est l'éditeur qui fait la littérature

Aurélie Filippetti, Entretien avec ActuaLitté.

Réduire la littérature au travail de l'éditeur est bien sûr une grosse bêtise mais je soupçonne qu'il s'agit d'une petite phrase, lâchée rapidement avec de grands retentissements car portée par une ministre. La phrase est idiote. Les réactions le seront tout autant. Donc en changeant un peu l'axe de la discussion, il y a définitivement une inquiétude de la part des éditeurs qui se retrouvent en difficulté face au rôle social qu'ils ont exercé jusqu'à maintenant et qu'ils exercent encore. De vouloir réguler afin de maintenir ce rôle social est une erreur à mon avis. Le travail d'édition d'un livre est important. Le rôle de l'éditeur ou de la maison d'édition se situe sur un plan différent. Et il ne faut pas se voiler la face, nombre de jeunes auteurs demandent la reconnaissance de cet éditeur (poule et œuf). Le système s'auto-valide.

Ce n'est donc pas si grave. Et ceux qui explorent d'autres chemins, qui créent là où les éditeurs ne coupent pas l'herbe sous le pied, trébucheront, se relèveront parfois et le système social de validation culturelle se réalisera, sans l'éditeur, invisible de l'éditeur et sous d'autres formes. Car c'est toujours ainsi que les révolutions culturelles et scientifiques se réalisent. Dans le hors-champ, pas parce-qu'elles ont été dirigées par une décision politique pour le recyclage des déchets.

March 15, 2015 01:17 PM

Sous un pont de Mountain View

Terre sèche sous un pont de béton Mountain-View, États-Unis, 18 février 2015

Je n'aime pas l'asphalte, en ville le goudron me fait mal aux pieds et l'argent s'évapore.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Sous un pont de béton, au bord d'une avenue large avec trafic, je découvre des déchets en bas de la pente. Le regard vers le haut dans l'ombre je découvre des cartons pour entourer un espace de survie. Quelques couvertures accumulées, quelques plastiques, ici un homme ne vît pas dans les maisons luxueuses de la Silicon Valley.

March 15, 2015 12:35 PM

Le style de la traque

Tissu brodé en gros plan Tsujido, Japan, 22 février 2015

L'imprévu de l'ermite sont ses pensées. Elles seules rompent le cours des heures identiques. Il faut rêver pour se surprendre.

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Grâce à Éric, j'ai découvert µblock. L'interface d'utilisation de µblock est un peu complexe pour un nom spécialiste, mais elle devient rapidement très intéressante une fois les premières marches de l'apprentissage passées. De même qu'Éric, j'ai opté pour une méthode très agressive de blocage en autorisant petit à petit que les sites que je veux.

Panneau de commande de µblock µblock sur le site de fontfeed

David mentionne un billet de fontfeed, qui recommande des alternatives aux polices de Google (outil potentiel de traque à large échelle).

Alternatives aux polices Google :

  • les polices systèmes
  • les polices libres de droits et hébergées
  • les polices achetées et hébergées
  • David Larlet, Google et polices.

    Bien sûr tout bloquer à des conséquences parfois un peu extrême comme sur le site de fontfeed où j'avais bloqué fontfeed.

    une page Web avec du style et sans son style Le site fontfeed sans blocage des CSS et avec blocage des CSS.

    En autorisant de nouveau uniquement les CSS, on obtient un site tout à fait utilisable. Mais même sans les CSS, le contenu du billet est totalement compréhensible. D'ailleurs le billet de fontfeed mentionne Google comme le grand méchant mais ils utilisent dans ce billet des services qui sont en partie des services de traque eux-même.

    • ajax.googleapis.com
    • googleanalytics.com
    • gravatar.com
    • twitter.com
    • fontshop.com (hébergement de polices)
    • typekit.com (hébergement de polices)

    Au fur et à mesure de l'utilisation de µblock, on se rend compte très vite compte que de nombreux téléchargement sont complètement inutiles non seulement à l'ergonomie du site, mais en plus ralentissement le temps d'affichage. Avec µblock, non seulement vous diminuez la traque, mais vous rendez finalement votre navigation beaucoup plus rapide et flexible. Si ajouté à cela, vous commencez à bloquer certains blocs du HTML, vous créez une expérience bien plus agréable pour la lecture.

    March 15, 2015 12:22 PM

    David Larlet

    Siège de bureau

    Il y a quelques temps, j’avais demandé sur Twitter quel était le siège de bureau idéal. J’ai eu pas mal de réponses et après avoir hésité entre une valeur sûre et les sièges de gamers je suis aujourd’hui clairement tenté par le Thatsit Balans de Varier. Vu le prix indécent, je suis ouvert à tout retour d’utilisation si vous avez eu la chance de pouvoir l’essayer.

    Note : j’ai testé aussi le canapé, le squat, le lit électrique, le comptoir, la seiza (5 minutes :p), le fauteuil, le banc, le ballon gonflable, la chaise, il me reste le WalkingWorking à tenter. Tout fonctionne mais il faut savoir alterner fréquemment et des fois je pars sur des sessions de code/veille de plusieurs heures…

    March 15, 2015 11:00 AM

    March 14, 2015

    Eric van der Vlist

    Le nouveau né

    [fr] Brebis d’Ouessant et son agneau nouveau né [en] Ouessant sheep and new born

    by Eric van der Vlist at March 14, 2015 04:36 PM

    David Larlet

    Startups et éthique

    Belgium doesn’t need more startups if you want long-term innovation. Having little dedicated teams raising money from a very specific part of the population and selling out 18 months later to American tech giants is not gonna help create many jobs in Belgium. Silicon Valley profits California a lot because eventually those startups are going to be acquired by tech giants in the region. But Belgian startups selling out to US-tech giants have little to offer to the Belgian economy (especially without a tax on capital gain).

    […]

    Most startups have a terrible culture, hostile against minorities and affected by what is known as the brogrammer culture. CEOs believing they are making impact by building a to-do app. It’s just a facade. I found little ethical considerations in that specific Silicon Valley kind of startup.

    […]

    Our relationship with Google is pretty close to the medieval feudal system. They provide us a service and in exchange we give them our data. The “digital knights” are in control, the vassals must abide by the dictated law (terms of services), do they really have a choice to enter that contract? Not really.

    Do we really need startups? (cache)

    Je suis toujours tiraillé au sujet des startups. Il y a le côté « pire représentation du capitalisme ». Mais il y a aussi une forme d’espérance, de naïveté entrepreneuriale. Je ne ferai pas les erreurs de mes pairs/pères. On retrouve ce pharmakon dans toute création. Y compris la création d’humains.

    March 14, 2015 11:00 AM

    March 13, 2015

    Eric van der Vlist

    L’aiguillage

    [fr] Vestige d’aiguillage à commande manuelle sur la petite ceinture. [en] Remains of a railroad switch on petite ceinture.

    by Eric van der Vlist at March 13, 2015 03:16 PM

    David Larlet

    Devenir un robot

    Messaging is the only interface in which the machine communicates with you much the same as the way you communicate with it. If some of the trends outlined in this post pervade, it would mark a qualitative shift in how we interact with computers. Whereas computer interaction to date has largely been about discrete, deliberate events — typing in the command line, clicking on files, clicking on hyperlinks, tapping on icons — a shift to messaging- or conversational-based UI’s and implicit hyperlinks would make computer interaction far more fluid and natural.

    Futures of text (cache)

    L’homme et la machine convergent, inéluctablement. Quel gâchis en terme de richesses d’interactions si l’homme convergeait trop rapidement…

    Karl me rappelle par mail qu’il avait déjà parlé des robots :

    Le système est pernicieux car il n’est pas vraiment contraignant, il nous habitue à nos choix initiaux jusqu’au moment où nous ne sommes plus conscients de ces choix. Jusqu’au moment où ne faisons qu’obéir à un programme. Nous sommes les robots.

    Nous, les robots (cache)

    March 13, 2015 11:00 AM

    Karl Dubost

    L'heure et le lieu d'un courrier

    Pieds sur tatami Tsujido, Japan, 21 février 2015

    L'homme libre possède le temps. L'homme qui maîtrise l'espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne sait même plus qu'il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Dans un mail, j'ai ajouté le lieu et l'heure. « Samedi matin, Entre 10h et 11h à Tsujido. » On oublie souvent d'ajouter ces informations. On les suppose déjà là. C'est presque dommage. Je me dis souvent que les outils de courrier électronique sont détestés par de nombreuses personnes car ils ne résolvent pas les bonnes choses. On veut les transformer en outils à gestion des tâches et des notifications en masse, plutôt qu'en outil d'écriture, de rêveries, d'échanges, de partage. Il serait d'ailleurs tout à fait possible de combiner les deux.

    Quant à mon expérience sur le décalage horaire, je peux déclarer une victoire avec une absence totale de somnolence.

    March 13, 2015 06:51 AM

    Constats de vie de la Silicon Valley

    Ruelles entre condominiums et garage Mountain-View, États-Unis, 18 février 2015

    Quinze jours m'ont suffi : je me sens un habitué des lieux. Bientôt je connaîtrai chaque sapin aussi précisément que les bistrots de mon quartier parisien. Se sentir familier d'un lieu, c'est le début de la mort.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Constat 1 : Les condominiums sont alignés et déclinés dans des couleurs et formes différentes. La ruelle arrière est propre nette et bétonnée. Des arbres ont été plantés entre les maisons. Chaque maison possède un garage pour la voiture obligatoire pour pouvoir se déplacer. Tout y est sous contrôle, aseptisé.

    Abri à poubelles Mountain-View, États-Unis, 18 février 2015

    Constat 2 : L'immeuble de trois étages n'est pas achevé. Le local poubelle est déjà construit. Il est grand. Tri et recyclage obligent. Une rampe pour fauteuil roulant a été construite. Son accès est en face du local poubelle. L'entrée pour les piétons est sur la droite devant la porte principale. Les poubelles ont leur propre structure architecturale. Un toit a été placé au dessus des poubelles probablement contre le soleil.

    March 13, 2015 03:58 AM

    Le poinçonneur de la couche d'ozone

    Personnes dans une salle et écrans sur le mur Mountain-View, États-Unis, 18 février 2015

    S'installer dans le réduit d'une hutte sibérienne, c'est gagner la bataille contre l'ensevelissement sous le tombereau des objets. La vie dans les bois conduit à se dégraisser. On s'allège de ce qui encombre, on déleste l'aérostat de son existence.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Hier, nous avons organisé le premier sommet (d'une colline plus que d'une montagne) à propos de la compatibilité Web. Réunir les acteurs des différents navigateurs pour échanger à propos des enjeux d'interopérabilité et établir des coopérations plus efficaces pour résoudre les problèmes.

    Je ne suis venu que pour cette réunion. Je n'avais pas vraiment d'autres choses à faire. J'ai donc décidé de tenter une expérience et de rester sur place le minimum de temps pour mesurer l'effet sur mon décalage horaire. Généralement si je reste une semaine dans la Silicon Valley, il me faut environ 10 jours pour récupérer totalement avec des épisodes de profondes somnolences pendant et après le voyage.

    # ALLÉE
    ~~~~~~~
    ANA8 Narita -> San Francisco
    Environ: 9h de vol
    
    Dep: MARDI 17 FÉV 2015
         0h15 (San Francisco)
         9h15 (Paris)
        17h15 (Tokyo)
    
    Arr: MARDI 17 FÉV 2015
         9h30 (San Franciso)
        18h30 (Paris)
         2h30 (Tokyo) (18 FÉV)
    
    # RETOUR
    ~~~~~~~~
    ANA7 San Francisco -> Narita
    Environ: 10h de vol
    
    Dep: JEUDI 19 FÉV 2015
        11h10 (San Francisco) (19 FÉV)
        20h10 (Paris)         (19 FÉV)
         4h10 (Tokyo)         (20 FÉV)
    
    Arr: VENDREDI 20 FÉV 2015
        22h20 (San Franciso) (19 FÉV)
         7h20 (Paris)        (20 FÉV)
        15h20 (Tokyo)        (20 FÉV)
    

    Parti de Narita le 17 février à 17h15 et retour à Narita le 20 février à 15h20. Moins de 3 jours avion compris. Nous verrons.

    March 13, 2015 02:11 AM

    Silicon Valley

    Carrefour dans les quatres directions Mountain-View, États-Unis, 18 février 2015

    Le luxe de l'ermite, c'est la beauté. Son regard, où qu'il se pose, découvre une absolue splendeur. Le cours des heures n'est jamais interrompu (sauf l'accident d'avant-hier). La technique ne l'emprisonne pas dans le cercle de feu des besoins qu'elle crée.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas un fan de la Silicon Valley. Des pavillons entourés de jardin, des automobiles, des larges rues, des routes rapides à 4 ou 6 voix, et des séries de bâtiments industriels et commerciaux plus insipides les uns que les autres. Mozilla a l'un de ses sites dans un de ces bâtiments. Le matin, je marche. De l'hôtel vers le site de Mozilla. C'est toujours entre 20 et 40 minutes selon l'hôtel choisi.

    Panneau d'entrée listant des compagnies y compris Mozilla Mountain-View, États-Unis, 18 février 2015

    Ce moment d'intimité dans la marche s'accompagne d'une recherche continue du plaisir de la végétation. Les parfums et les formes sont ma planche de salut. Poussé par la pointe de la laideur sur le pont de la corvette Silicon, je décide avec plaisir de me noyer dans l'océan végétal. Mon opium sont les effluves de l'eucalyptus alors que le jour se lève et réchauffe les tapis de feuilles mortes, humides de rosée.

    main tenant la graine d'une plante Mountain-View, États-Unis, 18 février 2015

    March 13, 2015 01:45 AM

    March 12, 2015

    Eric van der Vlist

    Le cornouiller

    [fr] Cornouiller mâle au parc André Citroën [en] Dogwood, parc André Citoën

    by Eric van der Vlist at March 12, 2015 01:45 PM

    David Larlet

    Les frameworks se suivent

    The insane amount of entropy in this space is why I’ve pretty much given up doing front-end development. There’s just no sane return on your investment where it concerns time and patience.

    But when I have to, I happen to be rather partial to Riot and Mithril (which you can read through in one sitting) rather than Angular or React, simply because I’m 100% positive I can fix stuff down the line when they stop being fashionable (which, in the JavaScript world, might only be a few hours away).

    A JS framework on every table (cache)

    En ce moment on a la chance d’avoir le temps avec Vincent d’expérimenter des frameworks JavaScript sur un vrai projet pour scopyleft. Après avoir exclu Angular pour sa magie, on a essayé React pendant un moment mais le rythme de développement et la complexité ne nous convenaient pas vu la problématique abordée.

    On est donc repartis de zéro en utilisant Riot. C’est un pari risqué car il y a très peu de ressources dessus (8 questions sur stackoverflow à ce jour !) mais la base de code est suffisamment réduite pour pouvoir la comprendre un jour.

    Le parallèle est intéressant avec ce qu’il s’est passé il y a 10 ans. Angular me rappelle Ruby on Rails, React me rappelle Django et Riot me rappelle web.py. À l’époque j’avais déjà choisi web.py pour comprendre le fonctionnement de mon outil et j’étais finalement passé à Django pour aller plus vite ensuite.

    Basically, both Google and Facebook are desperate to find a baseball cap that they can put on backwards. Angular is Google’s baseball cap. React is Facebook’s.

    React Is A Terrible Idea (cache)

    Oh, et je ne parle même pas des aspects politiques (cache) de tout ça.

    March 12, 2015 11:00 AM

    March 11, 2015

    Eric van der Vlist

    L’abri

    [fr] Villa avec vue sur Seine sous le pont de Grenelle [en] Villa with view under pont de Grenelle

    by Eric van der Vlist at March 11, 2015 02:50 PM

    David Larlet

    Économie de partage des restes

    Les partisans de l’économie collaborative soulignent également que comme le travail à la demande continue de grandir, les travailleurs assemblent leur force pour acheter une assurance et d’autres bénéfices en groupe. Mais, clairement, ils ne se rassemblent pas pour négocier une part plus importante du revenu ou des horaires plus fixes. Cela s’appellerait un syndicat – quelque chose dont Uber, Amazon et les autres entreprises à la demandent ne veulent pas entendre parler.

    Certains économistes font l’éloge du travail à la demande car c’est une façon plus efficace d’utiliser une force de travail. Mais le plus gros challenge économique auquel nous faisons face n’est pas l’efficacité. C’est la distribution du travail et une redistribution plus équitable de ses gains. Sur ce dernier sujet, l’économie de partage (des restes), sur certains points, nous renvoie encore bien en arrière…

    L’économie collaborative ne partage que les restes (cache)

    Je me demandais aujourd’hui ce qu’il pourrait se passer si les corrections du baccalauréat étaient données à faire à Amazon Mechanical Turks. Et si le résultat serait proche d’une correction classique.

    À rapprocher des limites de l’individualisation du travail (cache).

    March 11, 2015 11:00 AM

    March 10, 2015

    Eric van der Vlist

    L’escarpin

    [fr] Escarpin sur les berges de Seine au pied du pont Alexandre III [en] High heels on berges de Seine close to pont Alexandre III

    by Eric van der Vlist at March 10, 2015 03:06 PM

    Karl Dubost

    Shiruko, un dessert

    Thé et bol de haricots rouges Kamakura, Japon, 14 février 2015

    Beaucoup de réflexions naissent de la fumée d'un thé.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Découvert cet hiver, car elle m'a emmené dans ce lieu où elle allait déjà enfant. Un bol de soupe chaude de haricots rouges sucrés contenant un bloc de pâte de riz fondu, servi avec un thé, sur une table bien trop petite pour mes grandes cannes, vient réchauffer tous les doigts bleus et les nez rouges d'une longue marche. Quel bonheur. Et lentement le thé vous emporte.

    March 10, 2015 01:48 PM

    David Larlet

    Hébergement de polices

    Web font usage has increased significantly in the past couple years. This is great news. However, it also means that web fonts have become a critical part of web sites and, by extension, a performance bottleneck. You may have experienced the dreaded Flash Of Invisible Text (FOIT) while visiting a website on a slow network connection. The decision by some browsers to block rendering of text until web fonts have downloaded is opposite to the tenets of progressive enhancement. Content should come first and web fonts are an enhancement. After all, you can still read the text, even though it might not render in the intended font (well, unless your browser hides text while it is downloading fonts — better pray it uses a timeout).

    The State of Web Type (cache)

    Suite à ma note de l’autre jour, Google a semble-t-il décidé de mettre certaines de ses polices sur Github (quelle réactivité, merci ! :D). L’occasion de rappeler avec le superbe article d’Opera qu’il y a des limitations à héberger ses propres polices aussi et qu’il faut faire des choix en terme de performances et de ressenti (cache).

    March 10, 2015 11:00 AM

    March 09, 2015

    Eric van der Vlist

    Le bassin

    [fr] Un petit bassin du parc André Citroën [en] A small pool at parc André Citroën

    by Eric van der Vlist at March 09, 2015 05:57 PM

    Karl Dubost

    Il ne reste que l'acier

    Rideaux de fer et jambes de mannequin Yokohama, Japon, 15 février 2015

    La cabane est un terrain parfait pour bâtir une vie sur les fondations de la sobriété luxueuse. La sobriété de l'ermite est de ne pas s'encombrer d'objets, ni de semblables. De se déshabituer de ses anciens besoins.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    À l'heure de la fermeture des magasins, il ne reste que l'acier. Le vide y prend l'aisance. La stérilité électrique de l'environnement s'exhibe. Même les végétaux y sont figés. Que d'accélérations dans la journée soudainement vidées de leur sens, désincarnées de la réalité humaine. L'opium glacial est figé dans nos veines de consommateurs.

    March 09, 2015 01:22 PM

    David Larlet

    Scrabble, échec et quantités CSS

    Billet comportant les liens de veille technologique présentés aux étudiants dans le cadre d’une routine de mes cours.

    On the left, the Mona Lisa. Cliché, but why the hell not? The painting, to me, is like designing for the printed page. On the right, The Scrabble Game. This assemblage more closely resembles designing for a screen. Do you see it? It is control versus discovery, uniformity versus multiplicity.

    With the Mona Lisa, we have fixed, uniform edges that can be planned for with a high degree of certainty and control. We revere and celebrate this painting because of that exquisite control.

    With the joiner, we have a different kind of beauty. It is an edgeless surface of unknown proportions, comprised of small, individual, and variable elements from multiple vantages assembled into a readable whole that documents a moment.

    Also known as web design.

    The Web’€™s Grain by Frank Chimero (cache)

    La suite de What Screens Want (cache), et quelle suite. Wow.

    Le professeur de céramique annonça le jour de la rentrée qu’il allait diviser la classe en deux groupes.

    Tous ceux du côté gauche du studio, dit-il, seraient évalués uniquement sur la quantité de travail qu’ils produiraient, et tous ceux du côté droit uniquement sur la qualité.

    Sa façon de noter serait simple : le dernier jour de la classe, il pèserait le poids du travail du groupe basé sur la quantité sur sa balance de salle de bains : 25 kilos de poteries donnerait un A, 20 kilos donnerait un B, et ainsi de suite. Ceux notés sur la qualité, devaient toutefois produire un seul pot mais parfait pour avoir un A. Puis, arriva le jour des résultats et un fait étonnant survint : les travaux de qualités supérieures avaient été tous produits par le groupe noté selon la quantité.

    Il semble que pendant que le groupe quantitatif était occupé à débiter des montagnes de boulot et apprenait de ses erreurs, le groupe qualitatif restait assis à théoriser au sujet de la perfection, et avait finalement eut peu de choses à montrer qui soit le fruit de leurs efforts si ce n’est des théories grandioses et un tas d’argile bon à jeter. (Bayles & Orland 2001; p.29)

    Échouer de bonne heure, échouer souvent

    Pour parler de l’échec et de cultures.

    Just as your end users are liable to operate devices with a multitude of different screen sizes, your content editors are liable to add and remove content. That’s what content management systems are for. This makes Photoshop mockups of web pages doubly obsolete: they are snapshots of just one viewport, with content in just one state.

    Quantity Queries for CSS (cache)

    Cet article sur l’adaptation de l’affichage du contenu uniquement grâce aux CSS est exceptionnel. Aussitôt lu, aussitôt mis en pratique sur un projet.

    March 09, 2015 11:00 AM

    ★ Cours IUT : Exploration collective

    Le quatrième et dernier réseau se présente, lui, sous l’aspect d’une concession, d’un remords, voire d’un retour du refoulé. On en avait vu poindre l’éventualité à propos de la mise en relation des inégaux en matière de connaissance, éventualité alors victorieusement repoussée. Elle ressurgit en bonne et due forme, pour finir, sous les traits d’un réseau « d’éducateurs professionnels ». Illich n’en nie pas la nécessité, en dernier ressort, mais il ne s’y résigne que pour mieux réaffirmer la transformation complète que réclame à ses yeux la figure du maître d’école. S’il admet qu’il n’est pas possible de faire l’économie d’un personnel spécialisé, il veut, d’abord, qu’on ne s’y adresse que par choix, et il veut, ensuite, que ces professionnels soient eux-mêmes des « éducateurs indépendants », sans plus rien de commun avec les serviteurs d’une institution contraignante qu’ils ont été traditionnellement.

    Ce que préconise Illich revient ni plus ni moins à une réinvention de la figure traditionnelle du sage. Le paradoxe qu’il fait valoir est que le renforcement du sens de l’autonomie individuelle prédispose à s’entourer de conseils avisés : « Si les citoyens avaient de nouvelles possibilités de choix, disposaient de chances nouvelles de s’instruire, leur désir de trouver un maître devrait grandir. Plus certains de leur indépendance, ils accepteraient volontiers d’être guidés, puisqu’ils n’auraient pas peur d’être manipulés par ce dernier. Ils seraient du même coup plus aptes à reconnaitre une sagesse acquise au cours d’une vie. Déscolariser l’éducation devrait développer (au lieu d’étouffer) l’effort pour rechercher des être humains possédant une sagesse pratique, prêts à aider le nouveau venu au seuil de son « aventure éducative ».

    Des administrateurs compétents sont indispensables pour faire fonctionner les réseaux du savoir. Parents et enfants, il est raisonnable de le prévoir, auront besoin d’assistance pour s’orienter et trouver le chemin qui leur convient. Les étudiants gagneront à pouvoir compter sur les conseils avisés de personnes qualifiées pour bâtir un projet, résoudre les difficultés qu’ils rencontrent ou choisir entre différentes méthodes possibles. Enfin, au plus haut niveau, les « difficiles voyages d’exploration intellectuelle » requièrent souvent l’aide d’un guide. Des « maîtres à penser » sont nécessaires. Illich ne recule pas devant l’expression, il veut lui rendre sa fraîcheur première, au contraire, en entendant par là ceux « que l’on prend volontiers comme modèles, que l’on désire suivre dans leurs recherches successives ». L’important est que cette relation conserve un caractère informel, fondé sur le choix personnel et « l’estime mutuelle ».

    Transmettre, apprendre de Marie-Claude Blais, Marcel Gauchet et Dominique Ottavi

    Le cours précédent sur les animations web a été l’occasion d’explorer ensemble différentes pratiques et bibliothèques. On partait d’une solution technique et on essayait de la mettre en pratique sur un exemple pertinent. C’est l’inverse de ce qu’ils auront à faire pour le travail à rendre mais c’est une démarche intéressante car c’est une forme de veille active à plusieurs.

    On a commencé par animer un bouton d’envoi de mail grâce à animate.css, l’idée était d’avoir un feedback visuel sur l’accomplissement d’une tâche, d’afficher un message au bout d’un certain délai et d’éviter la double soumission en cas de clics multiples. Puis nous avons exploré les effets de parallaxe (cache) avec les différents plans en étudiant des cas comme celui de Pencil pour la pertinence. Pour finir, nous avons utilisé ChartJS pour afficher un graphe des notes des étudiants sur le précédent module. Ils avaient pour mission entre les 2 sessions d’explorer les options possibles (changer l’échelle, le type de graphe, etc).

    Grâce à l’une des questions posées, j’ai pu apprendre la différence entre le return false de jQuery et celui de JavaScript (natif), il se trouve que jQuery stoppe la propagation alors que ce n’est pas le cas nativement. Dans tous les cas il vaut mieux être explicite et utiliser event.preventDefault() qui a par exemple l’avantage de pouvoir être placé en début de fonction et d’éviter la redirection en cas d’erreur (s’il s’agit d’un lien). Il va falloir que je leur parle de la propagation d’événements (cache).

    March 09, 2015 11:00 AM

    March 08, 2015

    Eric van der Vlist

    Agneaux

    [fr] Agneaux de moutons d’Ouessant [en] Lambs of Ouessant sheeps

    by Eric van der Vlist at March 08, 2015 09:26 PM

    David Larlet

    Éducation non-violente

    Dans sa maison un grand cerf, regardait par la fenêtre
    Un lapin venir à lui et crier ainsi :
    — Cerf, cerf, ouvre-moi parce que j’ai un p’tit peu froid.
    — Lapin, lapin, entre et vient, te réchauffer les mains.

    Avoir une éducation non-violente est une attention quotidienne. Il faut parfois lutter contre un environnement ou une culture. Je me rends de plus en plus compte que mon rôle parental consiste avant tout à ne pas endommager sa bienveillance, sa curiosité et son enthousiasme d’être humain.

    Pierre me propose par email la lecture de :

    Au nom d’obscures traditions d’un autre temps, les plus petits de nos élèves, ces âmes innocentes et fragiles, sont exposés chaque jour, dans l’affreuse pénombre des salles de classe, à un apprentissage pernicieux, perpétré par des enseignants au mieux imprudents, plus certainement malveillants : les comptines pour enfants.

    Violence des comptines en milieu tempéré (cache)

    March 08, 2015 11:00 AM

    Karl Dubost

    La nuit électrique

    Deux personnes dans une salle de bain Yokohama, Japon, 15 février 2015

    Le souvenir est une impulsion électrique comme une autre.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    00h29m49s. L'immeuble a été noyé dans une goutte d'encre. Dans les étages, je ne vois rien. Un reflet pourtant dans ce roman noir entre deux étincelles. Les hommes, aussi, se regardent dans le mirroir des salles de bain.

    March 08, 2015 06:25 AM

    Un parfum de fortune

    une pièce de 1 yen dans un panier Kamakura, Japon, 14 février 2015

    Les sociétés n'aiment pas les ermites. Elles ne leur pardonnent pas de fuir. Elles réprouvent la désinvolture du solitaire qui jette son « continuez sans moi » à la face des autres. Se retirer c'est prendre congé de ses semblables. L'ermite nie la vocation de la civilisation, en constitue la critique vivante. Il souille le contrat social. Comment accepter cet homme qui passe la ligne et s'accroche au premier vent ?

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Aujourd'hui au sanctuaire pour la prospérité à Kamakura, chacun lavait en ligne un billet de 1000 yens (7.63 euros), parfois 10000 yens dans l'eau d'une fontaine. Ils célèbraient la fortune désirée, l'espoir des jours meilleurs. Alors de même, j'ai suivi le mouvement et j'ai mis une pièce de 1 yen dans le panier. J'ai des objectifs plus modestes. Ma fortune était déjà accomplie. Le parfum de l'encens à l'entrée de la grotte m'avait comblé.

    bâton d'encens dans une vasque Kamakura, Japon, 14 février 2015

    March 08, 2015 05:50 AM

    March 07, 2015

    Eric van der Vlist

    Une rose sans épines

    [fr] Hellébore ou rose de noël. [en] Helleborus niger aka christmas rose.

    by Eric van der Vlist at March 07, 2015 08:19 PM

    David Larlet

    Outils et cultures

    Peut-on encore utiliser des outils maintenant dédiés à l’industrialisation comme Django lorsque l’on souhaite avoir une approche innovante ? Doit-on forcément embrasser les nouveaux outils d’une culture pour s’intégrer ? Des concepts qui semblent en apparence orthogonaux mais qui ont leur importance, ne serait-ce qu’en terme de communication/mercatique. On s’interroge et expérimente beaucoup avec scopyleft. Et c’est intéressant. De la contrainte née la créativité.

    March 07, 2015 11:00 AM

    ★ Formations itinnovantes

    Les chercheurs constatent alors un réel effet de la mise en mouvement sur l’imaginaire des étudiants. Dans leur quasi-totalité, ils sont plus créatifs lorsqu’ils se baladent. C’est vrai pour une promenade à l’extérieur, mais également pour le déplacement sur un tapis roulant à l’intérieur face à un mur blanc. Ce ne sont donc pas uniquement les stimulations sensorielles que l’on trouve à l’air libre qui expliquent cet effet, mais bien l’exercice physique en lui-même. L’effet persiste même quelque temps après, lorsque les personnes se sont de nouveau assises. Les raisons de ces bienfaits de la marche sur notre imaginaire restent néanmoins obscures. Les auteurs évoquent les possibles bénéfices d’une activité qui libère l’esprit et probablement améliore l’humeur. Le fait de marcher stimulerait notamment la mémoire associative, celle qui fait des liens entre différents éléments. En se relaxant, des idées inhibées s’exprimeraient ainsi plus librement, d’où une plus grande originalité des réponses.

    Give your ideas some legs. The positive effect of walking on creative thinking, Marily Oppezzo & Daniel Schwartz, Journal of Experimental Psychology (via)

    L’idée est venue suite à diverses explorations pédestres, de proposer un format de formation basé sur la mobilité. L’occasion de créer un groupe de péripatéticiens numériques pour SudWeb s’est alors présentée grâce à la thym. L’alternances de périodes d’échanges collectifs et de temps individuels de concentration permettra (on l’espère !) de faire germer de nouvelles idées et converger de nouvelles pratiques. Ou l’inverse :-).

    LEAN peut s’appliquer à des startups ou à des pet projects non lucratifs. Il s’agit avant tout de produire le maximum de valeur (pas forcément marchande) avec le minimum de moyens.

    Vous voulez aider une ONG, créer votre framework JavaScript ou écrire un livre technique ? La méthode peut s’appliquer.

    TrampoLEAN : formation itinérante sur LEAN startup destinée aux participants de SudWeb.

    Si vous voulez découvrir LEAN et pouvoir démarrer votre projet dans la journée dans une ambiance conviviale, ce sera l’occasion de comprendre la culture autour de cette méthode et de la mettre en application avec vos premières interviews utilisateurs. Les inscriptions sont maintenant ouvertes.

    Nous sommes aussi en train de mettre en place une formation orientée LEAN et innovation destinée aux incubateurs et incubés. N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressé.

    March 07, 2015 11:00 AM

    Karl Dubost

    Le geste simple du printemps

    motifs de floraison et d'échassiers sur tissu Tsujido, Japon, 13 février 2015

    La visite du petit animal m'enchante. Elle illumine l'après-midi. En quelques jours, j'ai réussi à me contenter d'un spectacle pareil. Prodigieux comme on se déshabitue vitre du barnum de la vie urbaine. Quand je pense à ce qu'il me fallait déployer d'activité, de rencontres de lectures et de visites pour venir à bout d'une journée parisienne. Et voilà que je reste gâteux devant l'oiseau. La vie de cabane est peut-être une régression. Mais s'il y avait progrès dans cette régression.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    J'ai ouvert le paquet. Un tissu rouge et rose de floraison de cerisiers et d'échassiers recouvrait la boîte. À l'intérieur de la boîte, de nombreuses friandises et chocolats étaient alignés. Demain, c'est la Saint-Valentin. Les femmes offrent des chocolats aux hommes. Amoureux, Amants, Collègues, Mari, Enfants, Père. Dans un mois, le geste sera retourné. Les protocoles définissent l'harmonie. Il ne s'agit pas de questionner le pourquoi, mais bien de réaliser avec élégance. Laisser place à la simplicité pour éteindre le feu de la complexité.

    March 07, 2015 02:02 AM

    L'esprit tordu

    pin bonsai sur mousse Tsujido, Japon, 11 février 2015

    Le passionnant spectacle de ce qui se passe par la fenêtre. Comment peut-on encore conserver une télé chez soi ?

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Nous l'avons appelé « くねちゃん » (kune-chan) à cause de la forme tordue, tourmentée de son tronc. J'aime sa forme et sa complexité. J'aime son inattendue souplesse. Ses fibres enroulent son esprit dans une danse vigoureuse. Les pieds enfouis dans la tendresse de la mousse.

    March 07, 2015 01:40 AM

    March 06, 2015

    Eric van der Vlist

    Le pied

    [fr] Détail d’une statue du pont Mirabeau [en] Detail of a statue from the pont Mirabeau

    by Eric van der Vlist at March 06, 2015 10:00 PM

    David Larlet

    Ivan Illich et Internet

    La technique moderne permettrait aisément la mise en place d’un réseau d’appariement. L’utilisateur se contenterait d’indiquer son nom, son adresse et indiquerait l’activité pour laquelle il recherche un compagnon. Un simple tri sur ordinateur permettrait de lui transmettre la liste des personnes ayant manifesté un intérêt similaire. Comment se fait-il que l’on n’ait jamais mis en place un tel système sur une grande échelle, alors que le public dans son ensemble reconnaît bien volontiers la valeur de ces rencontres ?

    Une société sans école, Ivan Illich, 1971

    La première spécification formelle de TCP date de décembre 1974.

    HTML, HTTP et les URL (les bases du World Wide Web) datent du début des années 1990.

    Meetic date de 2001.

    Les premiers MOOC en France apparaissent en 2012. J’apprends au passage qu’il faut dire FLOT (Formation en Ligne Ouverte à Tous) ou CLOM (Cours en Ligne Ouvert et Massif) en français… ainsi que la différenciation xMOOC vs. cMOOC.

    40 ans pour concrétiser ce « réseau d’appariement ».

    March 06, 2015 11:00 AM

    March 05, 2015

    Eric van der Vlist

    Entrée du tunnel de la petite ceinture sous la rue Olivier de Serres

    [fr] L’entrée du tunnel de la petite ceinture sous la rue Olivier de Serres. [en] Entrance of the tunnel of the petite ceinture under the rue Olivier de Serres[fr]

    by Eric van der Vlist at March 05, 2015 03:52 PM

    David Larlet

    Américain social démocrate

    Democratic socialist politics are my politics. I’m a socialist because I want to live in a just society. More than that, I want to live in a survivable society. The form of capitalism we live under does not present a viable future ecologically, economically, or socially. It is a system designed for the creation and preservation of capital, not human life. I’m a socialist because I believe that the wealth of society can best be harnessed through cooperation, not competition.

    Jacobin (cache)

    C’est la première fois que je croise un billet d’un blog relativement technique tenu par un américain qui fait l’apologie du socialisme. Alex Payne a un parcours intéressant.

    March 05, 2015 11:00 AM

    March 04, 2015

    Eric van der Vlist

    Première chambre de la cour d’appel de Paris

    [fr] Plafond de la première chambre de la cour d’appel de Paris. [en] Ceiling of the first chamber of the court of appeal of Paris.

    by Eric van der Vlist at March 04, 2015 06:23 PM

    David Larlet

    Performances, apps et frameworks JS

    Billet comportant les liens de veille technologique présentés aux étudiants dans le cadre d’une routine de mes cours.

    Given the fact that mobile performance is a huge priority for Google, this label isn’t a trivial feature. If you care about performance, user experience, and SEO, then you should care about this potential game-changer.

    Google’s experimental new “slow” label could revolutionize how we tackle web performance (cache)

    Performances web et référencement, on en parlait lors du dernier cours justement.

    How we experience content via connected devices – laptops, phones, tablets, wearables – is undergoing a dramatic change. The idea of an app as an independent destination is becoming less important, and the idea of an app as a publishing tool, with related notifications that contain content and actions, is becoming more important. This will change what we design, and change our product strategy.

    The End Of Apps As We Know Them (cache)

    Ainsi que sa suite (cache), articles très intéressants à rapprocher de ce que fait Pebble Time avec sa notion de timeline.

    Nobody can try all the popular options, but everybody wishes for consolidation and more wood behind fewer frameworks. As such, a lot of developers have fallen into a pattern: avoid learning a new framework until it seems like one is finally ascending to the throne as the widely popular, exceptionally capable, “won’t get you fired” choice for building JavaScript frameworks.

    A JS framework on every table (cache)

    Une explication possible de la diversité des frameworks JS et de la stratégie à adopter pour miser sur LE bon. Peut-être React ? Peut-être Riot ? Peut-être Mithril ? Peut-être un framework qui n’existe pas encore… le vôtre ?

    Et sinon quand est-ce que l’on produit de l’utile ?

    March 04, 2015 11:00 AM

    ★ Cours IUT : Animations Web

    There’s no doubt that animating user interfaces is a rising trend. Risen enough that the emphasis is often put on the animation itself, rather than on improving the user experience through subtle and functional animation.

    Invisible animation (cache)

    Je démarre un nouveau cours sur les animations web. Mon principal objectif, au-delà de la technique, sera de faire réfléchir les étudiants à l’importance d’utiliser les animations à bon escient. Il y a trop de designers web qui se font plaisir avec des animations qui utilisent 100% du CPU pour aucun avantage fonctionnel. Et qui n’en ont même pas conscience…

    Ce sera l’occasion d’explorer les animations et transitions CSS, les transformations et leurs parallaxes (cache) mais aussi des bibliothèques comme animate.css, move.js, chart.js ou vivus.js. Peut-être ira-t-on jusqu’à jouer avec requestAnimationFrame mais je ne suis pas sûr d’avoir suffisamment d’heures pour cela.

    J’ai bien envie de leurs donner beaucoup d’outils et de voir ce qu’ils arrivent à en sortir d’utile (cache). Avec une évaluation sur un travail rendu cette fois. Je ne sais pas encore comment évaluer la pertinence sans utilisateurs mais ce sera l’occasion d’en discuter avec eux.

    PS : à l’origine, ces heures de cours étaient destinées à enseigner Flash :-).

    March 04, 2015 11:00 AM

    March 03, 2015

    Eric van der Vlist

    La petite ceinture du 15ème

    [fr] La Petite Ceinture du 15e est un espace vert aménagé sur l’emprise de l’ancienne ligne de Petite Ceinture, dans le 15e arrondissement de Paris, en France. [en] The Petite Ceinture du 15e[fr] is a green space built on the ligne … Continue reading

    by Eric van der Vlist at March 03, 2015 06:27 PM

    David Larlet

    Aïkido verbal

    L’Aïkido Verbal est un moyen pacifique et efficace de gérer les attaques verbales. Cet art s’est inspiré de la pratique et de la philosophie de l’aïkido martial, et permet de diriger une agression verbale vers un résultat positif et équilibré. Comme dans l’art martial, l’assaillant et le défenseur sont dits « partenaires » et non « adversaires ». Il n’y a donc pas à proprement parler d’affrontement, ni vainqueur ni vaincu.

    La pratique de l’Aïkido Verbal consiste en trois étapes fondamentales :

    • Recevoir l’attaque avec un « Sourire Intérieur »,
    • Accompagner l’attaque (Irimi) jusqu’au point d’une déstabilisation,
    • Rééquilibrer l’échange par un technique permettant l’Ai-ki.

    Gérer les conflits et attaques verbales de façon simple et efficace (cache)

    Une corde de plus à mon arc de bienveillance pour développer les bases d’une communication consciente (cache).

    March 03, 2015 11:00 AM

    March 02, 2015

    Eric van der Vlist

    Les cormorans de l’île aux Cygnes

    [fr] Les cormorans apprécient les grands arbres de l’île aux Cygnes. [en] Cormorants enjoying the big trees on the “île aux Cygnes“.

    by Eric van der Vlist at March 02, 2015 06:39 PM

    Karl Dubost

    Accessibilité, Ouch

    Route fuyant sur l'horizon entre les champs Bec-Thomas, France, 1er janvier 2015

    Coupé de toutes communications, il déchiffre la langue des arbres. Libéré de la télévision, il découvre qu'une fenêtre est plus transparente qu'un écran. Sa cabane égaie la rive et pourvoit au confort. Un jour, on est las de parler de « décroissance » et d'amour de la nature. L'envie nous prend d'aligner nos actes et nos idées. Il est temps de quitter la ville et de tirer sur les discours le rideau des forêts.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Aujourd’hui, c’est l’anniversaire des 10 ans de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. C'est ainsi qu'Aurélien Levy démarre un billet essentiel sur l'état des lieux de l'accessibilité des sites Web de l'état et des collectivités territoriales. Le constat est amer.

    Dix ans déjà et seulement 4% des sites Web ont réalisé ce geste essentiel alors que lui le nombre d'expert a augmenté. Je ne pense pas que ce soit lié uniquement à un manque de compétences, mais bien à un double jeu de complexité des systèmes et des agendas des agences Web. Les clients se laisseront attirer beaucoup plus par un effet d'animation réalisé en JavaScript et CSS plutôt qu'une solution universelle et accessible. Les budgets s'évaporent. Les sites sont complexes. Les systèmes non maintenus et parfois non maintenables. Et la prochaine agence Web viendra répéter exactement la même séquence. Aurélien est doux dans ce billet. En 2001, je m'étais rendu aux Journées de la communication à Hourtin afin de promouvoir l'accessibilité auprès de l'audience.

    On y parlait déjà d'un retard et d'une vieille circulaire du premier ministre. Bien sûr l'adresse http://www.atica.pm.gouv.fr/mission/pm12101999_internet.shtml est inexistante. Ceci signifie déjà beaucoup. Se rappeler de ce billet sur la mémoire des sites institutionnels. À cette adresse donc, dans le passé, on pouvait y lire ceci :

    2.1.2. Accessibilité

    Les responsables des sites veilleront tout particulièrement à favoriser l'accessibilité de l'information à tous les internautes, notamment les personnes handicapées, non voyantes, malvoyantes ou malentendantes. Ils trouveront à cet effet sur le site de la MTIC, www.atica.gouv.fr/standard/accessibilite, un dossier relatif à ce sujet. Ils pourront utilement se référer aux recommandations de niveau 1 du W3C " Web content accessibility guidelines ", disponibles en français à la même adresse.

    Premier Ministre, Circulaire relative aux sites internet des services et établissements publics de l'Etat - 7 octobre 1999.

    Oui… 7 octobre 1999. Que ce soit Stéphane, Tristan, Laurent, François et de nombreuses autres personnes autour de la communauté OpenWeb, ils ont défendu l'accessibilité Web très tôt.

    Je pense que l'accessibilité ne se réalisera pas sans une volonté de simplification et sans une exigence envers les professionnels qui participent aux échanges et à l'élaboration des sites Web.

    March 02, 2015 01:55 PM

    Simplicité du développement Web

    Lampe rouge au dessus de caractères Meguro, Japon, 6 février 2015

    Il faudrait ériger le conseil de Baden-Powell en principe : « Lorsqu'on quitte un lieu de bivouac, prendre soin de laisser deux choses. Premièrement : rien. Deuxièmement : ses remerciements. ». L'essentiel ? Ne pas peser trop à la surface du globe. Enfermé dans son cube de rondins, l'ermite ne souille pas la Terre.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Une tendance récurrente chez les développeurs Web est de débuter avec un système simple attaché à leur domaine d'expertise.

    Developing python application using minimalist frameworks has become frequent in the Python community, for no reasons not to speak here. I see this change as a professional development where developers want to choose what is best for your application, simply use what little hide a group (of pearls, or not) that is better.

    Thiago Avelino, Where to start a project with bottle, Boilerplate.

    Bien souvent, le geste a été motivé par une réaction à un système complexe. Ils utilisent donc un « framework minimaliste. » Il faut entendre par là une API simple. Certains se lancent dans la confection d'une architecture plus simple en tentant de se soustraire des librairies bancales. Werkzeug, par exemple, est un exemple d'architecture complexe mais avec une interface simple. C'est agréable à utiliser mais pas du tout plaisant à explorer pour le code. Même chose pour Bottle ou Flask qui incluent nombre de librairies python. Pour avoir corriger certains bugs dans les librairies HTTP de Python, tout n'y est pas très beau…

    Cependant, je remarque aussi que le framework minimaliste s'accompagne au final d'une complexité d'ajout de framework dans les autres domaines. On commence avec une application Flask ou Bottle et ensuite s'ajoute la complexité énorme du côté JavaScript et CSS niant toute la simplicité qui avait été gagnée du côté backend. C'est bien dommage. Et j'ai toujours le son d'une fausse note quand je vois cela.

    March 02, 2015 12:39 PM

    Twitter, une érosion

    Bouddha et mur humide Singapour, 18 janvier 2015

    Je voulais régler un vieux contentieux avec le temps. J'avais trouvé dans la marche à pied matière à le ralentir. L'alchimie du voyage épaississait les secondes. Celles passées sur la route filaient moins vite que les autres. La frénésie s'empara de moi, il me fallait des horizons nouveaux. Je me passionnais pour les aéroports où tout invite à la sortie et au départ. Je rêvais de finir dans un terminal. Mes voyages commençaient comme des fuites et se finissaient en course-poursuite contre les heures.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Il y a quelques jours, j'avais décidé de prendre un peu de distance avec le réseau social. Je ne suis plus que 37 comptes et pour la plupart peu actif. Mon dernier tweet courant est daté du 2 janvier 2015. Voilà donc plus d'un mois que je n'ai pas posté. Stéphane Deschamp, de même, a pris un peu de distance.

    Fin du premier jour, je le confesse : j’ai regardé dix fois mon flux Twitter, je me suis contraint de ne pas y répondre. C’est un début.

    Stéphane Deschamp, Une semaine sans twitter.

    De même j'ai lu moins souvent, répondu à quelques messages directs (dm avant de trouver un autre canal). Je me suis aussi retenu de répondre. Ma prochaine étape va être de faire une sauvegarde locale de l'ensemble des messages que j'ai pu écrire. Et puis finalement, de vider le système et de laisser un dernier message. J'hésite entre un 410 Gone ou un 301 Permanent Redirect. Location: http://www.la-grange.net/karl/.

    Je vais utiliser uniquement @mozwebcompat et @webcompat pour le travail de Web Compat. Pour le reste, je pense que nous perdons énormément de temps sur la transmission et trop peu sur l'introspection et la compréhension. Je corrige donc légèrement la trajectoire.

    Ces journées interminables passèrent vite. Je songeais en quittant mon ami : « Voilà la vie qu'il me faut. » Il suffisait de demander à l'immobilité ce que le voyage ne m'apportait plus : la paix.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Arbre bonsai dans de la mousse Tsujido, Japon, 9 février 2015

    March 02, 2015 11:37 AM

    David Larlet

    Vieux, erreurs JS et Chrome

    Billet comportant les liens de veille technologique présentés aux étudiants dans le cadre d’une routine de mes cours.

    A lot of people in the tech industry talk about “changing the world” and “making people’s lives better.” But bad design is excluding whole sections of the population from the benefits of technology. If you’re a designer, you can help change that. By following some simple principles, you can create more inclusive products that work better for everyone, especially the people who need them the most.

    Designing For The Elderly: Ways Older People Use Digital Technology Differently (cache)

    Ne jamais négliger l’importance de la lisibilité et des interactions avec des utilisateurs qui peuvent être dans des situations de difficulté dues notamment à l’âge.

    JavaScript has some of the most unhelpful errors I’ve seen, with the exception of the notorious Expected T_PAAMAYIM_NEKUDOTAYIM in PHP. With more familiarity the errors start to make more sense. Modern browsers also help, as they no longer give the completely useless errors they used to.

    JavaScript Errors and How to Fix Them (cache)

    Car il y a des erreurs qui restent incompréhensibles. Même avec des navigateurs modernes !

    Thank you to all colleagues and to all online activities, and next time somebody asks you “have you tried Chrome?”, feel free to answer: “do you know anything about Web development?”, ‘cause it’s about the time to stop blaming customers and start looking at who’s being the real incompetent here.

    It’s your duty to develop for the Web (cache)

    Piqûre de rappel nécessaire sur l’importance de développer pour le Web et non pour un navigateur…

    March 02, 2015 11:00 AM

    ★ Cours IUT : Candidature spontanée

    Je suis le directeur technique du site lemonde.fr, vous avez 2 heures pour m’envoyer un email de candidature spontanée. Vous disposez de toutes les ressources et discussions qui vous semblent nécessaires.

    C’est ainsi que débutait cette évaluation du cours sur le Web Mobile.

    Motivations

    Je souhaitais vérifier qu’ils arrivaient à mettre en valeur ce qu’ils avaient assimilé lors du cours. Leur faire prendre conscience aussi qu’ils pouvaient être très bons mais s’ils ne parviennent pas à obtenir un entretien cela ne sert pas à grand chose. Ayant 2 heures à tuer, je me suis prêté au jeu et j’ai rédigé ma propre candidature spontanée en me mettant à leur place/niveau de connaissances.

    Ma réponse

    Objet : Candidature spontanée pour améliorer LeMonde
    Destinataire : Olivier Grange-Labat

    Bonjour Olivier,

    Je crée des sites web depuis 4 ans dont 2 ans à mon compte et je viens de valider une année de licence professionnelle dédiée à la création de sites internet. Cela m’a permis de me familiariser avec les notions de frameworks (Bootstrap et AngularJS) et de CMS (Wordpress). J’ai aussi eu l’occasion de développer en JavaScript et d’explorer les possibilités offertes par le web mobile.

    Je souhaite intégrer votre équipe technique pour les challenges auxquels vous êtes confrontés au quotidien compte tenu des contraintes journalistiques et de votre popularité.

    Je pense pouvoir vous apporter mes compétences et mon énergie dans trois domaines :

    Performances

    J’ai remarqué qu’il était possible (naïvement) d’améliorer les performances de votre site. Il y a actuellement plus de 200 requêtes effectuées au chargement de la page d’accueil, ce qui prend 30 secondes à charger totalement en 3G. C’est en deçà des standards actuels en terme de réactivité et cela s’explique de plusieurs manières :

    • les fichiers JavaScript (44) ne sont pas réunis ni compressés ;
    • les fichiers CSS (21) ne sont pas non plus optimisés.

    Cela engendre des effets de bord comme le chargement de l’image des sprites CSS en double à la fois appelées par widgets.css et footer.css pour la page d’accueil.

    • beaucoup de fichiers n’ont pas des durées de cache satisfaisantes pour pouvoir réafficher la page sans effectuer de requêtes supplémentaires.

    Il y a bien sûr les contraintes liées aux partenaires publicitaires mais d’autres fichiers dépendants du CDN pourraient être optimisés.

    • la taille totale des fichiers CSS (230KB) est importante.

    Il serait possible de regrouper les styles propres à l’affichage du contenu au-dessus de la ligne de flottaison et de les intégrer directement dans le HTML pour ne charger les styles additionnels que de manière asynchrone ensuite.

    Je suis motivé pour mettre en place un workflow de publication qui prenne en compte des métriques de performances afin d’améliorer incrémentalement la situation.

    Lisibilité

    J’ai reproduit la fonctionnalité de lecture Zen en une quinzaine de lignes de JavaScript (à coller dans la console du navigateur) :

    var title = document.querySelector('article h1');
    var content = document.getElementById('articleBody');
    document.open();
    document.write(title.outerHTML + content.outerHTML);
    document.close();
    title = document.querySelector('h1');
    content = document.getElementById('articleBody');
    title.style.textAlign = 'center';
    title.style.fontSize = '40px';
    title.style.color = '#555';
    content.style.fontSize = '25px';
    content.style.width = '30em';
    content.style.lineHeight = '1.3';
    content.style.margin = '0 auto';
    content.style.color = '#07486C';
    

    Mon objectif n’est pas ici de la remplacer compte-tenu du potentiel de conversion des lecteurs/clients qu’elle représente mais bien de l’améliorer et de la personaliser en fonction des capacités de la personne.

    Je souhaite participer aux recherches ergonomiques et typographiques permettant d’améliorer la lisibilité du contenu du site.

    Veille technologique

    Je pratique une veille technologique au quotidien que je partage sur mon site/blog : https://larlet.fr/david/ . Je suis persuadé que de nombreuses expériences effectuées par l’équipe technique pourraient être partagées avec la communauté. C’est par exemple le cas pour l’équipe de M6 : http://tech.m6web.fr/ .

    Je propose de mettre en place un espace de partage et d’échange avec la communauté qui permettrait de s’enrichir de retours externes et de pratiquer un recrutement passif.

    Je suis disponible pour vous rencontrer dans vos locaux ou au cours d’un déjeuner. Vous pouvez également me contacter par téléphone au 06 84 93 58 23.

    Cordialement,
    David

    Résultats

    Je suis conscient de la difficulté de l’exercice, surtout réalisé en 2 heures, j’ai moi-même été pressé par le temps et dû proposer une solution JS pour le zen mode qui ne me satisfait pas et à relire le mail je pense que j’aurais changé le style mais c’est le jeu. Dans tous les échanges qui ont suivi, j’ai beaucoup insisté sur le fait qu’il s’agissait de mon point de vue et qu’il différait peut-être beaucoup de celui du directeur technique (Olivier si tu lis ces lignes…).

    Une seule personne sur les 10 présentes a réussie a identifier le destinataire du mail. Les autres se sont principalement adressées aux ressources humaines. Cela a donné lieu à une discussion sur l’intérêt de connaître le destinataire et de suivre ses centres d’intérêts. Ici il fallait clairement parler de React :-).

    La moitié des mails ont été des fichiers PDF joints (ou pire : du docx) comportant le CV et une lettre de candidature générique. Cela a permis de discuter de l’intérêt d’un CV et de l’importance de mettre sa candidature directement dans le corps du mail. Il a aussi été question de ratisser large vs. s’adresser à une personne et un projet. Problématique qu’ils ont déjà lors de leur recherche de stage.

    Deux étudiants ont personnalisé la candidature mais sans aller assez loin et en donnant des informations et principes trop généralistes pour être pertinents (tenter d’apprendre ce qu’est le responsive design à un directeur technique de journal en ligne n’est à mon avis pas une bonne idée). Il faut savoir être force de proposition tout en restant humble.

    Trois personnes ont fait des audits de performances et ont réutilisé ce que l’on avait vu en cours pour proposer leurs compétences de manière pertinente. C’est peu mais c’est déjà ça !

    Globalement, je suis un peu déçu de ce qu’ils m’ont proposé mais je pense que la discussion qui a suivie leur a donné de la matière pour réfléchir et améliorer leur approche.

    Évaluation

    J’ai toujours beaucoup de mal avec la notation demandée. Après discussion, la note finale aura 3 origines :

    • une auto-évaluation portant sur leurs acquis puis sur l’exercice ;
    • une évaluation collective sur l’exercice ;
    • une évaluation de ma part sur l’exercice.

    L’évaluation auto/collective à base de post-it fonctionne très bien et prend un quart d’heure pour 10 personnes.

    March 02, 2015 11:00 AM

    March 01, 2015

    Eric van der Vlist

    Parc de Sceaux

    [fr] Pour les cyclistes, le Parc de Sceaux est à une dizaine de kilomètres de Paris par la coulée verte du sud parisien… [en] Cyclists will appreciate that the Parc de Sceaux is only about ten kilometers away from Paris … Continue reading

    by Eric van der Vlist at March 01, 2015 08:10 PM

    David Larlet

    Inclusion explicite

    So before we begin, I want to reinforce that you can program, that you can do math, that you can design car suspensions and fire suppression systems and spacecraft control software and distributed databases, regardless of what your classmates and media and even fellow engineers think. You don’t have to be white, you don’t have to be straight, you don’t have to be a man. You can grow up never having touched a computer and still become a skilled programmer. Yeah, it’s harder–and yeah, people will give you shit, but that’s not your fault and has nothing to do with your ability or your right to do what you love. All it takes to be a good engineer, scientist, or mathematician is your curiosity, your passion, the right teaching material, and putting in the hours.

    There’s nothing in this guide that’s just for lesbian grandmas or just for mixed-race kids; bros, you’re welcome here too. There’s nothing dumbed down. We’re gonna go as deep into the ideas of programming as I know how to go, and we’re gonna do it with everyone on board.

    No matter who you are or who people think you are, this guide is for you.

    Clojure from the ground up: welcome (cache)

    Toujours partagé entre l’implicite et l’explicite pour l’inclusion (qui diffère (cache) de l’intégration). Cela devrait être implicite mais en même temps ce n’est pas le cas, mais le rendre explicite ne fait qu’entretenir le problème, mais le taire c’est encore pire, mais c’est culpabilisant, mais c’est victimisant, mais

    March 01, 2015 11:00 AM

    Karl Dubost

    Éditeur de texte semi-structurel

    Essantage en bois laissant apparaître du torchis Kugenuma, Japon, 7 février 2015

    Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Il y a 15 ans. Je pensais souvent que les éditeurs de texte HTML se répartissaient en deux catégories : le wysiwyg (Dreamweaver, Amaya, etc.) et les éditeurs de textes avec une barre de commandes de markup. Les uns cachaient la structure, les autres montraient une bouillie de balises colorées.

    Les éditeurs wysiwyg ont plus ou moins disparu. Les éditeurs de markup existent toujours (sublime text, textmate, etc.) et c'est toujours de la bouillie, malgré les améliorations thématiques. Entre temps, les éditeurs de texte MarkDown sont apparus. Ils ont commencé eux aussi avec une bouillie de markup Markdown. Une bouillie plus simple puisque le format de MarkDown a été conçu pour que le texte soit lisible en texte seul. Et puis ces dernières d'énormes progrès ont été réalisés sur les interfaces de rendu. Deux stratégies : une fenêtre de rendu parallèle au markup synchronisé en temps réel ou un éditeur structurel stylisé. Il y a un réel travail de recherche ergonomique dans ces outils. Je pense à iA Writer et récemment Ulysses III.

    Copie de l'interface Éditeur de texte Ulysses III

    Ce qui me désole, c'est que la plupart des éditeurs de texte de markup HTML ne savent toujours pas gérer ce niveau d'ergonomie ou les balises s'effacent pour laisser la place à une interface ergonomique d'édition structurelle qui serait elle-même paramétrable avec les rendus de son choix. On approche de cette possibilité avec les thèmes, mais leurs options ne sont pas encore suffisantes.

    March 01, 2015 08:33 AM

    February 28, 2015

    Gautier Poupeau

    De quoi le Big Data est-il le nom ?

    Comme l'a justement rappelé Manue sur le Figoblog, alors qu'il a atteint le ravin de la désillusion, le Big Data a désormais dépassé le stade du "buzzword". On peut aujourd'hui en voir les applications concrètes même si celles-ci restent souvent limitées, comme l'explique cette étude de Cap Gemini décryptée par ZDnet qui rappelle que seuls 13% des projets dits de Big Data sont entrés en production ou cet article très complet, "Le Big Data : un enjeu pour les industries créatives", paru sur le site INA Global qui, au-delà des exemples de réalisations, démontre les problèmes nombreux qu'ils restent à résoudre. Les espérances qui ont été placées dans cette évolution technologique doivent-elles être revues à la baisse ? Ou au contraire, est-ce le bon moment pour approfondir et développer les cas d'usage qui ont commencé à émerger ?

    De fait, ces premières applications sont aujourd'hui suffisamment intéressantes pour justifier qu'on s'y intéresse de près et qu'on étudie les causes des échecs. Or, il apparaît qu'un des facteurs récurrents d'échec est la donnée elle-même (données de qualité insuffisante, mal agrégées...). Aurait-on oublié de s'intéresser à la donnée elle-même dans le Big Data ? Sans aller jusque là, il semble bien que la donnée, l'attention (pour ne pas dire curation...) qu'on y prête, sa compréhension n'aient pas totalement été au centre des préoccupations jusqu'à maintenant. Or, c'est précisément le rôle du professionnel de l'information. Mobilisant leurs compétences sur les données, ils doivent s'emparer du sujet pour faciliter son appréhension par les "directions métiers". Cela passe par une appropriation de la technologie : les professionnels de l'information ont aujourd'hui besoin de savoir ce qui se cache concrètement derrière ce terme de "Big Data". C'est que je me propose d'initier à travers ce billet.

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    Pour entrer directement dans le vif du sujet, une définition et un exemple :

    Pour en donner une définition très générale, le Big data désigne la capacité technologique à traiter de très grandes masses de données avec des infrastructures matérielles standards.

    L'exemple le plus frappant de projet big data, c'est Watson, l'application d'IBM qui a gagné Jeopardy. Afin de répondre à des questions posées en langage naturel, cette application agrège tous les systèmes possibles et imaginables de traitement automatique de la langue, recherche d'information, représentation des connaissances, raisonnement automatique et de machine learning. Mais, son fonctionnement a nécessité d'imaginer une infrastructure spécifique pour stocker les données et répondre aux besoins de ressources machines nécessaires pour effectuer les traitements. Or, l'enjeu du Big data, c'est de réussir à mettre en place des usages aussi performants qu'un Watson mais avec des infrastructures standards.

    Le Big Data répond donc à un double objectif :


    Que le traitement soit parallèle et distribué ! Et le Big Data fut !

    Qui n'a pas entendu parler d'Hadoop ? Ce nom est pratiquement devenu synonyme de Big Data mais peu de gens savent exactement de quoi il s'agit. En effet, une fois qu'on a lu de A à Z l'article de Wikipédia qui explique qu'Hadoop est un framework logiciel en Java dont le logo est un éléphant jaune à cause du doudou du fils de son créateur, on n'est guère plus avancé... Alors à quelles questions Hadoop répond-il en réalité ?

    Les informaticiens sont partis d'une idée simple : face à un problème, pour réduire sa complexité, on va le découper en problèmes plus petits, chacun pouvant être traité en parallèle par un processeur différent. Tous les développeurs vous expliqueront que pour faire cela, il faut concevoir dès l'origine les traitements pour qu'ils puissent être parallélisés. C'est complexe, coûteux et nécessite des compétences très spécifiques.

    C'est là que l'algorithme Map Reduce intervient : il simplifie l'implémentation de ce découpage d'un processus en plusieurs processus plus simples. Ainsi au lieu d'allouer un traitement à un seul processeur, Map Reduce va utiliser toute la puissance machine disponible dans le serveur en attribuant le processus de départ à plusieurs processeurs. En gros, si j'ai huit processeurs dans ma machine, je sépare mon processus en huit et je vais donc pouvoir effectuer mon traitement huit fois plus vite.

    Huit processeurs c'est bien, mais que se passe-t-il si je veux en utiliser seize ou trente-deux ? Une fois qu'on est capable de répartir un processus sur plusieurs processeurs, l'étape suivante du passage à l'échelle consiste à être capable de distribuer la même opération sur plusieurs machines. On parle alors de clustering. Pour cela on "fait croire" au processus qu'il tourne sur une seule machine en lui fournissant une vue abstraite de l'infrastructure matérielle et en particulier du système de fichier. C'est le rôle de HDFS (Hadoop Distributed File System).

    Hadoop est donc un framework de développement qui offre de base ces deux fonctions : le parallélisme avec Map Reduce et la distribution avec HDFS. Mais cela ne résout pas tout... En effet, il faut quand même réécrire les traitements informatiques dont on dispose déjà pour les rendre compatibles avec Map Reduce et les compétences en la matière sont encore rares.

    A signaler que l'algorithme de Map Reduce, et, par conséquent, Hadoop sont aujourd'hui remis en cause, les utilisateurs se plaignent, entre autres, de sa latence qui en complique l'utilisation dans des environnement "temps réel". Spark, porté par la fondation Apache comme Hadoop, semble ainsi répondre mieux à cette problématique et remplace Map Reduce dans des cas de plus en plus nombreux (cf. par exemple le cas du framework de Machine Learning Apache Mahout).


    Au delà du relationnel, vers l'infinité du NoSQL !

    Pouvoir manipuler des données en masse, c'est bien, mais vient un moment où il faut les stocker ces données et dans le paradigme traditionnel des bases de données relationnelles, cet objectif devient relativement vite une gageure.

    Pourquoi ?

    Pour comprendre où se situe le problème, il est nécessaire de revenir sur la problématique de la montée en charge ou scalabilité. Il existe deux types de scalabilité :

    • la scalabilité verticale : la montée en charge est assurée par la montée en puissance d'une machine et donc de la capacité du système à l'exploiter  ;
    • la scalabilité horizontale : la montée en charge est assurée par l'ajout de machines et donc la capacité du système à répartir la charge et le stockage sur plusieurs machines. Ce type de scalabilité est théoriquement infini (dès qu'on manque de place, on rajoute une machine et hop ! le tour est joué. Bon dans les faits, ce n'est pas aussi simple...).

    Le problème avec les bases de données relationnelles, c'est qu'intrinsèquement elles ne sont pas scalables horizontalement en raison de l'un de leurs principes fondateurs : ACID (atomicité, cohérence, durabilité, isolation) qui assure la fiabilité d'une transaction en garantissant la cohérence et l'intégrité des données.

    Pour assurer la scalabilité horizontale (c'est-à-dire stocker les données sur un cluster de machines), il est nécessaire de relâcher les contraintes d'ACIDité, les contrôles d'intégrité étant potentiellement impossibles à réaliser en temps réel sur toutes les machines d'un cluster, au profit du principe BASE (Basically Available, Soft state, Eventual consistency). Il est basé sur le théorème CAP (dit théorème de Brewer) qui dit qu'il est impossible sur un système informatique de calcul distribué de garantir en même temps la cohérence, la disponibilité et la résistance au morcellement.

    De fait, le Big Data exige donc l'abandon de la base de données relationnelle en tant que système de stockage des données, au profit de systèmes dans lesquels chaque donnée porte sa propre cohérence sans qu'il soit nécessaire de vérifier ses liens avec d'autres pendant les traitements (stockage, requêtage). C'est ce qu'on appelle le NoSQL. Bien évidemment, si ces modèles très simples sont plus souples, ils ne permettent pas dans la plupart des cas une structuration de l'information aussi fine que les bases de données relationnelles.

    Il existe trois modèles de stockage dans l'univers NoSQL qui répondent à la problématique de la scalabilité horizontale :

    • le Key/Value store (base Clé/Valeur ou K/V store) : il consiste à stocker sur chaque ligne une paire atomique constituée d'un identifiant auquel est associé une donnée quelle que soit sa nature (exemples : Redis, Voldemort, Amazon DynamoDB, Tokyo Cabinet) ;
    • le Document store (base de donnée orientée document) qui est le modèle le plus familier aux professionnels de l'information, puisque c'est le principe des bases de données XML ou des moteurs de recherche. Chaque « atome » est un document indépendant et structuré de manière hiérarchique en XML ou Json (entendez le terme document dans la définition que j'en ai donné dans le billet : les carcans de la pensée hiérarchique et documentaire) et il est assez complexe d'exploiter des liens entre les documents (exemples : MongoDB, CouchDB voire ElasticSearch) ;
    • le column store (base de données orientée colonnes) : les données sont stockées sous forme de colonnes au lieu de les stocker sous forme de lignes, ce qui permet de stocker un très grand nombre de données dans une seule table. (exemples : HBase et Cassandra basés sur Hadoop, Google Big Table).

    A signaler que pour en simplifier l'appropriation par les développeurs, le langage SQL est de plus en plus implémenté au-dessus des systèmes NoSQL. Ainsi, le logiciel Apache Drill offre une interface SQL à Hadoop. Le nouveau et l'ancien monde sont ainsi réconciliés ce qui a tendance à rassurer les DSI.

    Parmi les solutions NoSQL, une quatrième famille est un peu à part : les graph databases (base de données orientée graphes). En effet, si, au contraire des précédentes, les bases de données de graphes présentent une structuration très fine de l'information de par l'utilisation du modèle de graphes (comme son nom l'indique), ce même modèle rend complexe la scalabilité horizontale.

    Si vous êtes des lecteurs de ce blog (et pour les nouveaux, vous pouvez jeter un coup d'œil par ), vous vous doutez bien que, malgré leurs limites, j'ai un petit faible pour cette famille puisque les bases de données RDF (ou Triple store) sont un sous-ensemble des bases de données orientées "Graphe". Or, si j'en crois le buzz (ou encore) qui entoure actuellement les bases de données de graphes, je suis confiant quant à la résolution de ce problème. Ainsi, de très nombreuses solutions arrivent sur le marché avec la promesse de résoudre la problématique de la scalabilité horizontale. On peut citer les pionniers dans le domaine Neo4J, blazegraph, Virtuoso, AllegroGraph et les nouveaux venus : graphX, SparqlCity ou toutes les tentatives de construire des triples store sur des solutions NoSQL comme CumulusRDF. Même si, aujourd'hui, il est nécessaire de rester prudent avec ces technologies dans un environnement contraint au niveau des performances, l'intérêt est tel que les choses vont à coup sûr évoluer.

    Si vous voulez en savoir plus sur les solutions NoSQL, je vous conseille cette présentation en anglais, SQL, NoSQL & Big Data in Data Architecture et celle-ci en français, Introduction NoSQL.


    Abracadabra ! Et l'algorithme devient magie pour l'utilisateur !

    L'analyse prédictive est aux usages ce que Hadoop est aux technologies : un symbole du Big Data. Et, pour cause, les résultats de tels systèmes peuvent être réellement bluffants et, à ce titre, l'usage qui en a été fait par l'équipe de campagne de Barack Obama pour sa réélection a marqué les esprits. Le système déployé par la Digital task Force d'Obama visait à identifier les quartiers susceptibles d'être réceptifs aux actions de porte-à-porte et le discours à y porter par les militants à partir de différents critères : l'analyse socio-démographique des différents quartiers (ou comment l'Open Data mis en place pendant le 1er mandat a permis de remporter le 2nd...), la corrélation prédictive des votes en fonction de l'analyse des votes précédents par zone géographique et la corrélation avec les sondages d'opinion ou études afin de connaître au plus près les thèmes de "bascule".

    Mais, c'est bien évidemment dans le domaine du marketing que l'analyse prédictive est aujourd'hui le plus utilisée. A partir de l'analyse des traces laissées par les utilisateurs (clic, achat, paniers, temps resté sur une page, visionnage d'un média...), il est possible de prédire le comportement d'un internaute. Pour ce faire, tout comme dans l'exemple précédent, un modèle est mis au point à partir de motifs récurrents puis on soumet à ce modèle les nouvelles données pour en prédire la tendance ou le comportement futur. C'est ainsi que fonctionnent les systèmes de recommandations, de mises en avant, de similarité... Il est aussi possible aux sites Web de prédire le comportement d'achat d'un visiteur à partir de l'analyse de son parcours de visite et ainsi de le réorienter par une bannière pub ou une mise en avant spécifique.

    Si auparavant l'analyse prédictive était l'apanage du monde de l'assurance (évaluation des risques) et de la finance (et on a vu la limite de certains modèles hasardeux pendant la crise financière...), l'analyse prédictive est maintenant utilisé pour des usages moins vénaux : prédiction du climat, diagnostic médical... Les technologies du Big Data ont peu à peu fait baisser le coût de déploiement de l'analyse prédictive et l'ont rendue accessible. Aujourd'hui avec des logiciels Open Source comme Prediction.io ou des solutions en SaaS comme Google Prediction API ou BigML, il est possible de déployer un tel système en quelques jours.

    Parmi les systèmes d'analyse prédictive, on retrouve les systèmes d'apprentissage automatique ou machine learning. Leur objectif est de mettre en place un système permettant d'apprendre une tâche à la machine pour qu'elle puisse l'effectuer automatiquement. La mise au point des algorithmes d'apprentissage est bien souvent antérieur au Big Data. Mais, comme pour l'analyse prédictive, la simplification de la parallélisation et du clustering ont rendu possible l'usage de ces technologies à une très large échelle et donc leur coûts de déploiement avec des performances d'exploitation satisfaisantes.

    Il existe deux catégories principales d'apprentissage automatique : les systèmes dits supervisés et non supervisés.

    Le fonctionnement du premier cas est bien connu de tous puisque c'est le principe de base des anti-spam. Grâce à un algorithme dit bayésien, l'utilisateur apprend à la machine à détecter les spams en lui indiquant dans un premier temps la nature des différents mails d'un corpus d'exemple. D'une manière générale, l'apprentissage supervisé vise à déterminer la classe d'une donnée à partir d'exemples connus. Il est ainsi possible de mettre en place des systèmes qui classe automatiquement des documents dans des catégories (cf. dans Isidore la facette Disciplines) grâce à l'algorithme SVM (Support Vector Machine) qui se base sur la comparaison de vecteurs de motifs, dans le cas d'un texte, des vecteurs de mots. Ces technologies sont aussi au cœur des systèmes d'analyse d'images comme celui mis au point par le Département de la recherche de l'INA, Diginpix.

    L'apprentissage non supervisé, quant à lui, se base uniquement sur des exemples de données sans classes ou étiquettes a priori pour effectuer du clustering de données, c'est-à-dire la création automatique d'ensembles cohérents de données. Les algorithmes tels que le LDA (Latent Dirichlet Allocation) permettent ainsi de déterminer des ensembles cohérents de documents au sein d'un corpus. Ce type d'apprentissage permet aussi de calculer des similarités entre des données.

    Enfin, en matière d'exploitation des données, il est un domaine qui a retrouvé une nouvelle jeunesse grâce au Big Data : les statistiques et, avec elles, la Business Intelligence. Ainsi, que ce soit les acteurs historiques de la BI comme SAP ou les "pures players" du Big Data comme Cloudera avec Impala, tous conjuguent systèmes analytiques avec Big Data, ont adapté leur discours marketing à ce nouveau « buzzword » et leurs offres logicielles au nouvel environnement technologique. Et, pour cause, la donnée est maintenant nativement voire exclusivement numérique et les technologies sont matures et plus simples à déployer. Mais, les statistiques les plus traditionnelles ne sont pas en reste et on voit arriver sur le devant de la scène des suites logicielles anciennes comme le logiciel Open Source R bien connus des statisticiens. En effet, quoi de mieux que les statistiques pour appréhender des masses de données en les ramenant à des tendances chiffrées ou les représenter sous la forme de graphiques. C'est dans ce domaine que le Big Data rencontre les problématiques de la Data Visualisation ou dataviz.

    Cette partie est la plus éloignée des compétences traditionnelles des professionnels de l'information. Elle a d'ailleurs vu émerger un nouveau profil très à la mode, le data scientist. Pour autant, associer un professionnel de l'information à un data scientist pourrait s'avérer un calcul gagnant tant leurs compétences sont complémentaires.


    Si, finalement, ce n'était qu'une histoire de plomberie ?

    L'exécution des algorithmes que nous venons d'évoquer nécessite de manipuler les données : récupération dans les systèmes de stockage, nettoyage, mise en cohérence, enrichissement et conversion des données, chargement dans les systèmes d'exploitation... Autant d'étapes qu'il est nécessaire d'implémenter pour disposer d'un système fonctionnel. Or, dans ce domaine, si l'industrialisation tant du développement que de l'environnement d'exécution n'est pas pensé en amont, le système d'information est peu à peu envahi par un empilement de scripts et de bouts de code qu'il s'avère difficile à maintenir et à réutiliser obligeant à réinventer la roue à chaque nouveau besoin et je ne vous parle pas de la supervision de tout ça, vos équipes de production vont rapidement vivre un cauchemar.

    Or, on voit aujourd'hui des outils issus de mondes différents converger vers un objectif commun : industrialiser le développement et l'exécution de chaînes de traitement de données. Ils ont vocation à orchestrer des traitements simples, modulaires, de manière successive afin d'aboutir à un processus complexe et, pour ce faire, ils offrent, dans la plupart des cas, des interfaces graphiques de développement et de supervision des traitements. En outre, l'intérêt de ces outils réside dans leur extensibilité, puisqu'il est possible grâce à une API de créer des nouveaux modules et d'étendre ainsi les fonctionnalités proposées. Un non informaticien avec quelques connaissances de développement peut donc prendre en main facilement ces outils, je dirais même qu'ils constituent les outils de base du professionnel de l'information dans l'environnement du Big Data.

    Les ETL (Extract, Transform, Load) sont la première famille d'outils de ce type. Ils viennent de la BI et ont à l'origine pour objectif de simplifier la récupération des données depuis les applicatifs du SI (souvent des bases de données relationnelles) pour alimenter des puits de données (data warehouse). Leur grande force réside donc dans leur capacité à extraire des données des différents types de bases de données, à les convertir et à les charger dans d'autres bases de données. Une interface graphique permet de construire la chaîne de traitement en articulant différents modules (ou node/component) atomiques ce qui simplifie la mise en œuvre. La plupart des ETL sont en train de s'adapter au monde du Big Data par l'ajout de connecteurs spécifiques pour interagir avec les bases NoSQL et par l'usage de Hadoop comme infrastructure de base à l'exécution des traitements. Par exemple, le logiciel Open Source Talend basé sur Eclipse propose une distribution spécifique Big Data : Talend Open Studio for Big Data. Il en va de même pour son concurrent libre : Pentaho Data Integration.

    Les data pipeline dont le plus célèbre est Yahoo Pipes fonctionnent globalement sur le même principe (workflow de modules atomiques) mais sont plutôt issus du domaine des données semi et non structurées. De fait, là où les ETL sont très efficaces pour la manipulation de données issues de bases de données relationnelles, les systèmes de data pipeline sont plutôt adaptés aux flux XML et à l'exploitation de textes. De plus, ils intègrent nativement des modules d'enrichissement et d'exploitation de la donnée plus avancés couvrant toute la pile technologique du Big Data. Enfin, ils se présentent bien souvent sous la forme de plate-formes ou de "studios" qui intègrent à la fois le développement, l'exécution et la supervision au sein d'une même interface graphique. Dans ce domaine, on peut citer :

    • Antidot Information Factory de mon précédent employeur Antidot ;
    • Knime, un logiciel Open Source mis au point dans le domaine de la bio-informatique mais qui l'a largement dépassé et qui intègre de nombreux outils statistiques et différents algorithmes de machine learning par l'intégration de la bibliothèque Weka ;
    • Data science studio du français Dataiku dont l'objectif est d'offrir les moyens de rapidement traiter des données et de les utiliser dans des systèmes intégrés de machine learning.

    Enfin, les systèmes de gestion de workflow comme Bonita peuvent aussi constituer des solutions en la matière. Issus du monde de la gestion des processus métier, le BPM (Business Process Management), ils se basent sur la modélisation des processus métiers (diagrammes de flux ou flow charts) pour outiller chaque étape au moyen d'une interface graphique. Si on considère le traitement de la donnée comme un processus métier, on peut utiliser ce type d'outil pour le modéliser et l'implémenter.


    Et le professionnel de l'information dans tout ça ?

    Le Big Data est au milieu du gué : comme le Web à la fin des années 1990, les technologies sont matures mais les usages peinent à atteindre les espoirs qu'on a mis en lui et les échecs sont nombreux. Or, ces derniers et l'absence de montée en puissance des usages sont dus en grande partie à des limites dans l'exploitation de la donnée et de sa richesse. Lorsqu'on voit ce qu'il est possible de faire avec quelques logs, données d'une pauvreté affligeante, on peut facilement imaginer ce qu'on pourrait obtenir en les corrélant avec les "données métiers". Or, c'est bien là que les professionnels de l'information ont un rôle à jouer de par leur connaissance de la donnée.

    Ainsi, si les professionnels de l'information s'appropriaient cette technologie à un niveau suffisant pour en comprendre ce qu'il est possible d'offrir en s'appuyant sur les données disponibles, les possibilités s'en trouveraient démultipliées. C'est un travail que les data scientists ne peuvent effectuer seuls : ils doivent s'associer à des professionnels de l'information qui comprennent les modèles de données et les objets qu'elles décrivent. Avec le Big Data, le professionnel de l'information est plus que jamais à l'articulation entre les informaticiens et le métier. L'enjeu est de faire du Big Data une évolution dans les usages et pas seulement une évolution technologique.

    Par contre, vous l'aurez compris : investir le domaine du Big Data implique la révision d'un très grand pan de votre système d'information (et encore je vous ai épargné le concept de "lac de données"), ce n'est donc pas un sujet à prendre à la légère d'autant qu'il s'avère crucial pour faire face aux enjeux de demain.

    Merci à Manue de m'avoir aidé à accoucher de cette synthèse !

    by got at February 28, 2015 07:10 PM

    Karl Dubost

    Trois petites choses dans les ruelles de Kugenuma

    arbre visible dans la découpe d'un mur Kugenuma, Japon, 7 février 2015

    Le camion n'est plus qu'un point. Je suis seul. Les montagnes m'apparaissent plus sévères. Le paysage se révèle, intense. Le pays me saute au visage. C'est fou ce que l'homme accapare l'attention de l'homme. La présence des autres affadit le monde. La solitude est cette conquête qui vous rend jouissance des choses.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Qui du mur ou de l'arbre a existé le premier ? Ce n'est finalement pas si important. Cependant, le mur a été ouvert ou construit pour l'arbre. Les harmonies simples sont de vrais cadeaux de l'humanité. Le geste simple du respect de la beauté, de l'environnement et du partage.

    tas de bois coupés et ficelés Kugenuma, Japon, 7 février 2015

    Une personne a coupé le bois dans son jardin. Une personne va ramasser le bois dans la rue. Le bois a été coupé et ficelé en unités faciles à transporter. Une série d'actions asynchrones et pourtant il y a la conscience du travail entre deux individus, un respect silencieux, non verbal et non présent qui est transmis.

    oranges sur un mur Kugenuma, Japon, 7 février 2015

    Les oranges de février envahissent le ramage. L'oranger est dans une propriété derrière un mur dont l'arrête est à la hauteur de mes yeux. Une personne qui circulait dans cette ruelle a pris les deux oranges et les a placées sur le mur. Le chemin est dégagé. Personne ne marchera dessus. Les vélos n'écraseront pas les fruits. Le propriétaire n'aura pas à nettoyer la rue. Le propriétaire pourra récupérer le fruit pour le consommer.

    Les petites choses du quotidien qui donne à vivre avec le sourire.

    February 28, 2015 01:25 PM

    Un calendrier plus pratique

    Porte bleue usée avec ruban collant rouge Meguro, Japon, 6 février 2015

    Les dernières flammes du poêle meurent vers 4 heures du matin. À l'aube, il gèle dans la pièce. Il faut se lever et allumer le feu : deux gestes qui célèbrent le passage de l'hominidé à l'homme. Je commence ma journée en soufflant sur les braises. Puis je me recouche le temps que la cabane prenne la température d'un œuf.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    Dans les applications de calendrier (à noter que ce sont des applications d'événements plus que de calendrier), j'aimerais

    • avoir la possibilité de mettre dans le calendrier la localisation par intervalle de temps avec une hiérarchie. Exemple : France, de 2014-12-12T19:20+01:00 au 2015-01-07T17:05+01:00.
    • pouvoir ajouter une redéfinition locale pour les intervalles en raffinant par exemple de telle heure à telle heure à cette endroit en héritant ou spécialisant les données du niveau hiérarchique supérieure.
    • supprimer tous les événements appartenant à cette catégorie entre ces deux événements. Par exemple, si j'ai habituellement un événement récurrent comme une activité sportive mais que j'ai une semaine de travail spéciale. Ces événements pourraient être déclarés invalides.
    • supprimer tous les événements situés dans cette aire géographique lorsque nous sommes dans une autre aire géographique. Même principe que précédemment.

    February 28, 2015 01:20 PM

    David Larlet

    Lois de la robotique

    Les 3 lois de la robotique par Asimov :

    1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
    2. Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première loi.
    3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième loi.

    Que se passe-t-il lorsque l’on remplace « Un robot » par « Le code d’un développeur » ?

    1. Le code d’un développeur ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
    2. Le code d’un développeur doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première loi.
    3. Le code d’un développeur doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième loi.

    La première loi rend le développement de drones impossible, la deuxième le trading haute fréquence impossible, la troisième la surveillance de masse impossible. Je ne résiste pas à réécrire la loi zéro également :

    Le code d’un développeur ne peut pas faire de mal à l’humanité, ni, par son inaction, permettre que l’humanité soit blessée.

    Une profession sans éthique (cache) n’est qu’une armée de robots. Sans lois.

    February 28, 2015 11:00 AM

    Karl Dubost

    Les bookmarklets en danger

    Pieds de vache Singapour, 16 janvier 2015

    La cabane mesure trois mètres sur trois. Un poêle en fonte assure le chauffage. Il deviendra mon ami. J'accepte les ronflements de compagnon-là. Le poêle est l'axe du monde. Autour de lui, tout s'organise. C'est un petit dieu qui possède sa vie propre.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    J'utilise quelques « bookmarklets, » ces petits bouts de code JavaScript que l'on place dans la barre de signets du navigateur pour effectuer une tâche simple et rapide. L'un de ceux que j'utilise le plus souvent est un petit script pour extraire un texte sélectionné d'une page Web et envoyer un mail comprenant la référence, la date, etc. Ma version actuelle du script est :

    var q = '';
    if (document.selection) {
        q = document.selection.createRange().text;
    } else if (window.getSelection()) {
        q = window.getSelection().toString();
    }
    
    function wraptext(text, textwidth) {
        c = text.split('');
        var textfmt = '';
        var linelength = 0;
        var word = '';
        for (i = 0; i < c.length; i++) {
            if (c[i] == ' ' || c[i] == '\n') {
                if (linelength > textwidth) {
                    textfmt = textfmt + '\n' + word + c[i];
                    linelength = c[i] == ' ' ? word.length + 1 : 0;
                } else {
                    textfmt = textfmt + word + c[i];
                    linelength = c[i] == ' ' ? linelength + 1 : 0;
                }
                word = '';
            } else {
                word = word + c[i];
                linelength++;
            }
        }
        return textfmt;
    }
    var textfmt = wraptext(q, 50);
    location.href = 'mailto:?SUBJECT=' + encodeURIComponent(document.title) + '&BODY=' + escape('\n\nOn ') + new Date(document.lastModified).toUTCString() + escape('\nIn ') + encodeURIComponent(document.title) + escape('\nAt ') + encodeURIComponent(location.href) + escape('\n\n') + encodeURIComponent(textfmt) + escape('\n');
    

    Sur le projet webcompat.com, nous avons une touche magique 'g' qui permet de passer de la page du bug sur webcompat vers la page équivalente sur GitHub. Un des problèmes est que bien sûr on ne peut pas programmer le serveur de GitHub pour faire le mouvement inverse. Je voulais résoudre ce problème par un simple bookmarklet qui me redirigerait vers le bug sur webcompat. J'ai codé ce petit bout de script très simple.

    l=document.location;
    if(l.origin==='https://github.com'){
      githubPathname=l.pathname;
      pathArray=githubPathname.split('/');
      webcompatLocation='https://webcompat.com/'+pathArray[3]+'/'+pathArray[4];
      document.location.href=webcompatLocation;
    }
    else{
      alert('not%20github%20here');
    }

    Cela ne fonctionne et pour une raison très simple. Content Security Policy a imposé de nouvelles restrictions sur l'exécution de JavaScript sur les pages Web. Bien que la spécification note explicitement qu'il est possible dans certains cas de permettre de se dérober aux contraintes, y compris pour les bookmarklets.

    Note: User agents may allow users to modify or bypass policy enforcement through user preferences, bookmarklets, third-party additions to the user agent, and other such mechanisms.

    W3C, Content Security Policy Level 2.

    Ce n'est toujours pas le cas pour Firefox (au moins). Ce bug malheureusement ne trouve pas de développeurs pour le corriger, peut-être trop d'implications dans le modèle global de sécurité de Firefox. Ceci dit, cela devient un problème de plus en plus important en termes d'ergonomie et de simples bricolages des sites Web. Comme le dit très bien cet article de Brian Donohue, ce changement tue une partie de la convivialité et de la « hackabilité » (bidouillage) du Web qui le rende amusant à utiliser.

    Devoir créer une extension différente pour chaque navigateur n'est pas une solution. C'est même une négation de l'universalité du Web. Dommage.

    February 28, 2015 09:25 AM

    February 27, 2015

    David Larlet

    Méthodologie vs. compétences

    Moreover, Tim’s initial team were the earliest of early adopters hand-picked by Tim himself. They were the very people that would develop high quality software naturally anyway. The only role the MDD had was in helping the team to gel, and once they had they looked like an impossibly productive team. Tim misidentified the source of this productivity as being the result of his methodology, rather than his competence of himself and his team.

    […]

    Don’t fall in to Tim’s trap. Great developers create great software not because they follow the strictures of some methodology but because they are truly great, gifted artisans.

    Meditation Driven Development (cache)

    C’est l’éternel débat entre inné et acquis, don et persévérance, chance et travail, idée du siècle et LEAN. On peut aisément critiquer une méthode (cache) pour les illusions qu’elle donne, mais on a parfois aussi besoin de certaines illusions pour progresser et se mettre en marche puis s’en affranchir.

    Les meilleurs joueurs d’échecs sont aujourd’hui des équipes combinant un humain et un ordinateur. La méthode est un partenaire.

    February 27, 2015 11:00 AM

    February 26, 2015

    David Larlet

    Big data et profilage

    Dans le domaine de la téléphonie, SFR dispose d’un outil lui permettant de détecter les « churners » (clients qui envisagent de résilier leur abonnement) grâce à l’étude de l’activité des internautes sur le Web : nombre de pages consultées, durée de chaque visite, mots clés saisis dans les moteurs de recherche, etc. Cette analyse permet à l’opérateur de détecter plus de 81 % des profils concernés par une potentielle résiliation. Contactés en amont de leur désabonnement, 75 % des clients finissent par rester chez SFR.

    Marketing prédictif : une révolution porté par le big et le smart data (cache)

    Je serais curieux de savoir si ces données sont collectées par SFR sur son réseau à l’insu du client. Neutralité du net ?

    February 26, 2015 11:00 AM

    February 25, 2015

    Gautier Poupeau

    La donnée en elle-même n'a plus de valeur marchande et alors ?

    Au cours des quatre années que j'ai passées chez Antidot (2010-2014), j'ai assisté à des changements profonds dans la manière de penser la monétisation des données. Un constat s'est peu à peu imposé : la donnée elle-même perd de sa valeur marchande et toutes les organisations dont le modèle économique repose peu ou prou sur la vente de données prennent peu à peu conscience de l'obligation d'inventer de nouveaux modes de rémunération. C'est un changement long et complexe auquel les producteurs de contenus dans leur ensemble doivent faire face et il suffit pour s'en convaincre de voir les déboires que vit la presse. Chacun est à la recherche du ou des services, la seule source actuelle de monétisation acceptée par le consommateur, qui lui permettront de survivre à ces bouleversements, mais, dans la plupart des cas, force est de constater que le chiffre d'affaires qu'ils génèrent ne compense pas la baisse des revenus constatée par ailleurs.

    Attention, loin de moi l'idée de me plaindre et de regretter le temps passé, d'autant qu'il faut bien le dire : certains producteurs de contenus s'étaient constitué de véritables rentes qu'ils exploitaient pour un service limité et évoluant peu voire pas. Après tout, cela donne l'occasion de redistribuer les cartes. Pourtant, il existe un point crucial qu'il ne faut pas mettre de côté : même si la donnée n'a plus de valeur marchande en soi, sa création représente toujours un coût. Or, la tentation est grande à l'heure des économies pour un manager dont les yeux seraient uniquement rivés sur le chiffre d'effectuer une coupe drastique dans cette activité si consommatrice de ressources.

    Cette décision aurait des conséquences terribles. Au niveau de l'organisation elle-même, elle marque le début de sa lente descente aux enfers, car elle constitue une rupture dans la vocation même de l'organisation. Et de manière plus générale, cela déstabilise l'ensemble de l'écosystème de services qui s'est construit autour des données produites par cette organisation. Et c'est finalement là que réside le paradoxe : alors que nous sommes dans une situation où nous avons de plus en plus besoin de données de qualité pour construire de nouveaux services, nous allons faire face à une pénurie car nous n'aurons plus les moyens de les produire.

    Puisque la donnée est la richesse de l'organisation, la base sur laquelle de futurs services peuvent être construits, c'est elle qui doit faire l'objet de toutes les attentions. Ainsi, plutôt que de réduire l'activité de production elle-même, il est nécessaire d'investir pour revoir les processus de production et d'exploitation.

    Comment alors réduire les coûts pour s'assurer d'une donnée de qualité et créer de nouveaux usages ?

    <!--break-->

    1- Libérer et lier toutes les données internes

    Est-il nécessaire de revenir sur la valeur que constitue la mise en relation de toutes les données d'une organisation ? Ceux d'entre vous qui me suivent depuis plusieurs années m'ont certainement maintes fois lu, vu ou entendu discourir sur cette question (et pour les autres, quelques présentations pour rattraper le retard : Linked Enterprise Data : disposer d'une vue consolidée des données, Wikidata, quand Wikipedia s'intéresse aux données, Relier, réutiliser, partager : l'apport du Web de données avec Emmanuelle Bermès). Il me semble que c'est la base même de toute réflexion sur la production et l'exploitation des données car cette démarche permet de mettre en cohérence, de rationaliser et de casser les silos de données existants et ce faisant permet la mise en place d'une gouvernance des données et d'indicateurs à même de piloter les activités autour des données (donc y compris maîtriser les coûts liés à cette activité).

    Par honnêteté, je me dois de faire mention d'un point important : je ne suis plus aussi sûr de la place centrale des technologies du Web sémantique dans cette démarche, du moins pas dans les proportions où je pouvais l'exposer. Et j'avoue être assez d'accord avec la position que Phil Archer a exposée à SemWeb.pro 2014, rappelée par Manue dans ce billet : attribuer des URIs, penser en graphe et faire du JSON-LD.

    De plus, en liant les données issues des différents silos, elles sont libérées de leurs usages initiaux. En effet, en séparant les données de leurs usages applicatifs d'origine, les conditions (c'est à dire la métastabilité) sont réunies pour l'innovation et donc l'émergence de nouveaux usages. Et, une fois mis en place ce processus de libération en interne, il est assez simple techniquement d'en faire profiter l'extérieur par le déploiement d'une stratégie d'open data et d'open API dont les éléments dépendront autant de la nature des données que des objectifs que l'organisation souhaite atteindre par cette ouverture.

    Par ailleurs, il existe tout un pan de données dont l'utilité a été démontrée ces dernières années. En effet, s'il y a une chose à retenir des premières années du Big Data (<teasing>qui fera l'objet du prochain billet</teasing>) au niveau des usages, c'est l'énorme potentiel et valeur des traces des utilisateurs. Les logs et les traces laissés par les utilisateurs et/ou produits automatiquement par leur comportement sur un site Web sont autant d'indicateurs qui peuvent enrichir les données "historiques" : systèmes de recommandations, de mise en avant, de similarité, prédiction du comportement, palmarès, liste, hit-parade.... Autant de possibilités ouvertes par l'exploitation de cette masse d'informations.

    Dès 2010, Christian Fauré avait expliqué l'importance de ces deux points dans le billet les enjeux d'une bibliothèque sur le Web démontrant leur apport dans l'appréhension des ressources de l'organisation par l'internaute. Il parlait alors "d'orages sémantiques" construits à partir du Web analytic, du text mining, du data mining, des technologies d'indexation et des données structurées en RDF... J'avoue qu'il m'aura fallu quatre ans pour percevoir les enjeux exposés dans ce billet et appréhender les moyens techniques d'y parvenir <teasing>mais j'y reviendrai dans le prochain billet</teasing>.

    2- Optimiser les processus de production eux-mêmes

    Lorsqu'on aborde les processus de production, la révision des IHM vient évidemment à l'esprit en premier. En effet, la complexité des interfaces est bien souvent proportionnelle à la complexité/richesse des données produites. De plus, ces IHM sont bien souvent anciennes, leur modification étant redoutée car elle pourrait induire une baisse de la productivité et demande aussi un accompagnement au changement qui peut être long et difficile. Peut-être est-il alors possible de penser à un juste milieu et de les modifier par petites touches. Dans cette perspective, les modes d'organisation dits agiles ou itératifs comme la méthode Scrum constituent une bonne solution. Non seulement, ils rapprochent étroitement le métier et les forces de développement au sein d'une task force mais en plus ils impliquent des changements réguliers et en nombre limité ce qui simplifie l'acceptation du changement. Ainsi, les IHM peuvent évoluer par petites touches : système d'auto-suggestion, aide à la saisie, révision des petits défauts ergonmiques...

    La révision des IHM constitue aussi un bon moyen pour identifier les tâches manuelles qui pourraient être automatisées. En effet, au fur et à mesure des années, les utilisateurs ont développé des stratégies (parfois très complexes) pour contourner une limitation de l'application ou exécuter des tâches récurrentes. Ils n'ont parfois pas conscience que ces tâches pourraient facilement et rapidement être automatisées. Inversement, la DSI a parfois tendance à railler les solutions mises au point par les utilisateurs et n'a pas conscience que l'ajout de telle ou telle fonctionnalité demandée depuis des années et toujours remise à l'année suivante constituerait une économie substantielle en raison de la répétition de la tâche. Le dialogue, l'écoute doivent donc être de rigueur au même niveau qu'un calcul de ROI pour ces petites tâches.

    Dans le même ordre d'idée, la DSI a bien souvent tendance à présenter les systèmes automatiques comme la réponse miracle pour baisser les coûts ce qui a bien entendu pour conséquence de crisper les producteurs de données qui voient leur légitimité et leur compétence remises en cause par des robots. Au-delà des positions caricaturales des uns et des autres, les systèmes automatiques peuvent aider à fluidifier et à simplifier le travail, en le rendant plus efficace et/ou en le déplaçant vers des tâches finalement plus intéressantes (les systèmes automatiques pour fonctionner correctement doivent reposer sur des données de qualité dont la mise au point doit être l'objet de toutes les attentions). Il ne faut donc pas hésiter à proposer des systèmes d'extraction automatique, de classifications, de rapprochements ou des systèmes de règles... dans la mesure où ils sont présentés comme des assistants et non comme des remplaçants.

    Enfin, dans certains cas, le crowdsourcing peut représenter un moyen de démultiplier les forces de production. Pour autant, une communauté ne se décrète pas, elle se construit et s'entretient par une animation régulière issue de l'organisation. Il existe plus d'échecs que de réussites en la matière et aucune recette miracle. Le recours au crowdsourcing doit donc être évalué au regard de la communauté potentielle, de l'intérêt que cela représente et des moyens d'animer et de modérer la communauté. Enfin, comme pour les systèmes automatiques, il ne faut éviter de présenter le crowdsourcing comme un moyen de remplacer les ressources et compétences internes mais plutôt le considérer comme une solution permettant de compléter ou de produire des données impossibles à produire en interne.

    3- Récupérer et agréger des données externes

    Les organisations ont dans de nombreux cas centralisé en interne la production de toutes les données. Or, force est de constater que d'autres organisations ont pour vocation de produire et maintenir certaines de ces données. Il existe ainsi des référentiels "universels" (liste des communes/régions/départements, codes postaux/INSEE, référentiels de personnes, référentiels d'organisations, statistiques diverses et variées, liste d'adresses...) dont la maintenance n'a peut-être que peu de sens au sein d'une organisation. La récupération automatique de ces données permettrait non seulement de supprimer le coût de maintenance interne mais aussi d'offrir peut-être des données plus complètes et à jour.

    C'est dans ce domaine, à mon avis, que l'Open Data est le plus intéressant. En effet, s'il n'est pas impossible de contractualiser la récupération de données entre différentes organisations, la libération des données permet non seulement de simplifier de manière incomparable le processus de réutilisation (après tout il n'y a qu'à se servir) mais la présence des jeux de données libérés dans un annuaire permet d'en faire connaître l'existence auprès de tous.

    Ainsi, l'Open Data peut certes concourir dans une certaine mesure à l'innovation des usages par les données, mais il est, à mes yeux, surtout un moyen de permettre des économies d'échelle substantielles par le fait qu'il permet de mettre en place un écosystème de données réutilisables et ainsi d'éviter aux organisations de maintenir certains données qui ne sont pas leur cœur de métier. C'est dans cette perspective que les notions d'interopérabilité et de confiance sont cruciales dans le processus de libération des données.

    Last but not least, la récupération de données externes peut aussi enrichir les données de l'organisation. Cela ouvre la voie à l'émergence de nouveaux usages (géolocalisation grâce aux coordonnées géographiques, renseignements complémentaires sur une personne....) et à la création automatique de liens hypertextes entre les sites Web pour proposer des parcours thématiques inter-organisations (la logique institutionnelle n'a pas cours sur le Web, espace commun et unique de navigation...).

    by got at February 25, 2015 11:59 AM

    David Larlet

    Offline et discussions

    C’est vraiment pas éloigné de ce que je cherche à faire, et l’idée du prefetch des liens fait rêver… En ajoutant les serviceworkers ou un genre de build on est « presque » (manque le push) sur quelque chose qui pourrait faire du commentaire décentralisé ?

    Footnotes to sidenotes par 0gust1

    Tiens ça faisait longtemps que l’on n’avait pas remis les commentaires décentralisés (cache) sur le tapis :-). Et pourtant 0gust1 a tout a fait raison, les technologies autour de l’offline (cache) permettent enfin d’avoir des graphes locaux qui pourraient s’assimiler à des discussions décentralisées. À quel rang faut-il cacher le Web ? Faut-il cacher les media ? À quel moment invalider/rafraîchir le cache ? Est-ce un graphe vivant ou un instantané ? Autant de questions que je me pose depuis que j’ai commencé à mettre les liens en cache

    February 25, 2015 11:00 AM

    February 24, 2015

    David Larlet

    SNCM et prix dynamiques

    What worries many industry observers is a company charging different prices based on an individual’s characteristics or buying history. There is strong evidence this occurs regularly. And while it’s important to note that such practices can be imposed offline in the bricks-and-mortar environment as well, the Internet has driven such capabilities into the stratosphere.

    Do travel deals change based on your browsing history? (cache)

    Le site de la SNCM pratique systématiquement des prix dynamiques (augmentation du prix à chaque visite), il s’agit d’un dark pattern. Pour s’en prémunir, une fenêtre de navigation privée semble contourner le profilage efficacement. Il se trouve que c’est la seule compagnie pour la Corse au départ de Marseille. À quand un CapitaineBateau ? Et une règlementation adaptée…

    February 24, 2015 11:00 AM

    ★ Livre et email

    Construire durant des mois un texte et le publier en ligne ne fait pas de nous des auteurs numériques. Publier des livres papier ne fait pas de nous des auteurs traditionnels. Le Send se joue sur le Net, puis se moque du support. Il est action writing. Le Send est propre au Net comme le Slam est propre à la scène. Ils participent tous deux de la même urgence.

    La Send génération : Pecha Kucha remix (cache)

    C’est cette urgence que j’ai perdue/gagnée avec mes réflexions quotidiennes. Là où j’avais l’impatience de publier un tweet, je retrouve la sérénité de ne publier qu’une seule note, choisie avec soin, parfois/souvent rédigée à l’avance. Ne pas céder à l’émotion, à la réponse facile, à la blague foireuse. Imaginez si vous vous contraigniez à ne publier qu’une seule chose par jour. Quelle serait-elle ?

    Il y a peut-être un truc à inventer pour accompagner le processus de montée en statut symbolique, une maison d’édition Full Web, qui ne sorte pas du format web (i.e. pas de papier, pas d’epub, du web, rien que du web), mais qui accompagne les auteurs à fond (ce qui suppose d’avoir des chargés d’édition bien casse-couilles) pour avoir un fond à très haute exigence.

    Quand le web aura-t-il le même statut symbolique que le livre ? (cache)

    Je me suis inscrit récemment à la liste de diffusion A Drip Of JavaScript qui propose gratuitement des articles sur JavaScript et ne publie ceux-ci sous forme d’archives que quelques mois plus tard. J’imagine une liste dont l’inscription serait payante et qui serait le vecteur de publication d’un livre, chapitre par chapitre. Avec des discussions entre abonnés et auteur(s) au fil des publications, enrichissant l’œuvre initiale. Avec des archives publiées à terme également. Est-ce que vous avez déjà croisé ce format ?

    J’ai déjà le nom : Livremail. Facile mais efficace.

    February 24, 2015 11:00 AM

    February 23, 2015

    Karl Dubost

    La publicité sur le Web

    Vue de New-York Times Square avec zonage publicitaire New-York, États-Unis, décembre 2014

    Soixante-dix ans de matérialisme historique ont anéanti tout sens esthétique chez le Russe. D'où vient le mauvais goût ? Pourquoi y a-t-il du lino plutôt que rien ? Comment le kitch s'est il emparé du monde ? La ruée des peuples vers le laid fut le principal phénomène de la mondialisation.

    Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

    New-York, Times Square sur Google Street View en décembre 2014. Il serait aisé de changer son nom. Je propose « Money Square Meters » tant la publicité inonde les surfaces. Une casquette avec une visière et le profil peut peut-être nous permettre d'éviter de la regarder. Il y aura bien un jour, ils en mettront imprimé sur le trottoir.

    Je parcourais de vieilles photographies ce soir. Notamment une photo que j'ai prise à Times Square, il y a un peu plus de 22 ans. Octobre 1992, le week-end des festivités de « Columbus Day, » c'était la première fois que j'allais à New-York et je pense la première fois que je mettais les pieds aux États-Unis. Il y avait moins d'une trentaine de sites Web dans le monde. Tim les ajoutait sur une des pages Web du CERN.

    Ne vous faites pas piéger quand on vous dit que le Web ne pourrait pas exister sans la publicité. C'est un mensonge. Le Web a existé avant que la publicité y fasse son entrée. Tout comme dans les villes, il n'y a pas toujours eu tant de gavage jusqu'à la nausée. Les publicitaires s'installent là où il y a des paires de globes prêts à absorber la laideur. La machine à laver le cerveau est en marche. Il vous faut acheter pour vous conformer aux modèles exposés. La répétition fait le reste.

    La première résistance est ne de pas accepter le status quo. La seconde résistance est d'apprendre à bloquer les publicités des sites Web. Et si certains sites disparaissent, c'est qu'ils n'avaient pas sû trouver leur marché en dehors de la publicité. Ce n'est pas si grave.

    Vue de New-York Times Square New-York, États-Unis, 10 octobre 1992

    February 23, 2015 01:51 PM