Planète Web Sémantique

June 14, 2018

David Larlet

☕︎ For intérieur

Comment faire pour renforcer notre capacité à endurer les chocs et à s’en remettre ? Voici quelques propositions de la psychologue Carolyn Baker qui anime depuis quelques années dans sa ville de Boulder (Colorado, États-Unis), des ateliers de transition en vue de l’effondrement qui s’annonce : tenir un journal intime pour cultiver un dialogue avec son être intérieur ; lire, écrire et apprendre de la poésie pour stimuler son cerveau droit (c’est un langage réparateur pour embrasser des émotions perturbantes après des chocs violents) ; pratiquer la méditation pour créer des liens conscients avec son être intérieur ; créer de la beauté, antidote au manque de sens et à la noirceur d’une époque ou d’une société ; retrouver le sens du sacré car il tient un rôle fondamental et vital dans la capacité de se retrouver après une épreuve radicale ; se reconnecter aux autres et à la nature.

Petit traité de résilience locale (PDF, 429Ko)

Tout un programme. Et puis même si ça ne s’effondre pas, c’est déjà bien proche de ma feuille de route :-).

June 14, 2018 11:00 AM

June 13, 2018

David Larlet

☕︎ Effondrement et récit(s)

La thèse n’est pas récente. Déjà le père Claude-Pierre Lagrange, fondateur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, au début du XXe siècle, avançait qu’une large part des récits bibliques étaient fondés sur des événements ensuite interprétés, mais dans un dessein pédagogique et analogique, transmis via des « fiches » facilement mémorisables pour un public analphabète. Ce n’est pas tant la véracité d’une preuve historique qui fonde la foi, bien au contraire, c’est le lien que le croyant établit entre une histoire, voire une légende, et le sens qui lui est donné de comprendre à partir de cette légende.

L’urgence et l’essentiel, Claude-Henry du Bord

Interview très apaisée de la part de Cyril Dion, notamment au sujet de l’importance du récit pour une prise de conscience globale. Pour ma part, j’accorde plus d’importance aux transmissions et aux réflexions qui suivent le récit « initial ».

Je mets des guillemets car le récit donne l’idée d’une création là où tout n’est qu’adaptation itérative et j’ai de plus en plus de mal avec cette culture artistique de l’ascendance. Il y aurait beaucoup à dire ici sur l’égo, le droit d’auteur et la société patriarcale.

Le récit a aussi une dimension de mise en spectacle d’une situation que l’on est pourtant bien en train de vivre. Comment réduire la distance pour transformer ces histoires en implications ?

June 13, 2018 11:00 AM

June 12, 2018

David Larlet

☕︎ Simulation inverse

À terme et dans la pratique, une des solutions d’amélioration du modèle proposé par mon tuteur, Serge Fenet, est d’exécuter une simulation inverse depuis un état voulu dans le futur pour trouver des comportements à adopter dès aujourd’hui, ce qui se déroulerait en deux temps :

  1. La simulation inverse à partir de l’état cherché, qui donnerait une multitude de points de départ en fonction des incertitudes
  2. La simulation normale à partir de tous les points de départ trouvés précédemment. On trouverait ainsi le rayon d’action qu’on aurait, et dans quelle mesure on pourrait aboutir à un avenir souhaitable.

Du Vensim au Python (cache)

Le modèle World3 permet de simuler ce qu’il adviendra du monde au cours des prochaines années. Le souci, c’est que le résultat reste pertinent après plusieurs décennies et… qu’il rend compte d’un effondrement prochain (en gros au cours de deux prochaines décennies).

L’approche tentée de voir ce que l’on pourrait modifier aujourd’hui pour arriver à un avenir souhaitable permettrait peut-être d’influer politiquement sur chacun de nous et d’agir en connaissance de cause.

Un peu d’optimisme ne fait pas de mal.

June 12, 2018 11:00 AM

★ Start-up nation

Summary in English

Please stop messing around with start-up nation and Startups d’État names. These concepts are really different.

Et pour cela, un seul modèle tout prêt à l’emprunt, celui des plates-formes et des start-ups. On aurait pu penser que « l’état plate-forme » serait devenu le slogan de Macron et de toute l’administration, sous l’influence de l’élite économique et des réseaux de consultants qui gravitent autour de lui. J’avais signalé comment l’ouvrage de Colin et Verdier sur « l’âge de la multitude » vantait de façon quasi obscène la performance des plates-formes, à l’époque (2012) où Uber émergeait avec la philosophie de barbare qu’on connait (et dont les auteurs se réjouissaient puisque cela allait enfin bousculer toutes les rentes) et où les GAFA devenaient les maitres du monde, les nouveaux suzerains auprès desquels tous les gouvernements faisaient figure de vassaux.

Le dogme de la "startup nation" à l’attaque du service public (cache)

Avertissement : je participe aux Startups d’État depuis 3 ans où j’ai contribué à 3 produits différents. Les propos qui suivent sont le fruit d’une réflexion personnelle.

Il y a beaucoup de choses qui se mélangent dans cet article, à commencer par start-up nation et Startups d’État (cache) qui sont deux concepts que je considère être aux antipodes mais qui ne cessent d’être associés dans mon entourage. Je vais tenter de clarifier en répondant point par point :

Recette 1: table rase

Ressources étonnantes qui ne figurent pas dans les méthodes innovantes proposées : une histoire, une mémoire, une généalogie, une trace de tout ce qui a été tenté et de tout ce qu’on peut apprendre, des réussites comme des échecs. Voilà un des syndromes de l’idéologie startupiste […] : l’inculture historique

Le programme Entrepreneur.e d’Intérêt Général c’est justement de recruter quelqu’un de l’extérieur pour être en binôme avec un agent qui a la connaissance de l’irritant, qui a déjà tenté des choses et qui est une mémoire vivante de la problématique.

Il s’agit aussi d’une acculturation à double sens qui est nécessaire pour établir un lien d’empathie avec les personnes affectées au quotidien par le problème. L’attitude que j’observe n’est pas de nature conquérante mais bien au contraire compréhensive et bienveillante. Il ne s’agit pas de disrupter mais d’accompagner.

Recette 2: créativité oui! controverse non!

Car on peut développer une interface géniale et très « user friendly » d’une application et avoir des retours très satisfaits de ces clients futurs ou réels alors même que l’application crée un désastre économique […], écologique […] ou moral […]. Où se trouve la boite à outils des controverses, des débats publics, du bien commun qui exige débat, contradiction et souci, souci constant des développeurs eux-mêmes à propos de la finalité de leur travail. Car oui, même les geeks et startupers sont responsables et se rendent compte qu’on leur fait parfois produire des dispositifs d’asservissement. […] La disparition du politique, voici le second syndrome du dogme startupiste.

La pensée politique se décline à plusieurs échelles :

  • à titre personnel, je pense que l’on a tous nos propres tiraillements et pour ma part je ne les cache pas et je me rassure comme je peux ;
  • à titre d’équipe, il faut considérer ces startups comme des espaces de collaboration et de réflexion sur un sujet donné, les échanges sont nombreux et loin d’être restreints à la technique ;
  • à titre de communauté, les startups ne sont pas isolées entre elles et communiquent de manière transverse pour échanger leurs pratiques mais aussi leurs craintes et leurs doutes ;
  • à titre de mouvement, il y a des initiatives dans tous les pays et les questionnements sont proches.

Ces différents niveau de réflexion me semblent être suffisants pour que la controverse existe. Sans compter que les personnes externes (dont je fais partie) sont aussi là en tant que citoyens plus ou moins engagés.

Recette 3: passage à l’acte

Ils verraient alors à quel point les cultures politiques ont disparu pour faire place à un impératif quasi fusionnel autour des promesses de la technologie et surtout au passage à l’acte, celui du producteur de code. Il s’agit bien d’un passage à l’acte au sens psychanalytique, qui suspend toute élaboration du désir pour lui substituer la réactivité de la pulsion, dont on ne peut produire aucune réflexivité et qui ne supporte pas l’idée même d’un débat, d’un colloque, soit-il singulier. […] C’est dire à quel point le sens politique du débat, pourtant vital pour la démocratie, a été perdu au profit d’un modèle du confessionnal. On peut donc continuer à passer à l’acte à condition de s’excuser, ce qui revient à ajouter un nouveau terme au slogan du monde numérique « rough consensus, running code… and apologies » !

Je vois une certaine naïveté dans cette pensée qu’il n’y a pas un humain derrière ce producteur de code qui est lui-même un citoyen (potentiellement usager de son propre outil au passage). Il ne faut pas croire également que les startups sont développées complètement hors-sol, au contraire, il s’agit de s’intégrer dans un écosystème existant et de coopérer avec les différents groupes afin de se coordonner et d’aller dans la même direction. Celle qui semble correspondre aux besoins des citoyens.

Recette 4: court-termisme (quick wins en français)

Une dernière dimension me parait totalement absente des discours sur l’adaptation des services publics, celle de la vision. Elle est en quelque sorte le contre point de la mémoire et de la table rase. On pourrait en effet rester indulgent devant le mépris de la mémoire (et donc du passé) si la vision du futur était assez puissante et convaincante.

Ici, je dois avouer que je reste pour l’instant sur ma faim. La vision se dessine au fur et à mesure de l’avancée du projet mais il manque parfois un cap clair dans ce qui est produit et pour quelles finalités. Les externalités sont toujours nombreuses et c’est là où les choix politiques ont leur importance pour orienter et donner de la valeur à l’une plutôt qu’à l’autre.

En revanche, là où la proposition du futur me semble enthousiasmante c’est de montrer qu’une petite équipe est en capacité de réduire un petit irritant. Et que cela puisse donner de l’espoir et de l’envie à d’autres, façon colibris.

Recette 5: metoo (l’autre!) et tyrannie du retard

Or, l’impératif de vision à long terme et de « devenir avec » (les usagers, les talents et les envies des agents) est au cœur du service public et si l’on considère qu’il est absent, ce n’est certainement pas en installant une dénégation de la responsabilité à long terme et de vision, attribuée aux start-ups, que l’on va remédier à la situation. Au bout du compte, c’est avant tout la pression de l’innovation technologique qui semble être le seul moteur d’innovation.

Plus j’acquiers de l’expérience et plus je me rends compte que l’innovation au cœur des Startups d’État n’est pas tant dans la technologie que dans le fait de montrer que des interactions entre ministères sont possibles, que la donnée gagne à être partagée avec tous, que les agents peuvent produire un bien commun plus qu’un bien politique (au sens de Politikè et non de Politeia). Plus que des produits innovants, ce sont les produits inspirants qui m’animent.

Un design organisationnel pluriel et coopératif est possible

Les agents des services publics connaissent les points de blocage et se focaliseront plus facilement sur cette créativité organisationnelle parce qu’ils sont à l’intérieur des services et savent qu’on ne peut pas repartir de zéro. Comment leur redonne-t-on confiance dans leur propre esprit d’initiative, alors qu’on a passé des années à les décourager pour des raisons de procédure, pour des rivalités de clocher ou pour des réductions de moyens systématiques ? Que peuvent-nous dire les pratiques des start-ups pour changer cela ? Quasiment rien, car leur objet, leur situation, leurs cultures, leurs contraintes ne sont pas du tout de cet ordre.

J’espère avoir montré qu’il y a peut-être une alternative. Pour l’anecdote, je ne suis peut-être pas un statupers pur souche mais j’ai quand même évolué dans quelques-unes et mon contact avec le service public me permet aujourd’hui justement d’appréhender cette culture différente et ces contraintes associées. Les divergences culturelles ne peuvent être forcées de manière unilatérale, cela passe forcément par un échange et une compréhension de l’autre, fut-il agent, citoyen ou ministre. Sans ce contact, je n’aurais probablement pas exploré les communs, les algorithmes ou l’importance de la maintenance et de la simplicité requise pour y accéder.

C’est ce qui me motive aujourd’hui : être au contact d’autres cultures afin d’être toujours en capacité de pouvoir changer. De la nécessité d’une certaine entropie pour pouvoir continuer à évoluer. Ne plus être acteur du changement mais porter en soi le changement.

Et que ce changement ait fortuitement des répercussions positives…

June 12, 2018 11:00 AM

June 11, 2018

David Larlet

☕︎ Communauté intentionnelle

L’écovillage est une communauté intentionnelle qui souhaite une manière de vivre plus humaine, axée sur le développement durable. La définition de Robert et Diane Gilman, largement utilisée par les écovillages, est la suivante : « Établissement autonome, à échelle humaine, où les activités s’intègrent harmonieusement au milieu naturel de telle sorte qu’elles contribuent à un développement sain de l’être tout en étant suffisamment inoffensives pour être poursuivies indéfiniment. »

Vivre autrement, Diana Leafe Christian

Encore une piste de réflexion, une autre échelle, un autre engagement. Cela mériterait une visite.

Toutes ces échelles vont bien finir par me mener quelque part :-).

June 11, 2018 11:00 AM

Karl Dubost

Typhon 5

Shinjuku, Tokyo, Japon, 11 juin 2018 Shinjuku, Tokyo, Japon, 11 juin 2018

11:50. Le temps se déplie en strates. Vingt minutes est tout ce dont nous avions besoin pour définir cinq gorgées de café. Le typhon, numéro 5, découpe l'espace en trombes irrégulières. Vingt minutes et cinq gorgées de café.


Shinjuku, Tokyo, Japon, 11 juin 2018 Shinjuku, Tokyo, Japon, 11 juin 2018

12:06. Les immeubles de Shinjuku estompés, le ciel est un papier buvard. Je retire la capuche, car la peau appelle l'eau. Oui, là, à ce moment, la sérénité existe dans le mouvement du monde.


Entre Nippori et Narita, Japon, 11 juin 2018 Entre Nippori et Narita, Japon, 11 juin 2018

13:36. La terre gorgée. L'eau dans les rizières. Les vapeurs de riz m'enveloppent. Le désir d'une boule de riz dans la main.


Narita, Japon, 11 juin 2018 Narita, Japon, 11 juin 2018

15:22. Attendre. Et regarder la ronde des envolées.


June 11, 2018 07:06 AM

June 10, 2018

David Larlet

☕︎ Municipalisme libertaire

Après son année anglaise, Amir renouvelle l’expérience du contact des communautés anarchistes et des hackers, à l’échelle européenne cette fois. Partout, il dresse un même constat : celui de la dépolitisation. « Aujourd’hui, l’utilisation de la technologie ne répond à aucune vision. La technologie est vraiment un grand pouvoir, et on devrait l’utiliser pour changer la société et la politique. Mais ceux qui savent utiliser cette technologie se retrouvent dans des hacker spaces et se consacrent à leurs projets individuels. Ils se servent de la technologie comme d’un jouet. » Amir prend un ton blasé et peste : « C’est vraiment très immature comme attitude. Les hackers devraient utiliser leurs compétences pour avoir une action sur la société. À la place, on a l’impression qu’être hacker est une déclaration à la mode, comme pour dire “Regarde, je suis hacker, je suis tellement cool”. »

Même à Exarchia, quartier d’Athènes réputé pour abriter les derniers bastions d’anarchistes européens, la désillusion est au rendez-vous : « Là-bas, ils s’habillent comme des anarchistes, ils parlent parfois comme des anarchistes, mais ils n’ont aucune conscience politique. » De l’avis d’Amir, hackers et anarchistes souffrent du même mal : un manque d’implication réel dans le champ politique. Et cela serait la conséquence d’un « monde incroyablement complexe. En Occident, beaucoup de hackers n’essaient pas d’améliorer la situation pour mieux appréhender le monde parce qu’ils ont purement et simplement arrêté de croire en quoi que ce soit. Ils n’ont aucune idée à défendre, ils sont juste perdus, enfermés dans leur bulle de confort ».

Amir Taaki, l’anarchiste pro-Kurde qui veut repolitiser les hackers (cache)

Suite à cet article je lis la bio de Abdullah Öcalan qui m’amène à explorer le confédéralisme démocratique et par extension le municipalisme libertaire :

Les assemblées municipales dans un système municipaliste libertaire sont ouvertes à tous. Les citoyens sont informés à l’avance et débattent des sujets lors des assemblées. Les décisions se prennent à la majorité.

Pour les questions touchant une sphère plus large que la communauté (pouvant correspondre autant à la commune, à la municipalité qu’au quartier), elles sont discutées dans des assemblées locales ou régionales, et à un échelon supérieur encore pour les questions plus globales encore. Les personnes assistant à ces assemblées sont des délégués mandatés par les assemblées municipales. Ils doivent rendre des comptes ensuite auprès de leur communauté et leurs décisions peuvent être révoquées. Le pouvoir ne quitte ainsi pas les mains des citoyens, du niveau local.

Le municipalisme libertaire tend à créer une situation dans laquelle les deux pouvoirs, à savoir la confédération de communes libres et l’État-nation ne puissent plus coexister. La structure du municipalisme devient alors la nouvelle structure de la société.

Lorsque je parle de démocratie(s) et d’échelle(s), ce sont ces alternatives auxquelles je pense, un local qui montre que l’on n’a pas besoin du global de par sa simple existence. La difficulté est double : résister au pouvoir global d’un côté qui veut garder sa légitimité, s’accomplir au niveau personnel de l’autre en surmontant les peurs liées à sa « petite » condition.

Écartelé entre les deux, le vivre ensemble.

June 10, 2018 11:00 AM

June 09, 2018

David Larlet

☕︎ Diversity problem

Every time I read or hear that “we have a diversity problem” or “our team is not diverse,” I feel that I am being pushed back in the closet.

Cultural diversity is an asset. […]

Sexual diversity is an asset. […]

Neurodiversity is an asset. […]

Why do I still get to hear that “we have a diversity problem”?

Neurodiversity (cache)

Tough question, there will always be a (hidden) minority which will be affected by the lack of care from others. Group relations are complex, maybe the key is to be lucid about that and do our best as individuals. Even knowing that it will not be enough.

How to be harmless and still be?

June 09, 2018 11:00 AM

June 08, 2018

Karl Dubost

Fabrique du monde

Carte de la province de Sagami, Hikoichiro Tsuruminé Carte de la province de Sagami, Hikoichiro Tsuruminé

Code solidifié. The dataset contains 3TB of repositories from GitHub ready to download. This includes all of the contents (git metadata and file contents) for all of the repositories on GitHub with 50 or more stars.


I dunno. We need to be able to candidly and thoughtfully talk about technology without people assuming you’re calling that technology and the people who create/use it garbage. We have to be mindful of the community we’re fostering, and encourage people to freely discuss all this stuff without getting dog piled on.


Sans le livre Le livre ne m'intéresse pas et ne m'a jamais intéressé : si je travaille sur sa matérialité et sa fabrication sociale, c'est uniquement pour comprendre - je le réalise aujourd'hui - par quels processus nous en venons à indexer sous son appellation des formes inconnues, hétérogènes, qui échappent a priori à son empire.


MamaChari By 2008 electric assist bikes were introduced to the market, and again they targeted women with children as the primary users. Today MamaChari bikes are stable, secure and ubiquitous in Japan, yet they have yet to enter other global markets.


June 08, 2018 09:32 PM

David Larlet

☕︎ Frontière du danger

Quand nous voyageons dans une direction, par moyen terrestre, à partir de quel moment, nous estimons que le voyage comporte un danger, que la route que nous avons choisie peut créer l’opportunité de mauvaises rencontres. Quelle est cette frontière personnelle du danger ?

Vers où ? (cache)

C’est super cliché mais j’ai failli me faire renverser littéralement au coin de la rue il y a quelques jours en allant chercher du pain. Et mine de rien ça remet pas mal en perspective cette frontière. Le danger comme rappel de ce qui vaut la peine d’être vécu.

La voiture est un cas intéressant car il est pour moi assez emblématique d’une technique non maîtrisée et pourtant déployée à grande échelle avec un taux de mortalité qui devrait nous pousser à prendre un certain recul, que l’on se refuse par commodité. On est encore dans le déni de sa dangerosité et le solutionnisme technologique à base de voiture autonomes. Toute ressemblance avec un phénomène de plus grande ampleur serait forcément fortuit…

June 08, 2018 11:00 AM

June 07, 2018

David Larlet

☕︎ Ready to go

No matter what framework or method your management thinks they are applying, learn to work this way:

  • Produce running, tested, working, integrated software every two weeks, every week. Build your skills until you can create a new fully operational version every day, twice a day, multiple times a day.
  • Keep the design of that software clean. As it grows, the design will tend to become complex and crufty. Resist and reverse this tendency consciously, refactoring in tiny continuous steps, all the time, so that your rate of progress is as steady and consistent as possible.
  • Use the current increment of software as the foundation for all your conversations with your product leadership and management. Speak in terms of what’s ready to go, and in terms of what they’d like you to do next.

This is the development team’s best hope for a reasonable life. By keeping the software always ready to go, we can hit any deadline with the best possible result. “Is today the deadline? Here’s what we’ve got, it’s ready to ship.”

Developers Should Abandon Agile (cache)

That is why I made it a quite strong engagement on my professional identity: “pre-production from day 3” is key to be able to iterate with a person not familiar with code or running a shell command. From my experience, displaying a new version of a web page in a matter of second(s) makes the difference to quickly validate feedback and align misunderstood positions.

June 07, 2018 11:00 AM

June 06, 2018

David Larlet

☕︎ Moment historique

Je vous ai déjà parlé de mes tiraillements à participer au renforcement de l’éxecutif. Aujourd’hui a eu lieu un échange de code entre l’exécutif et le contre-exécutif. Open-source as usual vous me direz, et pourtant j’ai bien envie de le romancer autrement et de voir derrière ce code commun la genèse d’un bien commun qui pourra être utile aux citoyens.

Se retrouver entre le marteau et l’enclume pince assez fort ma schizophrénie mais ma curiosité me pousse à voir ce qui pourra sortir de la forge.

June 06, 2018 11:00 AM

June 05, 2018

David Larlet

☕︎ Livre et consommation

Mais en fait, on n’a même plus besoin de bruler les livres, il suffisait d’en faire des objets de consommation. En passant du brasier au compost, on a évacué toute charge émotionnelle de la destruction de l’œuvre.

[…]

Pendant longtemps, le livre a été comme une ancre jetée dans l’éternité. À présent, ce n’est plus rien qu’un consommable comme un autre.

Civilisation de la poubelle (cache)

J’habite à côté d’une bibliothèque depuis un an. Et mine de rien ça a eu deux impacts assez majeurs : moins d’accumulation de livres à la maison ce qui est une vaine résolution que j’entreprends à chaque déménagement mais surtout une hausse assez phénoménale de mes lectures papier, à commencer par les bandes dessinées.

Et aussi le bonheur de pouvoir faire découvrir à un enfant des univers entiers de lecture, anciens et récents (bon pas si anciens quand même, oh !) tout en s’autorisant à moindre coût de participer au désherbage local : les livres jeunesse sont à 0.5 $CAN sur une étagère à l’entrée, je n’ai aucune idée de ce qu’ils deviennent ensuite.

Je ne sais pas si cette proximité nous a encouragé ou pas à avoir une attitude de consommateurs vis-à-vis de la culture. Par contre je sais ce que j’aurais envie de préserver lors d’un hypothétique effondrement.

June 05, 2018 11:00 AM

June 04, 2018

Karl Dubost

Rouille de la nuit

Chaque fois, que je lis la phrase « n {choses} à {action} avant de mourir » comme dans « 10 films à voir avant de mourir. » signifiant que ces œuvres sont exceptionnelles, que ces lieux sont immanquables, … chaque fois, je pense à renverser la phrase en « mourir après avoir {action} ces n {choses}. » Cela enlève tout de suite le sentiment d'urgence, cela diminue la fétichisation du sujet en question.


Planche de grue Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, 1838

Le crépuscule à l'encre bleue. Au dessus de moi, une grue en vol droit. Le silence d'une trajectoire nord-sud. La rivière est à quelques battements d'aile.


Réductions. Quand les humains disparaissent The annual number of newborns dropped to a record low of 946,060 in 2017, staying below 1 million for the second consecutive year, a government survey showed Friday. Japan’s population thus fell by the largest margin yet, with births dropping 30,918 from the previous year and deaths climbing to a postwar high of 1,340,433, for a natural decrease of 394,373, the health ministry’s data showed.


Abandons. Quand la terre n'est plus possédée. The Diet was jolted when a fiscal 2016 land ministry survey of 558 cities, towns and villages showed ownership for 20 percent of the land was unclear. […] But many who have moved away don’t want to bear the costs of registering and maintaining their property, especially if it is isolated. This has led to growing tension between mayors and village heads and the central government over who should pay up when abandoned land causes local economic harm.


Pesticides et engrais déclarés criminel dans une région de l'Inde : Sikkim. To encourage farmers to make the switch to organic, Sikkim tapered off its supply of chemical pesticides and fertilizers — making their use a criminal offense in 2014 — launched education programs, and installed thousands of composting pits.


Asynchrone. À réfléchir aussi pour les modes de travail. Ce que nous appelons « remote working » (travail à distance) est peut-être juste « asynchronous work. » ou au moins, cela offre un nouveau cadre de pensée pour le définir. À creuser dans les prochaines semaines. And it’s part of a pattern of shifting media use from real-time to my-time.


Rouille de GitHub. One way I know I feel: Github has never been a preservation solution, and it’s been alarming to see it used as if it were. So maybe this will encourage projects to find actual solutions?


June 04, 2018 11:31 AM

David Larlet

☕︎ Confort et centralisation

Remplacez Google Reader par Github puis RSS par Git et vous arrivez exactement à la même situation. Une entreprise — même avec une image cool — n'aura jamais la même pérennité qu'un standard implémenté de manière distribuée. Le confort de la centralisation a un prix, celui de l'obsolescence choisie.

Monopole décentralisé, il y a 5 ans quasi jour pour jour…

Bon. On y est (cache). Et on va refaire la même erreur. Encore et encore.

De par notre besoin de se conformer et d’exister par nos ressemblances plus que par notre individuation car le cadre social que l’on s’impose ne nous permet pas de prendre confiance en nous, ce qui est la première étape de la décentralisation.

De par notre apathie à réagir lorsqu’on prend conscience d’une centralisation de la valeur qui devient malsaine pour l’ensemble du groupe. Lorsqu’une pratique est uniformisée, elle devient quantifiable ET qualifiable. Le capitalisme est friand de pouvoir classer les individus et leur valeur marchande, ce n’est pas un hasard si Microsoft possède aussi LinkedIn.

Ma seule surprise finalement c’est que ça ne soit pas Google.

Note : toutes les statistiques des pages hébergées par Github Pages viennent de passer aux mains de Microsoft également.

June 04, 2018 11:00 AM

June 03, 2018

David Larlet

☕︎ Foi et mystique

Tout cela nous amène à une question clef : existe-t-il un Dieu créateur ou gouverneur de l’univers s’intéressant principalement aux humains ? Je tiens à dire tout de suite que je suis spinoziste. Quelle révolution apporte, selon moi, Spinoza dans la pensée ? Il élimine un Dieu extérieur au monde et place la créativité divine dans la nature : ce qui est créatif est dans le monde lui-même et le monde porte en lui la créativité. À la question : « Mais qui a créé Dieu ? », certains théologiens répondent : « Il s’est autocréé. » Je fais l’économie de l’autocréation de Dieu en disant : l’univers s’est autocréé d’une façon mystérieuse puisque nous ne disposons que d’hypothèses, en conséquence de quoi je plonge dans le mystère. Ensuite, et je soumets là mon second point de vue, en tant que sceptique ou rationnel, tout en étant par ailleurs mystique, je ne peux croire que Dieu se manifeste particulièrement à l’humanité. […] Je ne peux donc pas avoir foi en une religion monothéiste révélée pour les deux raisons fondamentales suivantes : 1. Je ne peux croire en un Dieu créateur architecte anthropomorphe ; 2. Je ne peux croire en la Révélation. Cela ne m’empêche nullement d’avoir un sentiment que je qualifierais de « mystique » ou de religieux sur le mystère de la réalité du monde : plus nous disposons d’informations scientifiques et plus le monde se révèle mystérieux et inexplicable. Je pense que tout cela est encore plein d’inconnues et, si j’ai une foi, c’est en la fraternité, en l’espoir que l’humanité soit meilleure. Je n’ai aucune certitude que cette foi puisse se réaliser un jour, j’envisage qu’elle puisse échouer en même temps que l’aventure humaine sur la terre.

L’urgence et l’essentiel, Edgar Morin

Cette forme de mystique est proche de celle qui me fait réfléchir et avancer aujourd’hui après avoir délaissé tout ce qui s’apparentait à de la religion.

PS : ce dernier lien va faire une transition parfaite avec la prochaine note…

June 03, 2018 11:00 AM

June 02, 2018

David Larlet

☕︎ Démocratie(s) et échelle(s)

J’ai enfin pris le temps de voir Démocratie(s) (sur peertube, sur youtube) il y a quelques jours et je suis resté sur ma faim. Ce qui est probablement une bonne chose vu que ça m’oblige à creuser le pourquoi. Les exemples sont vraiment pertinents, ce qui m’a manqué c’est le côté méta qui serve de fil rouge à l’ensemble. Ma propre interprétation est qu’il devient de plus en plus difficile de tendre vers le principe démocratique à partir d’une masse critique.

À l’échelle d’une petite coopérative c’est enthousiasmant, à l’échelle d’une école ça passe, à l’échelle d’une commune ça commence à devenir compliqué, à l’échelle d’une région c’est ingérable et à celle d’un pays c’est inapplicable.

Quelle est votre propre mise en logique de cette suite de témoignages ?

June 02, 2018 11:00 AM

June 01, 2018

Karl Dubost

Vers où ?

Quand nous voyageons dans une direction, par moyen terrestre, à partir de quel moment, nous estimons que le voyage comporte un danger, que la route que nous avons choisie peut créer l'opportunité de mauvaises rencontres. Quelle est cette frontière personnelle du danger ?


June 01, 2018 01:05 PM

David Larlet

☕︎ Technical readings

A couple of links from my tabs:

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June 01, 2018 11:00 AM

May 31, 2018

David Larlet

☕︎ Stupides marteaux

Les mots choisis teintent la réalité et les termes villes intelligentes et numériques amenaient à nous moult développeurs technologiques nous proposant des solutions comme autant de fabricants nous amenant des marteaux pour lesquels nous n’avions pas assez de clous à enfoncer. Ne vous méprenez pas: je ne juge pas le développement technologique inutile; mais les mots utilisés jusqu’à présent tendaient à mettre la technologie comme prémisse plutôt que comme un outil parmi d’autres. Le changement de nom, aussi symbolique soit-il, vise à rééquilibrer un peu les choses et à justifier une réflexion et une action plus larges.

Vers un laboratoire d’innovation urbaine (cache)

Virage intéressant opéré par la ville de Montréal, au moins dans le discours. C’est en accord avec ce que j’exprimais préalablement mais qui avait malheureusement du mal à se concrétiser. En espérant que les citoyens arrivent à concilier les enjeux et les ressources en présence. Du peu que j’ai pu voir, ils avaient plutôt tendance à se ruer sur la caisse à outils numériques sans trop se soucier des valeurs soutenant les fondements de leur construction.

Ne crucifions pas trop vite les développeurs…

May 31, 2018 11:00 AM

May 30, 2018

Karl Dubost

Corps brisé

Planche anatomique des côtes Osteographia, or The anatomy of the bones. 1733
Tsujido, Japon, 28 mai 2018 Tsujido, Japon, 28 mai 2018

Ne pas rire. Ne pas tousser. Ne pas éternuer. Ne pas avoir le hoquet. Ne pas s'allonger mais tenter de dormir. Ne pas attraper de rhume, trop tard. Minimiser les mouvements. Ne pas porter de choses lourdes. Apprendre à dormir assis. Ne pas prendre l'enfant dans ses bras. Ne pas se baisser ou alors uniquement avec les jambes. Attendre 3 semaines ou un mois. Ne pas se faire bousculer si on doit marcher dehors. Les mots de l'enfant en voyant l'imagerie médicale : « Poisson ! »


L'attente et le « travail à distance, » un terme auquel je tords le cou ces jours-ci. La mobilité, la compacité de son poste de travail rend les attentes bien plus faciles et permet une certaine flexibilité dans l'utilisation des périodes de transition. Qu'est-ce qu'un travail à distance ? Quelles sont les conditions qui définissent un travail à distance ? De nombreux corps de métiers ne travaillent pas sur le lieu de leur employeur et on ne les appelle pourtant pas tous des travailleurs à distance. Pensez à tous les travailleurs en déplacement. Donc la distance de la personne effectuant le travail n'est pas le seul critère. Il y a aussi, l'objet du travail et sa matérialité locale. Il y aussi probablement l'axe contractuel à explorer. Pensez à un fournisseur (freelance) et un employé permanent. On ne parle rarement de travail à distance. L'un est payé à l'heure, l'autre à la livraison d'une commande.


La longévité comme instrument d'autorité académique. it is clear that blogs don't make it into the academic journalsphere and people cited two main reasons, the lack of longevity of links and the lack of peer review.


May 30, 2018 11:46 AM

David Larlet

☕︎ Stack punk

Une stack minimal, fluide et politique, de quoi faire de la bidouille numérique maïeutique et un brin engagée, c’est ça la stack punk que j’ai en tête.

Où est-ce que j’en suis de ce programme ? Au tout début. C’est autant une feuille de route qu’un retour d’expérience, une manière de trouver une légitimité à mon profil hybride. Je suis encore une toute jeune freelance, j’avance à petit pas, et je ne sais pas encore si ce type de positionnement est faisable et tenable sur le long terme. Mais j’ai grave envie de le tenter.

Le joyeux mélange des cultures professionnelles : soliste de haut-niveau, cheffe d’orchestre ou femme-orchestre ? (cache)

Voilà un retour super enthousiasmant de la part de Claire Zuliani, voir aussi celui d’Alexis (cache) qui a pris une toute autre voie avec beaucoup de plaisir.

Ça serait cool d’avoir davantage de partages d’échecs pour contrebalancer. C’est peut-être moins glorieux mais ça a autant de valeur. Si ce n’est plus…

May 30, 2018 11:00 AM

May 29, 2018

David Larlet

☕︎ All wrong

Consider Costa Rica, for example. Costa Rica’s per capita consumption is just over the sustainable level, yet they have some of the highest human development indicators in the world. Costa Ricans can expect to live longer than Americans, and with a level of well-being and life satisfaction that rivals even Scandinavian countries. In this sense, Costa Rica is one of the most efficient economies on Earth: it delivers high levels of human well-being with relatively little ecological pressure. We have been thinking about development all wrong. We have been holding countries such as the US and Sweden up as our goal, when we should have been paying attention to those such as Costa Rica.

The great challenge of the 21st century is learning to consume less. This is how we can do it (cache)

I’m eager to find more local places looking for efficiency rather than blind consumption a.k.a. “smart” places. Any other suggestions?

Better if the scale is close to a medium-sized city.

May 29, 2018 11:00 AM

May 28, 2018

David Larlet

☕︎ Économie et entropie

Passionnant entretien de Gaël Giraud sur le capital, le vivre ensemble, la déprolétarisation, les communs et pas mal d’autres choses difficiles à résumer car elles sont déjà bien condensées ! Merci Christian.

Pas encore lu mais si vous vous intéressez aux communs, il y a l’ouvrage collectif Neuf essentiels pour penser la culture en commun(s) (cache PDF (850Ko)) qui vient de sortir.

Envisagés comme manière spécifique de gérer une ressource, comme principe politique offrant une alternative au capitalisme ou encore comme l’ensemble des activités citoyennes fondées sur la participation, les communs interrogent les modèles dominants. Ce « Neuf essentiels » se propose d’éclairer les différentes représentations, pratiques et enjeux attachés à cette notion, et se penche plus particulièrement sur leur inscription dans le champ culturel. On y trouvera des balises claires pour comprendre le cadre théorique et pratique dans lequel ils s’inscrivent aujourd’hui, ainsi qu’une série de réflexions plus ciblées sur leur dimension juridique, leur articulation à la notion de droits culturels, leur mise en pratique en contexte artistique, mais aussi dans le champ du savoir ou du numérique.

Quelques points d’achoppement – autour de l’importance de la créativité des juristes, du rôle de l’État dans un contexte néolibéral répondant aux logiques de marché ou encore de la difficulté de trouver un langage critique accessible et appropriable autour de la notion de commun ­– émergent de plusieurs contributions : autant de réflexions à approfondir, mais dont ce « Neuf essentiels » se veut l’amorce.

Neuf essentiels pour penser la culture en commun(s) (cache)

May 28, 2018 11:00 AM

May 27, 2018

David Larlet

☕︎ Web We Can Afford

Passer du Web We Want au Web We Can Afford suppose une bonne connaissance du Web. Pas forcément un Web éternel mais un Web de transition.

Le monde devient numérique a t il les moyens de le rester (Alexandre Monnin)

Je connaissais les travaux d’Alexandre Monnin sur DBpedia et le Web Sémantique, c’est à la fois enthousiasmant et préoccupant de le recroiser en collapsologie. Enthousiasmant car il va falloir des personnes avec un temps d’avance pour accompagner l’effondrement et préoccupant car je préfèrerais être seul dans mon délire, ce qui me prouverait que ça reste un délire…

Nos technologies/infrastructures/moyens de recherche ne sont pas durables mais sont là : à quoi les employer avant que les effets du nouvel âge (l’Anthropocène) ne se fassent complètement sentir ?

Ibid.

Angle de réflexion pour le moins intéressant et qui au-delà de se demander ce que je vais faire consiste (aussi) à réfléchir à ce que ce que j’ai en ma possession qui pourrait encore faire, à la fois en terme de ressources et de savoir-faire.

Une problématique qui s’avère captivante pour les prochains mois.

May 27, 2018 11:00 AM

May 26, 2018

Karl Dubost

Silences à Hiratsuka

Bols bleus et baguettes Hiratsuka, Japon, 26 mai 2018
Planche botanique de fraises Decaisne, Joseph. Le Jardin fruitier du Muséum. Tome 9. 1862-1875

Sentir le parfum des fraises à l'ouverture d'un pot de confiture. Se souvenir du bol de chocolat chaud. De sa barbe.


May 26, 2018 01:24 PM

David Larlet

☕︎ Pensée futile

L’Homme est la vaste énergie de sa transmutation. Il est ainsi jusqu’à la mort son propre futur. Voilà sans doute sa seule liberté. Dans notre rêverie, nos paroles nous allient à notre avenir. Elles ne sont pas l’expression « d’une pensée préalable ». Elles sont la naissance même de la pensée.

L’intuition de l’instant - Introduction à la poétique de Bachelard, Jean Lescure, 1973

De quelle manière est-ce que le Web — et sa facilité de publication — a changé depuis notre façon de penser ? Jusqu’où nos publications nous (al)lient-elles à notre avenir ?

C’est la beauté que je retrouve dans la publication quotidienne : fixer, partager, grandir par petites itérations. En contrepartie, cela libère une tension réflexive qui m’est nécessaire pour pousser davantage certaines idées : lorsque c’est publié, c’est déjà du passé, comme si la transmission comptait sur la prochaine génération d’idées. Le Web comme espace de dissémination dont je n’ai toujours pas trouvé le rythme adéquat entre minimum local et intelligence collective.

May 26, 2018 11:00 AM

May 25, 2018

David Larlet

☕︎ Fausses nouvelles

Les publicitaires sont là pour rendre une pareille chose plausible. Ils peuvent vous dire que tel savon est le meilleur du monde, vous n’avez pas la possibilité de le tester. Qui peut tester tous les savons du monde ? Mais si le slogan apparaît assez souvent sur l’écran, ce savon finit par être le meilleur savon du monde. Vous avez là un exemple de ce que j’appelle le mensonge élevé au rang de principe.

Or le véritable succès de ces méthodes ne consiste pas dans le fait que les hommes croient ceci ou cela. Les hommes deviennent, ce faisant, cyniques et ne croient plus rien. C’est au fond le seul effet que produisent réellement tous ces mensonges. Mais il se passe quelque chose de bien plus grave que la propagation d’un cynisme spécifique, à savoir le fait qu’il n’y a plus de distinction entre la vérité et le mensonge, qu’on ne peut plus dire « Ça, c’est un mensonge » et « Ça, c’est une vérité ». Dans ce siècle terrible, où tant de choses se sont déjà passées nous devons être modestes. Nous devons être bien contents si nous parvenons encore à distinguer la vérité du mensonge ; […]. Si vous pensez que c’est uniquement le nombre de personnes qui fait qu’une vérité est une vérité ou un mensonge, alors il suffit que vous vous imaginiez combien de gens regardent les publicités. Tous veulent appartenir au monde que présente la publicité, tous veulent se servir d’une chose que quelqu’un vient d’inventer. À ce moment-là, ces gens deviennent de véritables escrocs escroqués. Et je crains plus qu’à bien des égards nous courions le risque de devenir des escrocs escroqués que je n’ai peur des menteurs.

Édifier un monde - Légitimité du mensonge en politique ?, Hannah Arendt, 1975

Ô Hannah, si tu savais ce qu’un réseau mondialisé a réussi à faire de cette vérité en politique… Les métriques des aggrégateurs devenant caution de mensonges tous plus éhontés les uns que les autres. Comment accepter une telle naïveté lorsqu’on a la lucidité d’en prendre conscience ?

May 25, 2018 11:00 AM

Karl Dubost

Entre-temps, nous oublierons

Vélos devant un magasin Tokyo, Japon, 27 mai 2017

Comme Gérard de Nerval et son homard au Palais Royal, un jour, je devrais prendre avec moi un porcellion pour faire un tour. Le problème est de trouver la bonne laisse.


Un désir de forêt. La mousse du printemps. L'épaisseur humide. L'abandon… oui l'abandon. Le fleuve noir. Les reliefs effacés. Le corps granit. Le corps brisé. L'envie du monde. Le son de l'asphalte. Les chutes. Le sable mélasse. L'algue olfactive. Le bambou rapide. Le pin lent. Entre le temps, majestueux au cœur de l'oubli.


Le chercheur comme artisan. Marc Jajah échange sur les méthodes de travail du chercheur. Il y a probablement bien des domaines où la manufacture du travail intellectuelle n'est pas détaillée, mais ils existent d'autres domaines où les détails sont plus accessibles. Les techniques d'exploration de sites archéologiques sont par exemple bien souvent documentées. Probablement, car elles ont un aspect esthétique propre et un petit soupçon d'invitations au rêve mythifié de l'explorateur. Car nous sommes des artisans : comme eux, nous affûtons nos instruments, nous tentons de les faire correspondre avec le matériau travaillé, nous découvrons souvent, dans l'acte de l'écriture, dans le dialogue qui s'est intimement instauré, ce que nous pensons, comme si le chercheur et le monde croissaient l'un dans l'autre pour se frayer une voie un peu plus sûre dans l'incertain.


La peur des designers. And yet design—and designers—seem perpetually threatened by democratization. I’ve been a designer for two and a half decades and I’ve seen this again and again.


Écrire sur son carnet comme exemple pour les autres. Meanwhile, thinking globally but acting locally is the little bit that we can personally do. Teaching young people how to set up sites and maintain their own identities is one good way to increase and reinforce the open web. And for those of us who are no longer young, writing more under our own banner may model a better way for those who are to come.


May 25, 2018 07:31 AM

May 24, 2018

Karl Dubost

Autour de soi

Livre sur fond de boisé Tokyo, Japon, 24 mai 2018

L'avant-propos de La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben nous offre un joli parallèle sur les questions de développement informatique de notre quotidien. De la valeur marchande des individus qui utilisent les réseaux à la prise de conscience d'une réalité humaine. Quand j’ai commencé ma carrière de forestier, j’en savais à peu près autant sur la vie secrète des arbres qu’un boucher sur la vie affective des animaux. La sylvicul- ture moderne produit du bois, en d’autres mots elle abat des arbres puis replante des jeunes plants. La lecture des revues spécialisées permet rapidement de comprendre que la bonne santé d’une forêt n’a d’intérêt que dans la mesure où elle participe d’une gestion optimale. Cette perception suffit également au quotidien du forestier qui finit par avoir une vision déformée des choses. Une large part de mon travail consistant à estimer les qualités intrin- sèques ou la valeur marchande de centaines d’épicéas, de hêtres, de chênes ou de pins, je ne voyais les arbres que sous cet angle.


Au bureau à Tokyo, une plante avait sa feuille en face de mon écran. Je lui ai dit que j'aimais beaucoup cela mais que j'étais désolée de devoir tout de même la déplacer. Tout cela à voix haute. Brian (australien) se demandait ce que je disais. Et j'ai répondu « Oh. I'm just communicating with her » à la place de « with it. » La plante est du genre féminin. Tout est sexué en français. Je me demande souvent combien cela influence-t-il notre rapport aux choses.


Quand nous vieillissons, nous apprenons à éviter les coups. Le mode « vieux con » permet de mieux se protéger et d'être plus agile, mais également nous empêche de découvrir de nouvelles expériences. Les bleus et la découverte. Ou la sérénité et l'habilité.


May 24, 2018 01:25 PM

David Larlet

☕︎ Aggregators vs. Platforms

Semil: One follow up on that, do you see any similarities from your time at Facebook with Facebook platform and connect, and how Uber may supercharge their platform.

Chamath: Neither of them are platforms. They’re both kind of like these comical endeavors that do you as an Nth priority. I was in charge of Facebook platform. We trumpeted it out like it was some hot shit big deal. And I remember when we raised money from Bill Gates, 3 or 4 months after.. like our funding history was $5M, $83 M, $500M, and then $15B. When that 15B happened around literally a few months after Facebook platform and Gates said something along the lines of, “That’s a crock of shit. This isn’t a platform. A platform is when the economic value of everybody that uses it, exceeds the value of the company that creates it. Then it’s a platform.”

Transcript: @Chamath At StrictlyVC’s Insider Series (cache)

Cristal clear definition from… Bill Gates. Let’s stop calling platforms these funnels filling up ourselves like geese without redistributing any economic value whatsoever.

The broader takeaway is that distinguishing between platforms and aggregators isn’t simply an academic exercise: it should affect how companies think about their competitive environment vis-à-vis the biggest companies in tech, and, just as importantly, it should weigh heavily on regulators. The Microsoft antitrust battles of the 2000s were in many respects about enforcing interoperability as a way of breaking into the Microsoft platform; today antitrust should be far more concerned about aggregators capturing everything they touch by virtue of their control of end users.

The Bill Gates Line (cache)

It should affect how people think about their future too, that political issue belongs to citizens as well as their representatives.

A funnel — even smart — becomes useless without geese on his end. Especially when they are actually on both ends!

May 24, 2018 11:00 AM

May 23, 2018

Karl Dubost

Explorer les frontières

(En français dans le texte). How many times do you see English native speakers pointing to another language than English in their blog posts? How many times do you see non-English speakers pointing to an English blog posts?


Combien de fois je recherche l'équivalent anglais de quelque chose je pourrais directement partager dans une autre langue ou l'opposé d'ailleurs ?


Toujours travailler dans un espace que l'on peut jeter. Make a branch. Trust me on this. Even if you never intend to commit the changes back upstream, you will be glad your experiments are contained within their own branch.


Étendre la surface ou approfondir le lieu. Le travail s'établit entre ces deux notions : Acquérir de la compétence et améliorer son efficacité. On peut retourner sur les mêmes lieux et maîtriser de mieux en mieux son processus, optimiser son domaine. Ou bien explorer d'autres domaines pour être confronté à de nouvelles expériences, idées. Il faut savoir trouver le bon équilibre et les bonnes périodes pour privilégier l'un sur l'autre.


May 23, 2018 01:34 PM

David Larlet

☕︎ Level of ease

We spent several years trying to engineer our way out of this in increasingly complex ways, so that people could set up a publication on Ghost with the same level of ease as they do on Medium. In part, because that’s what people were demanding. We never even got close. It’s just not how modern web technology works.

Decentralised platforms fundamentally cannot compete on ease of setup. Nothing beats the UX of signing up for a centralised application.

But

Centralised platforms fundamentally cannot compete on power and flexibility. In the long run, nothing beats owning your technology and controlling your destiny.

After 5 years and $3M, here’s everything we’ve learned from building Ghost (cache)

A lot to say/quote about that article but I will focus on that part. First, it is great and super rare to have such real business feedback so thanks to the Ghost crew. Second, I think it is an issue to try to mimic a centralized approach on a decentralized mode, you cannot compete on the same field and as they say they had to adapt to address another audience. Third, there was maybe a circumvent way to give a try: using a decentralized protocol too like IPFS or dat. Both the technology and the market were not ready at that time but I feel there are now opportunities on that field.

A lot of hypothesis here but let’s get back to the level of ease. Why would that be simpler in a true peer-to-peer approach? Because it creates new patterns, there are no such “OAuth, Algolia and imgix” anymore, your data stay local. Of course, there are new challenges to tackle but the basic act of publishing easily is already done for you at the low level. For now you need a whole app to access that content but soon enough (cache) it will hopefully not be the case anymore and an extension will suffice (yes, I know you need a local Gateway for now but you get the point).

May 23, 2018 11:00 AM

May 22, 2018

Karl Dubost

Catastrophiques

Remember. “Remember?” she keeps asking him. “Remember? At last he answers: “I remember.” And this is the root of his distress.


La catastrophe de la solidarité. “Tell me,” she says to Kazuki, almost childlike in the innocence of her happiness. “How has everyone begun to help each other? I want to hear all the stories. Tell me what it’s like now that the world has changed into something so wonderful that we couldn’t even imagine it before the earthquake.”


Paradoxe de Jevons. (merci David) Toute augmentation de l'efficacité d'utilisation d'une ressource (par exemple, un carburant) peut être assimilée à une baisse du prix du produit de l'utilisation de cette ressource (en l'occurrence, du travail mécanique). Or, la diminution du prix d'un bien ou d'un service engendre généralement une augmentation de la demande de ce bien ou de ce service (l'élasticité de la demande est en général négative). Ainsi, si le prix du travail mécanique baisse, la demande de travail mécanique augmente, et cette augmentation peut, dans certains cas, être suffisamment importante pour contrebalancer le gain d'efficacité réalisé.


Il devrait y avoir une règle sur les projets. Il est interdit de changer le framework plus d'une fois tous les 5 ans.


Twitterstrations. J’ai fini par désactiver le compte Twitter public. Trop pénible, plus de frustrations et de tensions que de positif, ça m’apporte peut-être plus de mal que de bien.


May 22, 2018 01:34 PM

David Larlet

☕︎ Pair-à-peers

The Canadian Digital Service is focused first and foremost on delivery: building simple, easy to use services directly with federal departments. We learn by doing, and we use this experience to keep our work firmly grounded in practical experience.

What we do (cache)

I had the chance to visit the Canadian Digital Service today which is very close — both in the intentions and the culture — to Betagouv. A good occasion to share our respective experiences regarding the way we address a problem and try to solve it with and for citizens. What was especially relevant were the differences in the processes and the subsequent outcomes but also the way we handle remote working or how we consider a success/failure for a given product. We didn’t have much time to go into details but there is definitely a transatlantic link to be made upon that first contact.

May 22, 2018 11:00 AM

★ The Seller, the Teacher and the Wise

Résumé en français

Le monde se divise en trois catégorie : ceux qui voient le pistolet, ceux qui voient la balle et ceux qui voient la cible. Moi, je creuse.

That post has been inspired by a real event but I will try to stay as elusive as possible not to put names on characters.

  • The Seller has a product to make you dream of. He speaks with shiny images and quickly hits your buzzword bingo. He is focused on short-term achievements.
  • The Teacher has principles to show off. She speaks with notes and focus on efficiency and processes. She is focused on repeatable delivery.
  • The Wise has a vision and cares about persons. He speaks with his heart about values and trust. He is focused on deep changes through exemplarity.

All three might end up delivering the same product. But the paths and the long-term impacts will not be the same. The tragedy here is that the wiser you get, the higher you try to have an influence reducing the chances to have pertinent experiments at a local scale. But, I still believe that innovation must come from the ground up with small initiatives.

That wise paradox is hard to deal with daily at a very personal scale.

May 22, 2018 11:00 AM

May 21, 2018

David Larlet

☕︎ Incurie et dépendances

Les solutions informatiques (frameworks de tout poil) inventés par de grandes entreprises et des besoins de grandes entreprises sont réutilisés par des développeurs Web travaillant tout seul et servant quelques dizaines de personnes par jour. Ce n’est pas toujours bénéfique. C’est un peu comme si j’utilisais un conteneur pour bateau pour envoyer un colis à un groupe d’amis.

Sans profits (cache)

Et qu’il fallait pouvoir réparer le conteneur. Et qu’il fallait suivre l’évolution des standards de transport de conteneurs car dans six mois il faudra probablement l’entreposer verticalement. Et que je demandais à mes amis de participer à l’envoi car ce processus est très coûteux. Et que je ne sois pas assuré que le colis arrive (même endommagé) car il y a trop d’intermédiaires peu fiables. Et que je demande à chaque personne de ma famille de passer par un conteneur pour envoyer ses futurs colis. La métaphore peut malheureusement être filée très très loin…

Perhaps, given the relative simplicity of the task I was trying to accomplish, the plumbing was over-engineered. That complexity wouldn’t matter if I could circumvent it, but without the build process, there’s no way to change the markup, CSS, or JavaScript for the site.

Frustration (cache)

Pour avoir subi récemment le passage d’un site HTML à Jekyll, je ne peux qu’acquiescer vis-à-vis de la frustration éprouvée à ce moment là.

May 21, 2018 11:00 AM

May 20, 2018

David Larlet

☕︎ Wasting time

There is an argument that this my fault. I followed the wrong people; I am too nostalgic about bad blogs; I am in my 30s and what I used to think was fun time-killing is now deadly. But I don’t think so. What happened is that the internet stopped being something you went to in order to separate from the real world — from your job and your work and your obligations and responsibilities. It’s not the place you seek to waste time, but the place you go to so that you’ll someday have time to waste. The internet is a utility world for me now. It is efficient and all-encompassing. It is not very much fun.

I Don’t Know How to Waste Time on the Internet Anymore (cache)

Terrific article about a feeling I unfortunately share. One place that is not mentioned is Youtube. That is probably the space where I’m going to when I want to waste my time. Even if you have to trick the algorithm to get out of your bubble I sometimes spend evenings jumping from nonsense to hilarious to beautifully boring. Did you see that ant vs. alligator vid?

May 20, 2018 11:00 AM

May 19, 2018

David Larlet

☕︎ Python dataclasses

Data classes are one of the new features of Python 3.7. With data classes, you do not have to write boilerplate code to get proper initialization, representation, and comparisons for your objects.

The Ultimate Guide to Data Classes in Python 3.7 (cache)

New product, great occasion to test new features given their pertinence. If you have that opportunity, be aware that cross-references are still not dealt with but their postponed evaluation is accepted. Which means that it is only a matter of time before we can self reference an annotation, like for a classmethod for instance. Anyway, it’s great to have a backport of that feature for Python 3.6!

Note: mypy accepts cross-references as raw chain of characters: -> 'Articles'.

May 19, 2018 11:00 AM

May 18, 2018

Karl Dubost

Sans profits

Les solutions informatiques (frameworks de tout poil) inventés par de grandes entreprises et des besoins de grandes entreprises sont réutilisés par des développeurs Web travaillant tout seul et servant quelques dizaines de personnes par jour. Ce n'est pas toujours bénéfique. C'est un peu comme si j'utilisais un conteneur pour bateau pour envoyer un colis à un groupe d'amis.


Sans But Lucratif. Une notion que beaucoup de gens ne comprennent pas. De même qu'un autre concept : Service Publique. Being a non-profit means that the company has no shares. I don't own it. Hannah doesn't own it. Nobody owns it - it's an independent entity. The company makes money and pays expenses, salaries and taxes as normal - but there's no way for it to be bought or sold either in part (investment) or as a whole (aquisition). Any profit the company makes can only ever be reinvested, not distributed. We can't cash out. Ever. Also the entire product is open source and has no copyright. Anyone can do whatever they want with our code, for free.


May 18, 2018 02:25 PM

David Larlet

☕︎ Traces

We have all heard about Leave No Trace, but it is important to realize that it’s more than just a set of rules to drag down your experience outside.  It is rather just a shift in attitude towards our wilderness and an ethic.  It is about respect and care for a sensitive environment and doing your part to preserve and protect the limited resources we have and areas where future generations can enjoy as much as you do now.  With this shift of attitude, it simply becomes common sense to abide by the ethical techniques outlined by Leave No Trace

How To: Leave No Trace (cache)

À force de passer du temps en forêt, je réalise à quel point les traces laissées par les animaux me sont utiles, que ce soit pour me frayer un chemin ou pour identifier la présence de la faune locale. Je réalise aussi à quel point je peux être silencieux comparé à d’autres espèces et savoir me servir de leurs avertissements, que ce soit un rapace qui défend son aire ou un chipmunk qui annonce un intrus.

La pression touristique là où je chemine est très faible. Et pourtant il y a quand même de vieux déchets ici et là, de cette constatation germe une idée de partir physiquement léger afin de pouvoir revenir chargé (de détritus). L’inverse de la démarche psychologique en quelque sorte…

Cela m’interroge aussi sur l’approche bushcraft consistant à acquérir certains savoirs au détriment de l’environnement. De la construction d’un abri semi-permanent à l’élaboration d’un foyer abrité du vent, tout cela laisse des traces. Et dans quelle mesure ces traces sont pires qu’un morceau de titanium provenant d’une extraction et de nombreux traitements ?

À quoi renoncer pour être en accord avec ses principes ?

May 18, 2018 11:00 AM

★ Into the Good

Résumé en français

Des fois ça fait vraiment du bien de ne plus avoir à se battre contre les éléments. Prendre le temps d’apprécier ces moments.

Yet another I-spend-time-in-the-forest summary. No more snow. At all. I was afraid of two black beasts though:

  1. Black bears should have come out of their caves by that time, I did not see any footprint nor any particular damages on trees. I still hang my food though.
  2. Black flies were still absent. You have to know that you cannot beat them, they bite you! I learned that the hard way last year so now the end of May + entire June month are blacklisted (ah!).

When the two dangers you can face are absent you feel definitely relieved but even better no more snow means easy access to water, fire starting becomes a matter of seconds and you do not have to rush to build your shelter, yay!

Earn or learn

  • earn: I am back at being able to accurately evaluate time given distance left during the hiking part.
  • learn: burning my toilet paper when there was snow all around was clever, still doing it close to dry birch bark was incredibly silly. Next time I bring my trowel.
  • earn: I wasn’t sure if it was a hiking, fishing or bushcrafting trip and thus a bit afraid to try to do all these badly. In the end it was fun to alternate between these activities.
  • learn: fishing is a matter of timing, at 5am I was able to hear fishes jumping in the lake but too lazy to get up by 1°C, later in the day there was no activity anymore so… empty stomach :-).
  • earn: I found the perfect spot, a rather big lake with no close human activity and a hiking trail close by. Lots of animals and resources. So happy!
  • learn: I took the bus to go and get back from the starting point, it was cheaper but in the end it doubled the time and I ended up more tired than when I drive (I am heavily subject to transports’ sickness). Maybe a compromise would be to be dropped by car at some point and then reach the bus station after a few days to come back home.
  • earn: waiting for the bus a few hours (you don’t want to miss the unique bus of the day) allowed me to discover a new place to rest/eat and discuss with local people. Oh, and a route for bikepacking!

Overall, it was good (hence the title) and I even found a place to go with my son this summer, hopefully not infested by mosquitoes. Double happiness.

May 18, 2018 11:00 AM

May 17, 2018

Karl Dubost

Into The Wild

Le bonheur des micro-planètes, un pied dans le jardin et déjà la maison s'évapore. La ténacité d'une aiguille de pin. La larve d'un prochain coléoptère. Le bouton des hortensias. Les multitudes végétales, l'unique multiplicité des bonheurs. Le lieu, les lieux, habite l'intime horizon de notre regard.


Tolstoï A quiet secluded life in the country, with the possibility of being useful to people to whom it is easy to do good, and who are not accustomed to have it done to them; then work which one hopes may be of some use; then rest, nature, books, music, love for one's neighbour — such is my idea of happiness.


Tolstoï en français cette fois. Une douce vie, tranquille, dans notre coin retiré, avec la possibilité de faire du bien à ceux à qui il est si facile d’en faire et qui pourtant y sont si peu habitués ; puis le travail, le travail d’où, on le sait, ressort toujours quelque profit ; puis ensuite le délassement, la nature, les livres, la musique, l’affection de quelque personne intime : voilà mon bonheur, un bonheur plus élevé que je n’en ai jamais rêvé.


Heroku, S3, CircleCI, GitHub, mes nouveaux combats intérieurs. Les contraintes des usines à gaz rendues attractives par des interfaces plastifiées.


La lune fine sous Jupiter. Des nuages de cardinal. La nuit tombe. Il est temps d'oublier.


May 17, 2018 11:35 AM

David Larlet

☕︎ Choix d’un métier

Par quels éléments sont dictés les choix d’un métier, d’une orientation, d’une vocation ? Si c’est par l’identification d’un manque pour la société et/ou pour nous-même, qu’est-ce que ce cela signifie d’être développeur web ? Vouloir créer les liens dont on manque, dont on a manqué, qui nous semblent manquants ? Des liens hyperhumains ?!

Note : je commence à partager des notes prises en forêt.

May 17, 2018 11:00 AM

May 16, 2018

David Larlet

☕︎ Solastalgia

Solastalgia is the pain or sickness caused by the loss or lack of solace and the sense of desolation connected to the present state of one’s home and territory. It is the ’lived experience’ of negative environmental change. It is the homesickness you have when you are still at home. It is that feeling you have when your sense of place is under attack.

Solastalgia: The Origins and Definition  (cache)

What if you consider your home to be the planet Earth as a whole?

May 16, 2018 11:00 AM

Karl Dubost

Faut-il tuer le poète ?

Faut-il tuer le poète ? Dans les situations d'urgence et de résilience, nous pensons souvent à notre propre utilité pratique et efficace. Et bien souvent comme le dit David nous nous réduisons à notre profession. Ce drame est assourdissant. À partir de quand collectivement et individuellement sommes-nous devenus persuadés que nous sommes une machine mono-tâche pour la société ? Qu'elle soit d'ailleurs régulée ou en situation de crise. Est-ce qu'un ingénieur en informatique ne se définit et n'existe que parce qu'il a une profession. Quid des qualités personnelles, quid des compétences plus cachées, non exprimées. Dans les métiers utiles énoncés, ceux liés à l’agriculture et à l’artisanat. Est-il besoin de préciser que de savoir produire des pages HTML devient rapidement inutile ?


May 16, 2018 04:02 AM

May 15, 2018

Karl Dubost

Les tropes

Le son des corbeaux, l'humide printemps, les aiguilles des pins. Il est cinq heures.


Karasu, ce grand corbeau du Japon, cette eau noire en Turquie, l'encre des mots voyage.


Le routeur du fournisseur internet démarre de plus en plus fréquemment. Chroniques d'une mort annoncée ?


Il n'y a pas de nouvelles photos de Mai 1968. Les tropes sont épuisés. Mai 68 en 2018. Les espoirs, le bouillonnement, la fulgurance ont aussi leurs cicatrices. Les voix sont devenues idoles et légendes. La mythologie a remplacé le geste.


Choisir une école, son lieu, sa langue et son contexte. Réaliser que tous les choix ont des conséquences plus ou moins incontrôlables. Juste la notion d'avoir le choix ou bien de devoir faire ce choix. Ce que nous désirons ou ce que nous fuyons.


Programmation et interface Interfaces are essentially borders, and where you draw a border is always political. Of course terrain affects borders, and likewise implementation requirements affect interfaces, but drawing a border at all is a political act. The political issue at hand in interfaces is what responsibilities (and obligations) one wants to assume and which ones one would rather punt on; also, what responsibilities one is willing to entrust to a dependency and which ones one wishes to have control over. (“One reason to change” is just an allusion to all of these things… without usefully naming any of them.)


May 15, 2018 01:50 PM

David Larlet

☕︎ The next position

Ever wondered what the best position to sit in is? It’s always the next one! An ergonomic chair is one that follows you naturally into your next seating position. It should heed the body’s movements, both small and large, and stay still when the body wants it to. With a chair that follows the body, the user can focus on work while the body supplies the needs of the muscles that are activated. You move your whole body without even thinking about it. Good blood circulation is fundamental to a healthy body and clarity of thought.

HÅG Capisco (cache)

I have used the HÅG Capisco chair for the last three months and I am really happy with it so far, a bit of feedback:

  • earn: no more lower back pain at all after two weeks, quite remarkable!
  • learn: I chose the model with the highest seat height and I had to change my desk accordingly with a BEKANT sit/stand desk from Ikea
  • earn: I use both the classic position and the reversed position (with the back on top of me), I very rarely use the side except during video conversations
  • learn: the first weeks were quite intense for my adductors and it was hard to combine with sports, especially running, probably because of the saddle design, now it is way more comfortable though
  • earn: speaking of sports, recuperation looks to be better, I guess it is because the saddle allow my legs to be better irrigated during working sessions
  • learn: it is hard to spend more that ten hours on the chair and that is a feature, when my upper back becomes painful it is time to disconnect!
  • earn: the design of the chair really encourages mobility, even over lengthy periods of time which is a big win
  • learn: it is definitely expensive — or a long term investment — in my case even maybe a short one if I consider how it eradicated some long standing pains
  • earn: the back is really useful to stretch my upper body with my arms around each sides, it is hard to describe but pleasant to experience :-)

Overall, it is better to test the chair before you buy, I have the chance to have a showroom in my city with a very sympathetic seller allowing me to try the chair extensively. It made the difference after a few years looking for the best chair for my use and never making the final move.

May 15, 2018 11:00 AM

May 14, 2018

David Larlet

☕︎ Accueillir les émotions

La première étape du Travail qui relie est d’arriver à ressentir de la gratitude. Car celle-ci s’apparente à un mélange de merveilleux, de remerciement et d’appréciation de la vie (selon le psychologue Robert Emmons). Ressentir de la gratitude est l’un des meilleurs moyens (et des plus faciles) de se sentir mieux immédiatement, comme nous le montrent toutes les grandes pratiques méditatives. C’est comme se mettre une bouée psychologique qui constituerait une « alternative rafraîchissante à la culpabilité ou à la peur comme source de motivation », sans compter que « cela renforce notre résilience, et nous rend plus forts face à des informations perturbantes ». S’ancrer de prime abord dans la gratitude permet de mieux gérer la deuxième étape, c’est-à-dire l’accueil des émotions négatives…

Lorsque la planète, les êtres vivants ou d’autres humains subissent des assauts, nous « souffrons avec » eux. C’est la signification profonde de la compassion (souffrir avec), seuls les psychopathes y échappent. « Cette douleur est le prix de la conscience dans un monde menacé et souffrant. » Mais, ajoute Joanna Macy, « dans tous les organismes, la souffrance a une finalité : celle d’un signal d’alarme. Non seulement elle est naturelle, mais c’est une composante indispensable de notre guérison collective ». La clé n’est donc pas de refouler cette souffrance, mais de l’exprimer et de l’accueillir, pour aller de l’avant. Elle n’est pas le signe d’un dysfonctionnement, elle est au contraire la marque d’un organisme sain !

Petit traité de résilience locale (PDF, 429Ko)

  1. Gratitude puis souffrance individuelle.
  2. Partage puis soulagement collectif.
  3. Mise en réseau puis résilience commune.

May 14, 2018 11:00 AM

May 13, 2018

David Larlet

☕︎ Personal manifesto

We are uncovering better ways of developing
software by doing it and helping others do it.
Through this work we have come to value:

Manifesto for Agile Software Development (cache)

During a parents’ party yesterday evening I realized I cannot take part anymore to a lot of discussions. Some regarding work, others about education, even worse with politics, so I started to assemble some thoughts about that and it took the shape of a popular manifesto with its forces and weaknesses:

  • transmission and autonomy over education and enrolment
  • meditation and spirituality over religion and faith
  • activism and humility over politics and arrogance
  • reliability and empathy over command and control
  • resilience and enthusiasm over individualism and cynicism
  • love and care over desires and pulsions

Stated like that, the list probably lacks some context. But still, that is something I want to be able to refer to and to iterate on someday.

May 13, 2018 11:00 AM

May 12, 2018

David Larlet

☕︎ Self-doubt

Oh, I’ve pretty much accepted that self-doubt is a permanent feeling. And maybe that’s a good thing. I’d be worried if I thought I had things figured out. Working on the web is no place to be if you like things to be finite and bounded—there’s always so much new stuff happening.

[…]

I use my website as an outboard brain. I’m constantly using it to look up things I’ve linked to or written about. I write and link so that I don’t have to keep everything in my head. And doing that in an open way that everyone can use feels like the “webby” thing to do.

Get to Know Jeremy Keith (cache)

I recognize myself so much in these words. Thank you Jeremy.

May 12, 2018 11:00 AM

May 11, 2018

David Larlet

☕︎ REconomie

Face à ce déclin, il faut se préparer à sélectionner des technologies appropriées, ici au nombre de sept et à les diffuser dès à présent au sein de la société.

  • Le jardinage biologique intensif […]
  • Le solaire thermique – plutôt que le photovoltaïque – […]
  • Le chauffage au bois, complémentaire du chauffage solaire […]
  • Des soins de santé requérant beaucoup moins d’énergie […]
  • Une impression typographique et des technologies associées […]
  • La radio low-tech à ondes courtes […]
  • Des mathématiques libres d’ordinateur […]

Les exemples qui précèdent traduisent tant la simplification que la relocalisation d’un ensemble de techniques. D’où le néologisme « REconomie », qui désigne l’ancrage de l’économie dans les limites des ressources disponibles et dans une échelle locale à long terme, sur la base d’activités et de métiers repensés à l’aune de la grande descente énergétique.

Petit traité de résilience locale (PDF, 429Ko)

Une liste à explorer, si je ne devais choisir qu’une seule des technologies, ce serait l’impression typographique. Par affinité mais aussi pour ce thème de la transmission qui m’est cher. Si chaque personne pouvait imprimer 20 pages web, quelles seraient-elles ?

Une autre chose que je retiens de ce petit traité, c’est qu’il vaut mieux éviter une grosse ville qui se retrouvera rapidement sans nourriture considérant les flux tendus actuels. Si ça arrive, je vois actuellement deux options :

  1. se diriger vers la ferme bio qui nous fournit en paniers bio mais on risque d’être nombreux ;
  2. aller dans un parc naturel pour sa population élevée en animaux ?

L’idéal étant bien sûr de faire déjà partie d’un hameau solidaire, éco-responsable, auto-suffisant, etc avec des personnes pluri-disciplinaires et complémentaires.

Dans les métiers utiles énoncés, ceux liés à l’agriculture et à l’artisanat. Est-il besoin de préciser que de savoir produire des pages HTML devient rapidement inutile ?

Au passage, j’ai découvert les Jardins de la victoire et leur impact non négligeable…

Réponse de Karl: Faut-il tuer le poète ? (cache)

May 11, 2018 11:00 AM

May 10, 2018

David Larlet

☕︎ Consommation tangible

C’est l’enjeu des projets de James Auger, rendre notre consommation énergétique visible, tangible, temps réel. La Newton Machine n’est pas conçue pour être une solution instantanée aux problèmes énergétiques mondiaux, concède le designer, mais elle rappelle que notre relation quotidienne et actuelle à l’énergie est une « illusion insoutenable ». Alors que la diminution des ressources naturelles nous pousse à inventer toujours de nouvelles solutions d’extraction, la pile à gravité nous invite à une nouvelle relation à l’énergie, plus responsable. La banalité de la prise électrique et des interrupteurs nous masquent les infrastructures d’exploitation et la destruction environnementale que nous avons mises en place, et que nous utilisons sans nous rendre compte de leur impact.

Re-contraindre le design (cache)

À combiner à la compréhension physique d’un concept informatisé. Comment prendre conscience du coût énergétique d’un tweet ? D’une image non optimisée ? D’une animation déployée sur des milliers de périphériques ? Les designers pourraient nous permettre d’appréhender ces ordres de grandeur qui me sont toujours invisibles cinq ans après.

I took the content of the “terms of service” of the leading online services that we use on a daily basis (including Facebook, Snapchat, Instagram, Tinder etc.). I’ve printed them on a standard A4 wide scroll with a standard legal contract font size and type. After printing this so-called terms, I hanged the scrolls in the gallery at the academy, added the number of words and the time it takes to read each scroll on the floor. My main goal was to emphasize how small, helpless and harmful are we against this giant corporates.

I AGREE

Malheureusement il m’est impossible de lier cette page en particulier donc voici l’image associée (500Ko). La consommation du consentement (cache) rendue visible en quelque sorte.

A spokesperson also tells Quartz that providing one user with one month of Google services generates about the same amount of the greenhouse gas emissions as driving a car for one mile.

Find out the environmental impact of your Google searches and internet usage (cache)

Voir aussi la représentation de ce volume et le nombre d’arbres nécessaires pour absorber ce dioxyde de carbone.

Et quelle est la consommation indue dans vos navigateurs pour vous mener vers cette dernière page gourmande en CPU ? Dans quelle mesure est-ce que la responsabilité devient proportionnelle à l’audience ? #SoMeta

May 10, 2018 11:00 AM

May 09, 2018

Karl Dubost

Effet de mode, Effet de code

Effet de mode. Je le mentionnais récemment à Guillaume, nous n'avons que très peu touché aux outils et modules relatifs à python dans le projet (conservateur). En revanche le front-end JS et CSS, je ne compte plus les mises à jour de modules. C'est probablement dû à deux effets : la culture personnelle des développeurs et l'environnement technologique. Sur le projet, je suis un paresseux (l'animal). Je préfère assurer mes prises et placer le prochain mouvement avec réflexion. D'autres dans la partie front-end sont beaucoup plus sur le qui-vive. Mind you, if you constantly tried every single new tool or technology out there, you’d never settle on anything—I’m pretty sure that three new JavaScript frameworks have been released since you started reading this paragraph.


Parfois les professionnels du Web vantent les mérites des projets avec une participation collective et où tout le monde peut contribuer que ce soit sur le code et le design sans assigner de rôle proprement dit… jusqu'au jour où quelqu'un propose quelquechose qui ne va pas dans le sens de ce qu'ils avaient imaginé.


May 09, 2018 09:38 PM

Troublé

Troublé. The Decentralized Web Summit 2018: Global Visions / Working Code is about building decentralized technologies that work at scale, with and for real people around the world.


À chaque fois, que je lis/entends « real people » (vrais gens), je me demande toujours qu'elles sont les fausses personnes. Cela place le débat sur la mauvaise note dès le départ et nie justement la multiplicité des scénarios et des besoins.


« work at scale, » un autre terme passe partout qui ne signifie rien. Facebook works at scale mais n'est pas « décentralisé, » quoique. Si nous obvsersons les piles technologiques de tout ces services, ils sont en quelque sorte décentralisés. Nous pourrions même imaginer un système encore plus atomique et tout autant avec les mêmes critères de concentration.


Dans de nombreux cas, la solution est beaucoup plus politique que technologique. Redonnons l'indépendance à tout un chacun de pouvoir bricoler dans son jardin si c'est leur choix. Les instances politiques se battent très souvent pour une forme de droit universel d'accès à internet. Ce n'est que la moitié de la médaille. Un droit universel d'accès ressemble beaucoup à une autorisation de propagande massive. Je désire un droit universel de publication sur internet de chez soi, soit la possibilité de cultiver une tomate dans son jardin ou sur son balcon tout comme la possibilité d'avoir un serveur Web avec une IP fixe (ou autre système) chez soi sur son ordinateur. La vraie révolution d'indépendance est là.


Le sexe… n'est qu'un cache-pouvoir.


Rafter Rafter is built on top of Sanic, an asynchronous and blazingly fast HTTP Python framework.


May 09, 2018 01:45 PM

David Larlet

☕︎ Résilience locale

La résilience est le leitmotiv du mouvement de la Transition. De fait, ce dernier s’emploie à construire de manière anticipée « le monde d’après » afin de limiter les effets catastrophiques de l’épuisement des énergies fossiles, des événements climatiques extrêmes et plus généralement de l’Anthropocène. Les chemins de la transition ne garantissent pas une issue pacifique et démocratique. Il est tout à fait possible que nos régions sombrent brusquement dans les guerres, les famines et les graves pandémies comme cela est arrivé aux civilisations passées. Personne ne peut garantir une transition pacifique vers un monde postindustriel.

Néanmoins, le concept de transition a le mérite de pousser à l’action, et surtout de rassembler. Il ne perturbe pas totalement l’imaginaire de progrès continu, tout en laissant s’épanouir la lucidité catastrophiste. Il permet de retrouver des pratiques communes et des imaginaires positifs partagés, ce qui est en soit remarquable. Les transitionneurs n’attendent pas les gouvernements, ils inventent dès à présent – et dans un souci d’idéal démocratique – des manières non tragiques de vivre cet effondrement. À travers une attitude à la fois catastrophiste et optimiste, ils ne sont pas dans l’attente du pire, mais dans la construction du meilleur. Ni business as usual, ni fin du monde, juste un monde à inventer, ensemble, ici et maintenant.

Petit traité de résilience locale (PDF, 429Ko)

Cette introduction ressemble à ma récente conclusion ce qui s’avère être très prometteur pour le cheminement de ma pensée. Je sens que ce petit livre va accompagner mes réflexions lors de ma prochaine ballade en forêt <3.

May 09, 2018 11:00 AM

May 08, 2018

David Larlet

☕︎ Physical networks

Next, the audience was invited into the floor area and assembled themselves into networks of different configurations.

This was a fun session, and made easier by the informality and low-tech aspect of the tools. Once people assembled, configurations changed, people tried things like sending a Like or a Smiley across the network.

The first portion of this was network-assembly and data-transfer, the second portion was to have three pre-determined actors—Facebook, The State, and The Government—intervene in the existing networks and reconfigure them for their own interests. So, after a few minutes of self-organizing, the larger actors entered. The picture on the right, below, represents Facebook as a central data collection point. On the left, the groups kneeled, to show the subordinate agency of their networks when under the control of a government.

Thoughts On Workshop Design (cache)

I really like that idea of dealing with rather complex concepts and then being able to visualize these at a human scale.

Very inspiring for future (small) events.

May 08, 2018 11:00 AM

Karl Dubost

L'Amérique

Les frontières de la décence. Le contrôle et la liberté. I did consider making the app (openly) upload snapshots of users to a remote server to complete the idea. But this is the internet, and I don't want to see any of you naked.


breadcrumbs and macbook pro 2017 keyboards. Soupirs.


May 08, 2018 12:10 AM

May 07, 2018

Karl Dubost

Pluie d'abandon

Enveloppé d'une seconde peau, mon kway, je marche sous la pluie battante de mai. Une liberté retrouvée, l'oubli de la pluie, la douceur de l'eau, j'envisage le pas. Il ne manque plus que les bottes de pluie pour transformer le pas en long parcours.


Acte 2. Slack « tue » IRC. Starting on May 15th, it will no longer be possible to connect to Slack using the IRC and XMPP gateways


Je suis toujours sur IRC.


May 07, 2018 01:46 PM

David Larlet

☕︎ Control vs. Care

So this leads to some of the questions that I’ve been thinking, why we need to care about the distributed web. The first question I ask is: How can we resist the capitalist means of control and instead care for each other through the network? The word care is important here because I think about care as an alternative to control. Control is how the network operates, The Internet consists of control mechanisms from different nodes. I’m focusing on this word control because Gilles Deleuze talks about “societies of control” in contrast to “societies of discipline.” A society of discipline is like a confined space of imprisonment, while on the contrary, a society of control is more like a private highway. The free-floating traffic of information travels in what appears to be open space, but in reality it is highly regulated because of the infrastructure on which it is built.

We optimize ourselves to operate within control protocols, efficiency and compliance to terms of service. We attempt “Search Engine Optimization” of the self. Meanwhile, the society of control does not provide space for the us to take agency and take care.

[…]

We are also focusing on care instead of control. Care is this very soft sense of responsibility and accountability. Without care, everything becomes code. We can try and write codes of conduct and codes of expectation, but until it’s executed and implemented into use, it’s just code. It’s just abstract symbols.

The big question I have is: can we code to care, and can we code carefully? Let’s think about care instead of control. Let’s think about person instead of user. Let’s try and unlearn instead of machine learn.

Ethics and Archiving the Web (cache)

I have been thinking a lot about that lately, if what we want to truly achieve with code of conducts is justice then we need both laws (the code in itself, hi Lessig!) but also the executive part of it and finally the people to apply it. If (tech) conferences are quite good at code, they are lacking on the preparation of the team to handle such issues and worse are totally blind on the necessary explicit way to execute it.

As long as that missing link is not taken care of, we will not be able to apply anything relevant under problematic circumstances. That is why I am more and more convinced we should let that part to the existing justice infrastructure, a lot of things in code of conducts can already be punished by an application of the law. But, do our best to care about the victims and propose help (financial, psychological, pertinent contacts and so on) to engage with the justice on the long run.

Nice in-depth article about current decentralization tools/protocols by the way.

May 07, 2018 11:00 AM

May 06, 2018

David Larlet

☕︎ Compromised safety

So let’s exaggerate a little? To make this more relatable? When you interact with someone whose Symbolic Violence/Hexis/cultural capital is much higher than yours you are condemned to “hit yourself” in an unpleasant way?

The central question after all this is: Society has conditioned you to “hit yourself” when talking to people passing certain patterns and you have them in a team how can you work? What methods can even work in that situation?

Agility is ridiculously unequipped for that: To improve the team we are supposed to reflect on the issues, communicate them, decide experiments and follow trough them: every part of this depend on a safety that is compromised.

A Pair programming or mob session where one of the participants is hitting oneself is not a co-creation, it is submission.

Agility should pay attention to Sociology (cache)

A follow-up invoking Sociology and Bourdieu to explain Power Dynamics. Still thinking about that. From a scientific point of view, inequalities are necessary for movement, hence life? Requires some more digging.

May 06, 2018 11:00 AM

May 05, 2018

David Larlet

☕︎ Criminal drones

Mazel said counter surveillance of law enforcement agents is the fastest-growing way that organized criminals are using drones.

Some criminal organizations have begun to use drones as part of witness intimidation schemes: they continuously surveil police departments and precincts in order to see “who is going in and out of the facility and who might be co-operating with police,” he said.

A Criminal Gang Used a Drone Swarm To Obstruct an FBI Hostage Raid (cache)

This is only the beginning. Both fascinating and frightening.

May 05, 2018 11:00 AM

May 04, 2018

Karl Dubost

Dynamique de pouvoir dans le travail

Panopticon réciproque. Quand une démarche de travail peut ressembler à un acte de contrôle. Il y a aussi également l'idée que le travail ne doit être que efficace. Quelles sont les choix et les illusions de choix dans l'organisation des tâches à réaliser. I loved working like this. Agile is basically a set of attention hacks for me. For example - when I’m pairing I’m not on Twitter or email - all I’m thinking about is the problem at hand. Devs at Pivotal paired 8 hours every weekday, modulo standups, planning meetings, & retros.


Le travail dans le domaine technologique tient pour moi de la moralité protestante de ne pas avoir de rideaux aux fenêtres afin d'affirmer de rien avoir à cacher. Le monde opensource est un aspect de cette culture héritée d'une tradition protestante.


Le panopticon et la dynamique de pouvoir entre individus : social, économique, culturel, intellectuel. Dans nos relations individuelles, dans la rencontre professionnelle ou personnelle, il existe tous ces petits mécanismes qui définissent nos comportements propres et nos aliénations. Il est important de ne pas oublier que cela joue souvent dans les deux sens. L'aliénation historique d'une personne (une femme face à un homme, une personne de couleur face à une personne blanche, un enfant d'ouvriers face à un enfant de docteur) peut parfois s'accompagner (rarement) d'une aliénation réciproque de conscience de classe. Ce que l'on pourraît définir comme « marcher sur des œufs. » Nous savons que la relation est fragile et biaisée. Nous changeons nos comportements en conséquences et nous finissons dans une situation de frustrations qui est tout aussi dangereuse pour le bon fonctionnement de la relation.


May 04, 2018 10:04 PM

David Larlet

☕︎ Programme politique

La vie est notre bien le plus précieux et au sein du Grand Tournant que nous tentons périlleusement de négocier aujourd’hui, permettons à tous de la préserver par la gratuité, accessible enfin grâce aux progrès de notre civilisation : gratuité pour la satisfaction de tous les besoins assurant notre survie, gratuité de tout ce qui relève de l’indispensable : alimentation, logement, vêtements, santé, éducation, transports et, aujourd’hui, connectivité.

La gratuité pour la satisfaction de nos besoins de base renvoie la consommation à son fondement propre et qui devrait demeurer le sien : dans le nécessaire seulement, ce qui permettrait à la planète de se ressourcer, alors qu’un revenu universel de base octroyé à tous serait encore une manière pour nous de nous maintenir sur la voie de la consommation à tout crin, ceux qui n’en ont nul besoin étant alors tentés de dépenser la somme à des biens ou des services sans grande utilité, facteurs à l’inverse d’une dégradation supplémentaire de l’environnement. La gratuité répondrait aussi par avance à la critique malveillante que l’on adresse au revenu universel, que ses bénéficiaires iront « boire leur paie » : ni les drogues, ni le recours à la prostitution, ni les paris ou loteries n’appartiennent en effet à la catégorie de l’indispensable.

La gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable (cache)

Lorsque j’essaye de songer à demain, je retrouve cette proposition de liberté d’accès à l’indispensable. Une seconde mesure est la fin totale de l’héritage. Imaginez une société sans autre forme d’héritage que les savoirs et la culture transmis. Tout à coup cela change la donne en terme d’accumulation, d’endettement, d’occupation, de choix de vie, etc.

Ces deux règles permettraient à elles seules de changer radicalement nos sociétés. Et pas grand monde n’est (encore) prêt à les accepter. Il suffirait pourtant d’une seule génération pour le mettre en pratique…

May 04, 2018 11:00 AM

May 03, 2018

Karl Dubost

Éthique

Prendre le train pour Tokyo un jour de Golden Week est un plaisir.


Les tailles constituantes d'un groupe n'entraînent pas les mêmes problèmes éthiques. La légitimité des décisions se déplacent sur l'échelle des valeurs si je suis un entre dix mille ou un entre trois. Les structures de pouvoir ne fonctionnent pas de la même façon.


Du professionnalisme à l’éthique professionnelle par Monique Castillo Mais le paradoxe consiste dans le fait que « la réussite individuelle est devenue la forme dominante de participation à la société ». Certes, le pouvoir d’une entreprise a changé de forme et ne se manifeste plus comme une contrainte sur les corps, caractéristique du taylorisme si bien caricaturé par Charlie Chaplin dans Les Temps modernes, mais elle peut toutefois s’exercer comme une contrainte sur les esprits, une contrainte qui utilise l’autonomie pour la convertir en auto-asservissement.


May 03, 2018 12:45 PM

David Larlet

☕︎ Worse place

Harris: A lot of people feel enormously regretful about how this has turned out. I mean, who wants to be part of the system that is sending the world in really dangerous directions? I wasn’t personally responsible for it — I called out the problem early. But everybody in the industry knows we need to do things differently. That kind of conscience is weighing on everybody. The reason I’m losing sleep is I’m worried that the fabric of society will fall apart if we don’t correct these things soon enough. We’re talking about people’s lives.

McComas: I fundamentally believe that my time at Reddit made the world a worse place. That sucks. It sucks to have to say that about myself.

An Apology for the Internet (cache)

I wonder which proportion of developers is sharing that feeling. Knowing to work for the (dark) grey guys out there, implementing addictive algorithms, dark patterns, profiling and so on. Whatever the reasons, that should be hard to live with.

Is there something existing like ethical burn out?

Answer from Karl in French: Éthique (cache)

Answer from Aurélien:

Technology is an answer to vulnerability. It hides some and create others. Being human/humane is all about the acknowledgment of vulnerability. Same path, opposite directions. First we need to understand how this paradox shapes our identities. Second, we need to move beyond this tragedy we are both actively and passively contributing to. #ethics #anthropology

May 03, 2018 11:00 AM

May 02, 2018

David Larlet

☕︎ Power dynamics

More on why agile/XP so often fails heterogenous teams:

When I first did real (small-a) agile, at @pivotallabs circa 2009, it was clear to me almost immediately that this was the most powerful way to build software that I’d ever participated in.

Pivotal wasn’t a brand so much at that point, and agile hadn’t “won.” I frequently had to explain, discuss, and (ultimately) defend the practices to many of the client developers on my early projects.

By the time I left Pivotal circa 2012, agile had crossed the chasm. Client developers no longer pushed back against the practices - and hadn’t for years, actually.

What practices are we talking about? 100% pair programming. 100% TDD. One week iterations. Daily pair rotation. Standups every day. Planning meetings and retrospectives once a week. And a fixed 9-6 weekday-only schedule to avoid burnout.

Pivotal took a page directly from the XP (eXtreme Programming) workbook. Their CEO, Rob Mee, had worked with some of the signatories on early agile projects, and had been putting it all into practice continuously since then.

I loved working like this. Agile is basically a set of attention hacks for me. For example - when I’m pairing I’m not on Twitter or email - all I’m thinking about is the problem at hand. Devs at Pivotal paired 8 hours every weekday, modulo standups, planning meetings, & retros.

I’d never worked in a way that seemed so likely to produce the right product. That’s the motivator for me - building things that are useful and get used. I’m not motivated by the act of writing code (tedious, error prone) nor by new technology (unless the payoff is clear).

The agile/XP/Pivotal way of working is not without its issues.

But the positives were so strong, relative to my previous experience, that it took me 5 years doing full-on agile to even start to see & articulate & connect the problems.

So let’s start with the obvious issues:

  • Very few people can pair that much. My job was essentially talking for 8 hours a day.
  • Many people can’t do a 9-6 fixed schedule. Parents, in particular, because no daycare place stays open past 6. This is ultimately why I left Pivotal.
  • Many people have motivators that don’t mesh well with this system, including pushing frontiers via more research-y code, being in solo ‘flow,’ & using new technology.
  • Full-time pairing is hard across time zones. Having everyone in the same time zone is often unrealistic.

That’s the obvious stuff. Most of it can be solved by employing small-a agile, rather than a program like scrum or XP, so that the process adapts to the needs of the team.

The way I usually approach this is to have folks articulate what they’re trying to get out of a practice that’s not working for them. Then we brainstorm other practices that might have the same effect AND work better for that group.

I’ll give you a quick example.

When people do pair programming, their goals are usually some subset of these:

  • focus
  • avoiding silos
  • code review
  • onboarding
  • cross-training
  • fewer rabbit holes

There are other ways to get all those things.

So far, these are just the garden-variety problems with agile adoption that everyone’s been talking about for years. Let’s move on to the less-obvious problems.

To find agile’s non-obvious problems, so we can start to see why heterogenous teams have trouble, let’s take a peek underneath the surface of the obvious problems.

Let’s start with "very few people can pair that much."

For many years, I was a pair programming evangelist. Between that & my consulting work, I’ve met lots of people who tried pair programming and hated it. Some of them had paired for months, with different people, on different schedules, & still couldn’t find a modality they liked.

These people came from many different genders & races. Some were introverted; some weren’t. What they all had in common wasn’t obvious to me for a long time...until recently, it was.

They’re all usually on the downward side of one or more power dynamics in their pairs.

Power dynamics in pairing is a subject that rarely comes up, at either the macro (community discussion) or micro (team discussion) levels. First let’s talk about what a power dynamic is, and then we can look at how it manifests in a pair.

A power dynamic is behavior in an interaction driven by a hierarchical relationship between the participants. This hierarchical relationship can be formal (manager-report, or senior-junior) but more often is informal (based on race, gender, background, etc.).

Informal power dynamics based on characteristics that have historically been subject to structural oppression turn around & mimic that structural hierarchy. Men are more powerful than other genders; white people are more powerful than other races. And so forth.

Note that "more powerful" in this context doesn’t mean any kind of formal power; men are not officially more powerful than other genders.

The power I’m talking about here is simply the power to ignore the dynamic completely.

People on the upward side of a power dynamic are free to pretend the dynamic doesn’t exist, and indeed, many times as children they’re told that that’s what they should do. "Don’t see color! Don’t see gender!"

Even as adults, we get messages that sometimes suggest ignoring power dynamics is the right way to go. For example, I often see women asking men to treat them the same way that they, the men, treat other men at work.

The trouble with ignoring a power dynamic when you’re on the upward side is that in doing so, you reinforce the dynamic, even though in many situations (like pair programming) neutralizing it would be better.

That’s because from the upward side, you need to take real action to level the playing field. Due to the inherent nature of these power dynamics, folks on the upward side have do it. They are more powerful & better resourced, and IMO it is their moral responsibility.

When you’re on the upward side of a power imbalance & you want to level the field, ignoring (or denying) the tilt doesn’t work. And if you place the burden on the downward side folks, you’re asking them to both walk uphill AND figure out how to distribute power they don’t have.

Now in any given pair of people, multiple power dynamics are in play, and figuring out who is "most powerful" is not only pointless - it’s impossible. You can’t just sum them. Just like with oppression generally (of which this is a tiny piece), power dynamics are intersectional.

Common power dynamics in play in a pair programming situation (low - high):

  • junior - senior
  • "wrong" background - "right" background
  • learning developer - teaching developer
  • feminine - masculine
  • people of color - white folks
  • women & other genders - men

As a white person, I think it sucks that the race dynamic that I’m on the upward side of exists, and I want to neutralize it as best I can. That means I need to actively work against it.

But say I’m pairing with a black man who is technically expert in the problem we’re working on. Do these power dynamics cancel each other out? Can we go back to ignoring?

Nope. As you may have figured out by now, power dynamics are something EVERYONE has to keep in mind.

They are, as the name suggests, dynamic. They shift and mutate and change in prominence, often even over the course of one interaction.

Three questions remain:

  1. What does "keeping them in mind" mean?
  2. How do we neutralize the ones we’re on the upper side of?
  3. What does this have to do with homogeneity in agile? (I promise we’re getting there)

People who are on the upward side of a power dynamic often don’t even notice it’s there. Even more concerning is the fact that if they’ve been conditioned to think the playing field is already level (i.e., a ’meritocracy’) then they’ll often deny any such tilt exists.

These denials are internalized often even by the folks who are running uphill. The place where you can see the tilt of the field is in broad statistical surveys: the pay gap. The wealth gap. Corporate diversity numbers. Promotion statistics. Glass ceilings & cliffs.

That’s the macro level. At the micro level, keeping these dynamics in mind and trying to neutralize the ones you’re on the upward side of is a tricky and complicated skill. Here are a few rubrics I’ve used over the years, that may help you get started:

  1. The more dynamics you’re on the upward side of, the more you take cues from your pair. Let them speak first. Be mindful of interrupting. Catch your reactions to their words on the way out, & do a post-processing pass to consider whether your reaction is due to the dynamic.
  2. Think ahead of time of what dynamics might exist, and think carefully about where you are relative to each other in those dynamics. The list above is a good start, but there are many others: national origin, native language, external signs of religion, editor preference... (Seriously - the textual editor folks [vim, emacs, etc.] constantly place themselves above IDE users.) There’s also preferred language (woe be to you as a PHP developer coming into a shop that does basically anything else), & location in the stack (HTML/CSS is less prestigious). There’s also role - developers tend to place themselves above designers, for example, which means as a dev, even if you don’t think designers are less-than, when you’re pairing with a designer you should be mindful of that dynamic.
  3. When your pair doesn’t reciprocate (i.e., talks over you, thinks their way is always correct, has reactions that would be different with someone else), one way to neutralize that is to demonstrate a power dynamic where you’re on the upward side, & they’re on the downward side. This avenue isn’t always available, though - there may legitimately be no power dynamics that work that way, or there may be no way to demonstrate them. And now we come to why this practice is hard with a heterogenous team. Pairing has nothing to say about how to structure an interaction to avoid taking unfair advantage of power dynamics. One of its basic assumptions is that everyone feels empowered to contribute. When this is true, pairing is amazing. When it’s not, it’s a nightmare.

Now ask yourself, who is it who always feels empowered to contribute? Who sees no need for further structure the mitigate the effects of power dynamics? Who, indeed, is most likely to deny such power dynamics even exist?

At the micro level, pair programming can work as a practice on a heterogenous team - as long as you put in place further structure to mitigate the effects of these interpersonal power dynamics. But at the macro level, this is a fatal flaw.

Because without further structure, the folks on the downside of those dynamics when they pair program feel constantly watched, judged, and steamrolled. No wonder they quit. No wonder I was only woman #2 out of 45 developers at Pivotal SF when I joined (& the other was an intern).

They’d had women developers before, but they had all quit. I managed to stay, because pairing worked really well with my brain, and because I derived some power from my public presence that caused most men to reconsider how they worked with me.

That’s how pair programming fails heterogenous teams - by making assumptions that are really only true for people very similar to the practice’s originators.

And then, of course, by having the originators EVEN TODAY deny that agile’s assumptions aren’t true for everyone.🙄

For every practice, there’s a long story like this. People pushed back hardest yesterday on TDD - could driving your code with tests possibly be related to power dynamics?

*Spoiler alert: YES😅

One reason people like TDD is that you end up with a very nice set of self-documenting tests. Sounds great, right?

But who exactly is this "self"? Not everyone understand code the same way. There are always assumptions built into this "self-documentation" about how the developer writing them wants to be communicated to.

My tests, for example, tend to start at the outside ("what happens if you just call this method with no arguments?") and work their way cyclically inside, towards the specific functionality I’m driving out.

Over the years, many men I’ve paired with have wanted to jump right into the specifics, and put all the other stuff at the bottom. They resist starting with what, eventually, is likely an error case.

They argue that people expect the basic functionality to be at the top, like in a README. For me, however, I’d rather read the whole thing like a document, and understand the journey. I want a narrative. They want bullet points.

This is a classically gendered split. Not every man wants bullet points, and not every woman wants a narrative, but statistically this split exists everywhere - in literature, in scientific writing, even in journalism.

So who’s right? Neither of us, fully.

But which is the standard form? The one men have an easier time with.

Another aspect of TDD that is often emphasized is that this lets you write code "the right way," i.e., with tests, high quality, etc. How could that possibly be related to power dynamics? 🤔

I’m glad you asked! It’s well-established that men taking the time to do things "the right way" are perceived as skilled, while women taking the time to do things "the right way" are perceived as incompetent (taking extra time for a simple task).

In fact, current research suggests that this tendency travels across all the power dynamics - race, experience level, etc.

But when the originators of this practice came up with it, they didn’t need to think about that, because they were all white men. There was no difference in how taking extra time to do it right was perceived.

Neither the specific practice of TDD, nor the agile philosophy behind it, says anything about how to counter this perception. So people on the downward side fo the dynamics feel (correctly) that they’re trying to do the right thing but their contributions aren’t as valued.

Again - white men can be completely ignorant of this dynamic, since it doesn’t affect them. When other people point it out, they often say something along the lines of "you’re making that up" or "you’re covering for your own incompetence."

(See also: my mentions. Lots of "stop making excuses" ridiculousness. They don’t particularly bother me, because I know I can run circles around any of them. But when I was less confident, earlier in my career, I would have believed them.)

A heterogenous team gives you something critical - experience on the downward side of important power dynamics. Provided they have good management, such a team can construct practices and process and software that doesn’t make the same assumptions of homogeneity.

But that’s not where agile came from, nor eXtreme Programming. They came from homogenous teams composed of individuals largely on the upward side of important power dynamics.

We don’t need to totally bin them, but we do need to reimagine them.

That’s all I have to say right now, but know that every single agile practice has something like this behind it.

Sarah Mei on Twitter

Very eye-opening (mind-opening? heart-opening?!) thread by Sarah Mei, everybody in my filtered bubble is focusing on the agile/XP stuff but what I find interesting is that notion of power dynamics and how it affects our work. To go beyond that topic, let’s rephrase the latest sentence:

know that every single relationship has something like this behind it.

My comprehension of agility is that it tries to given some insights on why and how we can try to collaborate atop of these differences. It’s imperfect and it will never be because of the complexity of human nature. Each team should adapt and share its knowledge acquired in a particular context to inspire others (not dictate or patronize or blame or whatever). This is what we are good at: experimenting, reporting, iterating. And that’s why it is so valuable to get feedback/testimony like this from a particular point of view. Thanks.

It especially gave me some clues on why sometimes pairing doesn’t fit. I had a mixed feeling about that, now I have a concept and a label to put on it :-).

Note: pairing 8 hours a day looks inadequate to my capacities, I’m exhausted after only 2! If I joined a team which has these practices we would have to discuss and adapt (from both sides) but that’s another story.

May 02, 2018 11:00 AM

May 01, 2018

Karl Dubost

Bribes

Les larmes inattendues—mais ne sont-elles jamais prévues-à la vue et au parfum du muguet du 1er mai. Le souvenir d'un brin, d'une barbe, d'un sourire, les émotions bousculent tendrement.


May 01, 2018 08:59 PM

David Larlet

☕︎ Word-of-mouth

During its 14 years in startup mode, Palantir has cultivated a mystique as a haven for brilliant engineers who want to solve big problems such as terrorism and human trafficking, unfettered by pedestrian concerns such as making money. Palantir executives boast of not employing a single sales­person, relying instead on word-of-mouth referrals.

Palantir Knows Everything About You (cache)

I really wonder who inflicted that to me one year ago. I always thought it was because I was linked to various work with the French government… but that might be a coincidence.

Isn’t it?!

May 01, 2018 11:00 AM

April 30, 2018

Karl Dubost

Contradictions

Ceci n'est pas un orateur de Paris Web 2018(https://www.paris-web.fr/orateurs/karl-dubost.php)


April 30, 2018 11:59 AM

David Larlet

☕︎ ÉCRiDiL 2018

Le livre, défi de design
L’intersection numérique de la création et de l’édition
Colloque ÉCRIDIL 2018 – Écrire, éditer, lire à l’ère numérique

ÉCRIDIL 2018 (cache)

S’en suivent deux paragraphes de description qui ne mentionnent pas une seule fois le Web. Je trouve cela terrible. Heureusement qu’il y avait Anthony Masure pour en parler et élargir un sujet qui était loin de faire l’unanimité. Comment faire sauter ces œillères et/ou peurs ?

J’ai eu la confirmation que la situation des publications scientifiques n’avait pas évoluée d’un iota depuis au moins 12 ans et un martyr. Triste.

Au passage, j’ai du mal à cerner l’objectif de ce colloque au Québec avec une telle majorité d’intervenant·e·s français·es, à ce compte là il eut été plus cohérent qu’il ait lieu sur le plateau…

April 30, 2018 11:00 AM

April 29, 2018

David Larlet

☕︎ Kill the conference

In my experience, conferences want to do the right thing - they want a diverse line up of speakers, they want to attract diverse attendees. Often this is not as easy as it may seem, and frequently conferences are Twitter-shamed for not having enough women speakers. When it gets to this point (and often before), conferences frequently ask me for advice on speakers they could invite, and how to attract more women.

What Can Conferences Do To Attract More Women Speakers? (cache)

My take on this is to avoid conferences. The culture is broken and we will not fix it by regrouping hundreds of anonymous people in the same place. I am not attending anymore conferences with more that 80 participants, even when they look close to my interests. Past that size, it’s hard to keep an empathetic group. Six years ago I already talk/wrote about that and it is still relevant. Think small.

Fixing the culture is a long term achievement, maybe one day it will be possible but since then do not encourage insecure/unsafe events.

Kill monoliths, join/organize micro events :-).

April 29, 2018 11:00 AM

April 28, 2018

David Larlet

☕︎ Wood stove

My relation to fire has evolved across time, from “let’s make a big fire to impress wolves” to “how to effectively make that water boiling”. It is easy to collect a couple of dead trees and make a fire that lasts hours but when you just want hot tea in the morning while packing this is clearly overkill, without even considering how you stop it to avoid burning the whole forest. How badass would that be to walk in the morning sunlights with a burning forest in the background slowly putting your sunglasses on? Well, no. That is where wood stoves come at play!

With two small branches I can make my water boiling in minutes. Once the pot is atop the stove I can pack or whatever without being afraid of it falling (and crushing my nascent fire in the meantime…). If I want to make it last once my water is done, two options:

  1. move hot coils to the fireplace by flipping the stove upside down and start a real fire, the stove itself will turn cold in seconds
  2. even better, put 2/3/4 vertical logs directly within the wood stove which acts as a Swedish fire torch that lasts literally hours with a very few maintenance and wood, particularly effective when you have to dry out your shoes for instance

As a bonus, there are very few debris left at the end so terminating the fire is easy and secure. Plus, starting a fire with it is incredibly quicker compared to a classic fire given how the air can flow from the bottom. Super bonus, you can move your fire easily when the wind is changing or if it starts to sunk in the snow/ice or put it on top of a few small logs. #MeanwhileInCanada

Mine is the EmberLit Titanium UL but advices would probably apply for each and every wood stove out there (don’t go with the too minimalists ones if you want to do the fire torch though). Note that it is better if your pot size is adapted to fit on the stove!

April 28, 2018 11:00 AM

★ Into the Mice

Résumé en français

J’ai mal dormi en refuge, j’en ai bavé dans la neige, je me sens presque canadien.

Well, Into the Cabin would have been more accurate but it’s five letters, sorry. Changing my plans because of snow, I went for a three days hike and guess what, there was snow! You mean a few centimeters like the end of the spring? Nope, I mean ONE meter of remaining snow. And even worse, it was raining… :cry:

That’s why when I saw an empty cabin close to a lake at the end of the first afternoon I decided to make a tea and finally stayed for the night, so comfy. Was it a good idea? The title should give you an insight. But before that, let me explain why I chose to stay. Building a small cabin out of the woods is one of my long term goal/dream, I have good sources of inspiration (even if I aimed at a smaller one!) but before that I need to know if it fits my character so the best way is to actually try out! The silence inside was intense, I would have loved to be able to write or read but it was part of the kind of meditative retreat.

I actually enjoyed it. A lot.

Earn or learn

  • earn: a stove is incredibly effective, a few logs and the place gained about 20°C in an hour, not bad. As a bonus, you can cook on top of it.
  • learn: a stove is incredibly effective (bis), I ended up in underwear in the evening and at 5am it was about 27°C in there and the fire was still burning hard, I had to open the door! (Note: there was a smoke/carbon monoxide detector hopefully in service, retrospectively I should have tested it before going to bed)
  • earn: I was about to fall asleep when there was noise on the roof, I thought it was snow melting given the temperature inside. Then, my chopsticks fall within the cabin, I put the light on and what I identified as a little garden dormouse was starring at me. I secured my food but it was still exploring everywhere, it almost walked on me! So I captured it and throw it out of the cabin, it goes straight to the forest. Good. (You have to visualize the situation, me in underwear and hiking boots, outside by zero degrees at 10pm, throwing a mouse, wait actually forget about that…)
  • learn: a mouse can find it’s way back. Less than 30 minutes later, it was there again. Or maybe another member of the family. Anyway, at that point I was too tired I just let it go, the night was noisy but my food was OK in the morning and my gear too so fair enough little mouse, it’s more your cabin than mine.
  • earn: I took a route full of snow without snowshoes, it took me 7 hours straight to finally closing that… 9 kilometers route. Wow, such an achievement. I keep it as a earn even if it’s a learn, you stubborn! My feet were going through the snow randomly about one step out of five, sometimes when crossing a omfg-cold river, fun.
  • learn: when snow is melting, choosing a route on top of a ridge is a bit silly if you hope to hydrate yourself from that water (and a filter), being thirsty with all that water close by is a strange feeling.
  • earn: at the end of the day, my shoes were soaking wet and I knew there was a small platform out of snow and humidity so I decided to sleep on top of it. Adventure is great but you have to know when to consider a safer alternative. And I had my daily dose of over-confidence.
  • learn: sleeping close to a river flooding will make you pee by night, that’s it.

I am definitely repeating myself but this time is the last with snow this year. I’m done with that “mârde blânche”.

April 28, 2018 11:00 AM

April 27, 2018

David Larlet

☕︎ (Pacer)poles review

Conventional poles and sticks are not hand specific but offer the same shaped handle for both left and right hands to use – so your joints are awkwardly aligned, adapting to grip the same profile. Trying to compensate for this poor alignment can produce red marks (friction) on the palm and wrist, as your hand imperceptibly twists and rubs against the pole on the ground. This friction is proof of wasted power and effort. When the web sling is used instead then the hand is suspended behind the pole; relying on indirect control of the shaft by having to press down on the strap (tensile and tortional loading) to pull down on the top of the pole for the final thrust is far from efficient - wasting power with every stride. Any one of these actions as well as causing possible discomfort reduces your upper body’s potential to have a real impact on performance. It’s not until you try a different system that you realise what you have been missing - and is why many experienced outdoor folk are converting to Pacerpoles.

Shaping the future (cache)

I bought a pair of Pacerpoles 3-section Carbon poles back in February, 2011 to walk along the GR20 in Corsica. They are definitely not the lighter option but they really changed my posture while hiking/snowshoeing/whatever, even when each gram count like alpinism they were good friends. A couple of reasons why I love them:

  1. you can push instead of pulling and it uses the same muscles as when I swim freestyle, I end up being way less tired, especially after a few days
  2. there is a grip below the handle allowing to grab it on one side while keeping the other hand on the handle when you are in a steep ascent/descent
  3. you can change the baskets according the ground you will be pushing on, like… snow!
  4. you can adapt the size quickly to be effective both in ascent and descent and crossing a river and so on
  5. you can quickly assemble the security cords given their elasticity to put them across your backpack without even removing it, really useful when there is a climbing section which requires your hand (there used to be an animation on their website but maybe in Flash so I don’t see it anymore? The website hasn’t changed since then! #rustyweb)
  6. after seven years, they did not broke even in pretty harsh conditions, you can order spare pieces though which is great and rare enough to be mentioned

Go check out their website, there is no affiliation whatsoever, just a good product that lasts :-).

April 27, 2018 11:00 AM

April 26, 2018

David Larlet

☕︎ Issues & labels

The number and diversity of issues and pull requests that Maintainers receive can sometimes be overwhelming. Both Maintainers and contributors have said that better issue labeling would make it easier to maintain and contribute to lessons. Being able to categorize contributions would help Maintainers to think through the type of issues being reported, and allow them to identify suitable next steps to address them. Issue labels are also useful for facilitating communication among Maintainers.

Developing GitHub labels for The Carpentries lessons (cache)

Interesting how they chose to split the labels across status and types (cache), it is very close to the need we had recently to report both the progress of the work and the kind of task to perform. I am looking forward to try these out, do you have a constrained number of labels in your team?

April 26, 2018 11:00 AM

April 25, 2018

Karl Dubost

Documentations

Je retire volontairement le site dont il est fait mention pour éviter la réaction épidermique qui empêcherait de lire le reste de ce paragraphe. Il faut toujours nous méfier de nos a-priori. Le message là est important. I like ▮▮▮▮▮▮▮▮▮ because they tend to show you the info you need in the order you need it. Other developer docs more often show you stuff in the wrong order, and leave out details that are necessary to understanding the topic. They may work well for experienced programmers, but what's so bad about making what we do more accessible to the non-initiated?



Notre trilinguisme. Je lui parle en français. Elle lui parle en japonais. Nous nous (elle et moi) parlons en anglais. Nous lui lisons des histoires dans les trois langues.


April 25, 2018 10:39 PM

David Larlet

☕︎ Déficit démocratique

À Paris, quand un projet de loi arrive à l’Assemblée nationale, il est examiné pendant une semaine en commission parlementaire, puis en séance publique la semaine suivante. Et voilà. En quinze jours, c’est plié. Honnêtement, comment imaginer que les députés puissent se faire une idée claire, réfléchir aux conséquences de telle ou telle mesure en si peu de temps ? Faire le poids face à des ministres qui disposent de services administratifs spécialisés pour les alimenter en analyses et arguments est mission impossible. La technocratie écrasera forcément le politique, chose qui n’a pas l’air de déranger quand cela se fait à Paris.

La procédure parlementaire, le déficit démocratique français (cache)

Au moment où je m’apprête à travailler sur un outil lié aux amendements (cache) au service du gouvernement en place, je me pose des questions sur la légitimité démocratique et citoyenne d’une telle action. Cet outil viendra certainement renforcer ce déséquilibre entre ministres et députés au profit de l’exécutif.

De l’impact, certes, mais pour qui ? (tiens ce serait un joli néologisme ce pourqui, en référence au pourquoi)

April 25, 2018 11:00 AM

April 24, 2018

David Larlet

☕︎ Algorithm Free

But if we do want to avoid displacing or reassigning our desires and creativity to machines, we can decide to become a little more analog. I imagine a future in which our clothes, music, film, art, books come with stickers like organic farmstand produce: Algorithm Free.

What Does The Amazon Echo Look Mean For Personal Style? (cache)

This is probably the future of luxury: being able to temporary step out from profiling. I am more scared by Algorithmic Uniformity than by Artificial Intelligence.

Maybe that’s the plan though, not trying to catch up with human intelligence (whatever it means) but to reduce it as much as possible in order to make it easier to overcome one day…

April 24, 2018 11:00 AM

April 23, 2018

Karl Dubost

Un crabe, le matin

Une femme, ce matin, a amené ses enfants à l'école en… kimono. Scène plutôt surprenante. Même pour les japonais. Peut-être que son travail exige qu'elle porte un kimono.


Hier, nous avons ramené à la maison un morceau de bois patiné par l'océan. Un peu plus tard, nous avons réalisé qu'il y avait un crabe dedans. Nous avons pris un sac en plastique pour mettre le morceau de bois, de l'eau, du sel et du sable pour la nuit. Ce matin, avant l'école, nous sommes allés au bord de l'océan et nous avons libéré le crabe dans les algues dansantes au rythme des vagues. Sa main en l'air, il a souhaité un au-revoir au petit crabe. Et puis nous sommes allés à l'école.


Les lettres d'information des projets ne parlent que très rarement des échecs. C'est dommage.


April 23, 2018 01:16 PM

David Larlet

☕︎ Mauvais pauvres

En réalité, ceux que le Medef désigne aujourd’hui comme « mauvais pauvres » sont souvent ceux qui prennent le plus de risques, ceux qui ont pris acte de la fin du plein-emploi et le voient comme une chance pour sortir par le haut des sociétés disciplinaires. C’est le cas des intermittents. Le régime d’indemnisation de l’intermittence permet de prendre des risques, mais avec une certaine sécurité de revenus. Dans les années 1960, il s’agissait d’un système structuré pour maintenir la disponibilité des techniciens de l’audiovisuel, sans être obligé de les payer en permanence. Il a été détourné par les jeunes en rupture avec le salariat, qui voulaient créer leur propre économie alternative, tout en inventant des styles de vie poétique. L’intermittence a alors été vécue comme une espèce de subvention à la personne, plus égalitaire et moins arbitraire que la subvention au projet. Le Medef s’acharne sur les intermittents depuis deux décennies, parce qu’il cherche à imposer le travail « indépendant » comme modèle – sans congés payés, sans arrêt maladie, sans assurance chômage –, mais assujetti à l’économie restreinte, soit l’inverse de la sécurité et de l’autonomie relative ouverte par le régime des intermittents.

« Vivez à vos risques et périls, mais vivez dociles et prévisibles » (cache)

Importante densité de réflexion dans cet entretien, beaucoup de graines qu’il faudra prendre le temps de laisser germer.

April 23, 2018 11:00 AM

★ Commodité et effondrement

Summary in English

Convenience leads to luxury which leads to slavery which leads to centralization which leads to convenience. And we are (almost) all sad about that. A few leads before we hit the wall.

Commodité

« Cette vision est si séduisante qu’elle a fini par dominer notre existence. La plupart des technologies puissantes et importantes créées au cours des dernières décennies offrent une commodité au service de la personnalisation et de l’individualité. Pensez au magnétoscope, à la liste de lecture, à la page Facebook, au compte Instagram. Ce genre de commodité n’est plus une question d’économie de travail physique – beaucoup d’entre nous n’en font pas beaucoup de toute façon. Il s’agit de minimiser les ressources mentales, l’effort mental, nécessaire pour choisir parmi les options qui s’expriment. La commodité est un simple clic, un guichet unique, l’expérience transparente de « plug and play ». L’idéal est la préférence personnelle sans effort. »

La tyrannie de la commodité (cache)

Quel prix est-on collectivement prêts à payer pour réduire cet effort ? Combien de personnes asservies ? Combien de ressources définitivement transformées ? Combien de serveurs pour allumer une ampoule ? Jusqu’où peut-on encore aller entre le ridicule et l’inconscience ?

La commodité est une nouvelle forme de luxe permettant de différencier ceux et celles qui peuvent en profiter des autres. Ces personnes privilégiées sont en capacité d’affirmer une forme de snobisme car elles se trouvent dans une situation de moindre insécurité.

Et elles souhaitent le rester, c’est peut-être là tout l’enjeu.

Luxe

My ability to avoid Facebook comes from privilege — I have existing social contacts with whom I know how to stay in touch without using Facebook’s network. My job does not require that I use Facebook. I can afford the time and expense to communicate with my electoral representatives and political allies via other channels.

Many people do not have these privileges and are compelled to "opt in" on Facebook’s non-negotiable terms.

[…]

Privacy should not be a luxury good, and while I’m happy to encourage people to opt out of these subtle and socially fraught arrangements, I do not argue that anyone who has signed up has somehow relinquished concerns about their privacy. We need to evaluate privacy concerns in their full social contexts. These are not problems that can be resolved on an individual level, because of the interpersonal nature of much of this data and the complexities of the tradeoffs involved.

Facebook Is Tracking Me Even Though I’m Not on Facebook (cache)

Or cette insécurité conduit à l’embrigadement et à la manipulation de masse qui eux-mêmes contribuent à perpétuer ce système mortifère. On se retrouve dans un cercle qui est tout sauf vertueux et les adeptes de la commodité ne sont pas épargnés pour autant car ils sont sujets à la culpabilité de garder une bonne moitié de la planète comme main-d’œuvre bon marché. Pour ne pas dire esclaves.

Esclavage

Nos privilèges découlent uniquement de la pyramide sociale et de l’exploitation de ceux qui sont en dessous. C’est vrai a l’échelle du pays, où le top 20% est très loin d’apporter autant de valeur à la société qu’il n’en consomme. C’est aussi vrai à l’échelle mondiale où le niveau de vie français se base principalement sur les conditions de travail et l’exploitation des ressources des pays dits « en développement ».

Qui pense donc qu’il produit et contribue 100 fois plus que celui qui se tue – littéralement – au travail à l’usine en Asie du sud-est ou celui qui essaie autant que possible de survivre à la misère ou à la guerre dans certaines parties d’Afrique ? Quand je vois les 0,1% les plus privilégiés ont un ratio de richesse probablement bien plus proche du million… Qui peut sérieusement prétendre apporter un million de fois plus que quiconque ?

La chance et le privilège (cache)

Le pire étant peut-être que ces bénéficiaires de la commodité font tout pour à la fois faire l’autruche mais intimement aussi conserver cet état de fait avec ce sentiment de supériorité. Ce qui s’avère là aussi alimenter cette roue anxiogène.

Sans compter la déprolétarisation dont nous sommes les objets et qui nous pousse à la consommation et à l’abrutissement volontaire. Voire à l’auto-mutilation si l’on en croit la flambée de l’usage des drogues et médicaments.

Ce vide, cette désindividuation, sont exacerbés par le numérique qui contribue à accélérer la perte de certains savoirs au profit de la commodité.

Capacitation

"Le numérique" est souvent présenté comme un outil de "capacitation", qui nous donne de nouvelles capacités, alors qu’il n’est le plus souvent un outil de facilitation (ce qui n’est déjà pas si mal).

[…]

Confondre ou assimiler facilitation et capacitation n’est pas simplement un abus de langage mais une erreur méthodologique qui empêche d’isoler les invariants sur lesquels jouer pour atténuer les potentialités de nuisance et augmenter celles de résistance ou d’empathie.

Car seule la capacitation authentique est porteuse d’émancipation alors que les logiques de facilitation se contentent le plus souvent de reproduire des effets de rente déjà connus en les monétisant ou en les déployant à une échelle différente.

La caisse de grève crowdfundée. C’est (l’uberisation de) la lutte finale. (cache)

Malheureusement, le numérique qui aurait pu (pourrait encore ?) être un moyen de s’émanciper de cette relation n’a fait que l’aggraver avec les dérives que l’on commence à peine à mettre à jour.

Il y a pourtant tous les ingrédients pour emprunter une autre voie mais la recette semble être hors de portée. L’intelligence collective peinant à se transformer en action collective. Faute de temps ?

Accélération

Every cultural object we aestheticize and consume — “the most everyday choices of everyday life, e.g., in cooking, clothing or decoration,” Pierre Bourdieu writes in his 1984 book Distinction: A Social Critique of the Judgement of Taste — is a significant part of our identities and reflects who we are. “Taste classifies, and it classifies the classifier,” Bourdieu adds. If our taste is dictated by data-fed algorithms controlled by massive tech corporations, then we must be content to classify ourselves as slavish followers of robots.

What Does The Amazon Echo Look Mean For Personal Style? (cache)

Les algorithmes comme machines à classer pour mieux uniformiser, pour prendre le contrôle sur la volonté propre et se désintéresser des besoins primaires.

La captation du temps avec pour promesse celle d’en profiter davantage avec une personnalisation accrue. Si tant est qu’elle soit possible (cache)…

Ingénieurs

The relational database is a glorious invention, but for most programmers it doesn’t need to be more than an appliance. Sure, take the time to learn how the drying tumbler machine works, it may well save you a service call to a specialized technician one day. But it’s hardly a requirement for living with such a device and getting your clothes dry.

The relegation to “appliance status” isn’t a dig, but an honor. It means we’ve finally made the technology and the abstraction so good that many, if not most, programmers don’t even have to think about it on a daily basis.

It also means it’s become a commodity.

Conceptual compression means beginners don’t need to know SQL - hallelujah! (cache)

Les ingénieurs et les développeurs en particulier sont des générateurs de commodité. À commencer par eux-mêmes. Il est préoccupant de remarquer qu’un emballement local (coucou JS !) conduit à autant de fatigue. Quid d’un passage à l’échelle, quelle est notre finalité lorsqu’on tente de reproduire ces couches d’abstractions au niveau d’une société ?

Le monde est qu’on le veuille ou non façonné par nos créations qui ont la faculté de pouvoir toucher instantanément une large partie de la population.

Centralisation

La centralisation est une autre forme de contraintes et n’est pas requise pour atteindre la « convenience, » la commodité. La centralisation peut permettre l’émergence de certains services et structures qui bénéficient à l’ensemble d’un groupe. Mais ce bénéfice vient avec l’abandon d’autres libertés. C’est ce choix là qui vient toucher à notre intimité profonde. Nous voulons être libres. Ce désir de liberté motive nos choix ajusté en fonction de nos contraintes matérielles et psychologiques.

Centralisation et choix pratique (cache)

Je n’arrive pas à identifier de cas de commodité qui ne passent pas par une centralisation. Elle est pour moi requise car c’est sa marque de fabrique : confisquer un savoir-faire en le rendant accessible au plus bas coût. Accessible mais non compréhensible ni modifiable. Il y a une certaine ironie à ce que toute cette commodité numérique repose en grande partie sur des bibliothèques open-source au passage.

Misanthropie

Pris dans un flux de signes, dans des luttes économiques pour la survie ou pour la distinction, vivant sur les réseaux “sociaux” dans l’informalité complète, l’attention intermittente, le décompte des copains, la désillusion ironique, il s’étonne de sentir monter en lui, par épisodes, l’inconvenance ou la bizarrerie, et de voir la distance civile céder toujours plus de terrain à l’affolement relationnel généralisé, à mesure que la paupérisation guette.

La croyance obligée dans le “bonheur” comme valeur unique ou but accessible, est devenue sa névrose, et compte tenu du mensonge qu’elle charrie, la source d’un ressentiment explosif. […] Tout cela, sans aucun doute, dessine un circuit neuf de la violence, un nouveau rapport du désir à la frustration, du signe à l’affect, de la répression au transfert. Toute une énergétique nouvelle

L’ensauvagement du web (cache)

En suivant toutes ces ramifications, ma conclusion est loin d’être glorieuse et me fait de plus en plus douter. J’ai de plus en plus l’impression que nos spirales vont inéluctablement s’inverser et finir dans un entonnoir débouchant sur la bêtise et la barbarie.

Néanmoins, il me reste encore un peu d’espoir.

Pistes

Dans mes tentatives d’imaginer un monde plus résilient pour demain, j’essaye de me raccrocher à certaines branches pour ne pas chuter trop bas dans l’aigreur et la dépression. À ce titre, mes balades en forêt sont salutaires en revenant à des basiques et à leurs valeurs. Mais ce n’est pas suffisant.

Spiritualité

Note : je parle bien ici de spiritualité et non de religion qui n’en est qu’une forme d’instanciation inadaptée aux défis actuels.

Avec le biopouvoir, on n’est plus là-dedans, on est dans l’entreprise de soi, et le « contrôle », qui est un paradigme différent, un autre mode de gouvernementalité. Cela ne passe plus par la discipline, mais justement par la prise de risque individuelle et par l’illusion de l’autonomie de sa conduite. Aujourd’hui, on est pris dans un capitalisme cognitif et affectif qui embarque les subjectivités, non pas tant sur un mode disciplinaire, mais beaucoup plus sur le mode de la motivation, soit une mobilisation de l’intérieur des sujets, comme le font les religions.

« Vivez à vos risques et périls, mais vivez dociles et prévisibles » (cache)

L’État et sa violence légitime qui est de moins en moins légitime craquelle de toutes parts. Inventer de nouvelles formes de gouvernances entre les membres d’un groupe et entre les groupes eux-mêmes pour passer du vivre seul au être et aimer ensemble et croire qu’une alternative est encore possible.

Ne pas forcément penser qu’il y a quelque chose au-dessus mais que l’on peut atteindre ensemble un nouvel état. Tester d’autres échelles, d’autres rapports de force, d’autres mises en communs.

Congruence

Full disclosure: I believe that groups are mostly held together by good feelings, and the explicit structure is just an artificial scaffold. Enspiral’s written agreements are important because of what they symbolise, not necessarily because of the precise words they say. I think a group is held together by history and relationships and collaborative meaning-making and amorous feelings and psychological responses and co-imagined futures and shared identity, and yes some written agreements and explicit roles too, but I’m convinced the explicit stuff is just the tip of the iceberg.

The explicit stuff is a lot easier to talk about, because we have shared language for it. So it’s easy for us to get distracted and focus on the agreements and lose sight of the underlying meaning that they signify. It’s easy to confuse what we say for what we mean. At times during the Enspiral journey, I’ve felt like we’ve given more attention to the abstract structure of our organisation and lost sight of the tangible things that people are doing. We mistake the symbols for what they symbolise.

The Vibes Theory of Organisational Design (cache)

Il faudrait expérimenter d’autres rapports au travail — mais aussi dans la famille — pour passer du travailler seul au faire ensemble. S’autoriser à ré-interroger périodiquement ce qui nous lie et ce qui nous fait avancer dans une direction commune. Accepter l’autonomie et les erreurs.

Ne pas réduire les aspérités mais au contraire s’en servir pour qu’elles deviennent motrices. Trouver des moyens de transmettre ces apprentissages de différentes manières afin de ne pas réduire les émotions associées.

Agilité

L’agilité comme moyen de transformer l’enseignement en apprentissage. Que les savoirs acquis en groupe devienne une connaissance commune, transformant un savoir faire en pouvoir faire.

Se remettre en question collectivement de manière itérative et accepter la diversité d’un groupe. Se rendre compte qu’il s’agit à la fois de sa force et de sa faiblesse. Réduire la durée des boucles de rétro-actions. Faire du partage de ces expériences un objectif en soi.

Essaimer, butiner, partager le miel… en espérant ne pas subir le même sort que les abeilles.

Conclusion

Quelle chose méprisable que l’homme, s’il ne s’élève pas au-dessus de l’humanité ! Tant que nous luttons contre nos passions, que faisons-nous de si grand ? Même si nous sommes les plus forts, nos victimes sont des difformités. Est-ce de quoi nous vanter, que de ne pas ressembler aux derniers des hommes ? Je ne vois pas que ce soit un motif de satisfaction d’être plus robuste qu’un malade. La différence est grande entre la vraie vigueur et la simple santé. Tu as échappé aux vices ; ton front ne ment pas ; tu ne règles pas ton langage sur la volonté d’autrui ; ton cœur est sans détour ; chez toi aucune trace de cette avarice, qui se refuse à elle-même ce qu’elle enlève aux autres ; de ce luxe qui gaspille honteusement l’argent pour le récupérer plus honteusement encore ; de cette ambition qui ne pousse aux dignités que par des voies indignes. Eh bien ! tu n’es encore arrivé à rien ; tu t’es délivré de bien des maux, mais pas encore de toi-même. La vertu que nous voulons est grande, non que l’absence de mal constitue le bonheur, mais elle donne à l’âme plus de liberté, elle la prépare à connaître le ciel, elle la rend digne de partager le sort de Dieu.

Recherches sur la Nature, Sénèque, 62

Ce qui m’intéresse aujourd’hui, ce n’est pas tant de détecter le cygne noir qui va mener à l’effondrement, ni même d’envisager les premières semaines qui vont suivre mais de penser à ce qui pourrait être reconstruit ensuite. Quelles valeurs voudra-t-on mettre comme éléments fondateurs de cette nouvelle humanité ? À quelles échelles trouvera-t-on pertinent de se regrouper ? Quels deviendront nos accomplissements à titres individuel et collectif ? Que va-t-on apprendre et transmettre de cette expérience ?

Tout reste à explorer et c’est notamment ce que je trouve enthousiasmant dans ce futur incertain.

April 23, 2018 11:00 AM

April 22, 2018

David Larlet

☕︎ Speed of usefulness

What we need is a metric called speed of usefulness. Jeffrey calls this Content Performance Quotient (CPQ) …because business people love three-letter initialisms. It’s a loose measurement: How quickly can you solve the customer’s problem? It’s the shortest distance between the problem and the solution. Put another way, it’s a measurement of your value to the customer. It’s a new way to evaluate success.

[…]

Otherwise we end up with what Jeffrey calls “pretty garbage.” It’s aesthetically coherent and visually well-designed …but if the content is wrong and doesn’t help anyone, it’s garbage. Garbage in a delightfully responsive grid is still garbage.

Beyond Engagement: the Content Performance Quotient by Jeffrey Zeldman (cache)

I wonder if usefulness is not the main reason that killed blogs. Because it quickly became tied to monetization: if what I produce is useful, let’s turn it into something valuable. And if I am what I produce, let’s turn me into a valuable asset. Hence social networks.

Let’s not forget to publish absurd stuff sometimes.

April 22, 2018 11:00 AM

April 21, 2018

David Larlet

☕︎ GDPR & nightmare

Dear Sir/Madam:

I am writing to you in your capacity as data protection officer for your company. I am a customer of yours, and in light of recent events, I am making this request for access to personal data pursuant to Article 15 of the General Data Protection Regulation. I am concerned that your company’s information practices may be putting my personal information at undue risk of exposure or in fact has breached its obligation to safeguard my personal information pursuant to <latest nasty cybersecurity event or thing in the news>.

The Nightmare Letter: A Subject Access Request under GDPR (cache)

I wonder how many companies have the resources to deal with that and how it may impact the concurrence. How easy is it for a big company to overflow a small one with such time consuming requests? Apart from users (and it remains debatable with unavoidable consent (cache)), who will benefit from it?

April 21, 2018 11:00 AM

April 20, 2018

David Larlet

☕︎ Adaptation & Transformation

One last piece we want to attach to this practice is the idea of transformation. We have noticed that even if we sit and share findings after a project or write them down in a document, often times that doesn’t actually transform the way we do things. We want to answer questions like; how can we focus on a few key learnings we truly want to activate? How do we go from transparency and observation to next steps, adaptation and transformation?

Work & Learn Out Loud (cache)

These are the next steps for governments, transparency is not enough. What matters is the process to get to the current status, documenting bottlenecks and hesitations, decisions with reservations, failures and regrets. Humility. Documenting the past still matters but explaining the present allows to look forward knowing why we are taking that path together now.

April 20, 2018 11:00 AM

★ Into the Camp

Résumé en français

J’ai fait un lit surélevé. J’étais content. Je suis tombé dans la nuit. J’étais moins content…

Snow, snow, snow, it never ends! I went for a two-days trip under quite heavy snow storm (or was it hailstorm?). Plus there was still a decent amount of snow on the ground except for some rare places so I decided to make a raised bed to put a layer of air between me and the frozen ground. What follows will truly amazed you, especially the fourth point (bon à part si tu t’es divulgâché en français…).

Earn or learn

  • earn: the place I found was and ancient camp with a lot of felt structures, good for recycling wood and stop chopping trees down which is time/energy consuming!
  • learn: previous bushcrafters were using cordage AND nails AND staples(?!), which is quite annoying when you plan to put an inflated mattress on top of your structure. My wood blanket helped a lot.
  • earn: I was quite happy with the structure I ended up with, it looked like a bed in the middle of the forest! (see picture below)
  • learn: I used to sleep on the side, at 2am I moved a bit too close to the border of the structure and it suddenly flipped around: half asleep, I felt from more that a foot high on the ice AND received a bunch of wood logs atop of me, double punishment. Definitely NOT cool…
  • earn: instead of making a fire, I brought a small fire stove powered by wood, it saved me a lot of time especially to melt the snow and get some water out of it.
  • learn: the stability of that kind of bed depends on how wide you put your base transversal logs, trying to fit to an existing small one was stupid (my knee agrees).
  • earn: seen a dozen of deers while hiking, including one visiting me at the camp, these animals are so curious I don’t get the fun of hunting them.
  • learn: sometimes I think that my memory/fear creates wolves howling by night, this time with the fresh snow from the morning I clearly identified wolves/coyotes footprints, a lot, everywhere!
  • earn: jumping across torrents made by snow melting under heavy load without falling through was stressing.
  • learn: at that time of the year, bring crampons. North faces were literally iced waterfalls by the morning.

My plan was initially to go for two days build something and then come back for more the week after but given the conditions I need to reconsider my strategy. Light hiking is an option, bike packing is another, oh and I start to give an eye to raft packing, stay tuned!

April 20, 2018 11:00 AM

April 19, 2018

David Larlet

☕︎ Governance & engagement

Most conversations around governance as progressive organisations form are either handwavy; “It’ll be flat and super democratic” or hyper-specific; “We’ll be using holocracy and a modified version of dot voting plus some Loomio – read this document”. Or worse, some mash-up of the two. This rarely ends well. Either the Tyranny of Structurelessness (cache) asserts its dread grip, or the pancake falls apart into a depressing soggy mess.

But we want to build dynamic, effective organisations that have a chance at living alongside rapacious capitalist analogues, and so we must relate to our stakeholders in ways which engage them, and which capitalism cannot copy or steal.

We must have good governance, and it must be engaging.

Life-like governance (cache)

Sometimes, the group is not ready. When you are already too deep (to keep the model of the article), it is very hard to make others join you. I have to admit it to myself and keep digging. There are plenty of groups out there!

April 19, 2018 11:00 AM

Karl Dubost

Pensées vagues le long d'un hr

Une question de Stéphane m'a fait sourire. pourquoi un hr entre chaque paragraphe ?


Je ne sais pas trop à vrai dire. Je ne réfléchis pas tous mes choix très profondément. Probablement que je l'utilise à mauvais escient, en tout cas tel que défini dans la spec : hr The hr element represents a paragraph-level thematic break, e.g. a scene change in a story, or a transition to another topic within a section of a reference book.


Pierre m'a posé la même question en moins de 24h. À croire que c'est deux là ont une connexion Paris-Taiwan directe. Tiens d'ailleurs comment je fais un lien vers Pierre. Pas grave.


Le paysage se déroule devant mon train. De Tokyo vers Tsujido, il glisse à toute allure. Je me concentre. Oui, je ne bouge pas. C'est bien le paysage qui défile. Cette joie me transporte entre deux moments.


Ah… Pierre, Stéphane… Qu'est-ce que je réponds. Le carnet est fait de petites notes interrompues, des pensées dont je ne structure pas la logique. Parfois, il y a de la consistance de l'une à l'autre. Tout comme au long d'une journée, une humeur, un sentiment, un parfum de femme flottent au long cours.


Kawasaki, une ville ouvrière. Le paysage s'est arrêté. Mais il repart déjà.


Tiens c'est le printemps. Il est 17:45 et le soleil n'est pas encore couché. En ce moment, il flirte—j'avais envie d'écrire fleurte—avec le toit des immeubles au loin. Un visage allongé dans l'herbe qui ne voit l'horizon s'échapper de la pointe de la verdure que par endroits, un roulement vague sans embruns sur les collines du paysage.


Donc le hr, oui comme un découpage de ma pensée. D'ailleurs, un bénéfice inattendu de cela est le rendu par défaut dans les lecteurs de Atom/RSS.


J'écris, je lis, je travaille dans le train. Qu'est-ce qui définit le lieu de travail ? Qu'est-ce qui est l'objet du travail ? À partir de quand définissons nous que notre travail est à distance ? Le technicien de lignes EDF travaille-t-il à distance ? Le VRP ? Et tous les employés d'une multinationale ? Est-ce travailler de chez soi qui signifie la distance ? Un potier peut travailler dans son atelier chez lui et pourtant il ne travaille pas à distance, les mains dans la masse de la terre. Le paysan dans son champs, lui non-plus, on ne dit pas qu'il travaille à distance.


April 19, 2018 08:58 AM

Centralisation et choix pratique

convenience. Selon le dictionaire the state of being able to proceed with something with little effort or difficulty. late Middle English: from Latin convenientia, from convenient- ‘assembling, agreeing’, from the verb convenire (see convene).


Comment établissons-nous donc un équilibre entre ce que nous percevons pratique pour notre usage et ce que nous percevons utile (pour soi ou pour le contexte global) ? Au final, je crois que nous venons chatouiller nos valeurs intimes qui définissent nos choix.


Je ne pense pas comme David lorsqu'il dit Centralization is required to achieve convenience which has an incidence on everything.


La centralisation est une autre forme de contraintes et n'est pas requise pour atteindre la « convenience, » la commodité. La centralisation peut permettre l'émergence de certains services et structures qui bénéficient à l'ensemble d'un groupe. Mais ce bénéfice vient avec l'abandon d'autres libertés. C'est ce choix là qui vient toucher à notre intimité profonde. Nous voulons être libres. Ce désir de liberté motive nos choix ajusté en fonction de nos contraintes matérielles et psychologiques.


Je veux manger du pain. J'achète la farine de mon choix et je le cuis dans mon four à la forme de mon choix. Cela me prend tu temps. Je manque d'expertise. J'investis dans le temps pour apprendre à cuire le pain et devenir meilleur dans cet exercice. Oui, car c'est une passion. J'exerce ma liberté. Ou bien, je vais chez le boulanger du coin le matin de bonne heure pour avoir du pain frais tout juste sorti du four. Ce pain là est meilleur que le mien de toutes façons. Il centralise la fabrication du pain pour tout le quartier. C'est bien pratique, même si je ne sais pas quelle farine, ils utilisent dans cette boulangerie. Et puis à y réfléchir, le pain n'est pas si bon. Mais c'est plus rapide. À la place, j'ai plus de temps pour lire. Oui, finalement, je préfère investir ce temps là dans la lecture. Oh… Aller chez le boulanger prend vraiment trop de temps. Peut-être que c'est mieux d'aller l'acheter au rayon pain du supermarché. Ils centralisent beaucoup plus. C'est plus pratique pour moi, même si le pain est complètement mou. Je n'ai pas le temps de toutes façons et le goût n'est pas si important. Peut-être que je devrais arrêter de manger du pain.


La centralisation est un système de concentration des ressources. Elle offre un accélérateur en nivellant les aspérités, en introduisant des protocoles. Ce n'est pas en soi un avantage ou une commodité.


Un autre exemple. Lorsque nous travaillons en équipe, nous pouvons décider de créer de la culture par de la communication interne. Ceci prend beaucoup de temps. Ou nous pouvons établir un ensemble de règles sur le comportement de chacun, sur les façons de travailler. Et nous entrons tout de suite dans le territoire de la centralisation. Nous avons créé de suite une agrégation de normes de communication et de comportement, une centralisation pour gagner du temps. Dans le même temps, nous avons créé de nombreuses contraintes pour les individualités et réduits les choix. Nous avons déplacé le problème d'une contrainte à une autre. La motivation est le bon fonctionnement de la structure.


Ainsi, je trouve souvent plus pratique pour certaines choses de ne pas avoir de dépendances à un organisme centralisateur, parce que ces choses là me sont personnellement satisfaisantes et s'alignent avec mes choix de liberté.


Et alors ?


L'axe à explorer est celui du choix. Un organisme centralisateur ou une structure centralisante ne sont pas forcément pratiques. Mais il est important de déterminer à partir de quels moments et sous quelles formes, la structure centralisatante inhibe les possibilités hors de son système. Le boulanger de quartier ne plus exister à cause du supermarché. Cuire son pain à la maison n'est plus possible car les boulangers ont le monopole sur la farine. Je crois que la question est peut-être de cet ordre.


April 19, 2018 12:31 AM

April 18, 2018

David Larlet

☕︎ Apple & Web Apps

Loser: Apple. They don’t care about web apps. Actually, it’s worse than that. It feels like they are actually hostile to web apps. iOS Safari is the new Internet Explorer 6. It has lagged behind in nearly every web standard, especially around Progressive Web Apps. This is probably for business reasons: web apps disrupt their $99/year + 33% in-app purchases racket. So to make my web app work on their platform, I have to basically pretend I’m a native app.

I built a PWA and published it in 3 app stores. Here’s what I learned. (cache)

At the time of writing a Progressive Web App (cache), it scares me. Hopefully, it will not end up in any store…

April 18, 2018 11:00 AM

April 17, 2018

David Larlet

☕︎ Orientation et boussole

Adventure is just bad planning.

Roald Amundsen (1872—1928)

Ce n’est pas la première fois que l’on me demande si j’emporte une boussole pour mes escapades. La réponse est non pour deux raisons :

  • une boussole me serait utile par manque de visibilité et/ou de points remarquables, or dans mon contexte il y a toujours un lac, un cours d’eau ou une colline pour me repérer ;
  • j’emporte une carte que je lis avant d’aller sur le terrain histoire de me faire une image mentale de ce à quoi je vais être confronté, autant en terme de dénivelé que de future orientation.

Cela étant dit, il faut aussi savoir se servir d’une boussole. C’est rassurant de l’avoir dans sa poche mais ça peut devenir le piège d’oublier de lever son nez pour se repérer en ayant conscience de son environnement.

Note : ceci est une approche personnelle après avoir gambadé dans la nature depuis 10 ans. Il m’arrive aussi de me perdre et c’est acceptable (parfois même agréable !) selon les conditions. À adapter à votre propre expérience du terrain.

April 17, 2018 11:00 AM

April 16, 2018

David Larlet

☕︎ Scrum master

Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec la Méthode #agile, un #scrum master est un chef de projet/chef d’orchestre 🎼 qui organise et suis les actions en évitant les couacs, quitte parfois à descendre de son estrade pour jouer lui même d’un instrument 😉🎸🎷🎺🎻

SG InsideIT sur Twitter

Cela fait 3 sprints que je tiens le rôle de scrum master en plus de celui de développeur. C’est une expérience nouvelle pour moi et ça nous permet de gagner en autonomie avec une équipe plus complète. Ce que j’en retiens à chaud, c’est principalement qu’il est difficile d’être tiraillé lorsqu’on a cette double casquette en se retrouvant au point de friction entre l’ordre et la liberté. Laisser la place aux réflexions personnelles d’une part et aux prises de décisions communes de l’autre est un travail sur soi quotidien.

Contrairement à la Société Générale 😱, je considère le scrum master comme l’arbitre qui évite que la mêlée ne dégénère. Avec une position la plus basse et à l’écoute possible pour que l’équipe gagne en congruence et puisse avoir de la visibilité sur ce qu’elle est en train d’accomplir : on se focalise momentanément sur le ballon mais il ne faut pas oublier que l’en-but est là-bas et que l’on souhaite y accéder comme des gentlemen.

Je sors de cette expérience avec beaucoup d’humilité et de questionnements sur ma capacité à laisser l’équipe prendre le temps d’expérimenter et trouver ses propres solutions.

À voir si j’ai envie de transformer l’essai…

April 16, 2018 11:00 AM

April 15, 2018

David Larlet

☕︎ Cache workers

A service worker is like a cookie. Cookies are downloaded from a web server and installed in a browser. […] A service worker script is much more powerful. It contains a set of instructions that the browser will consult before making any requests to the site that originally installed the service worker.

A service worker is like a virus. When you visit a website, a service worker is surreptitiously installed in the background. Afterwards, whenever you make a request to that website, your request will be intercepted by the service worker first. […]

A service worker is like a toolbox. By itself, a service worker can’t do much. But it allows you to access some very powerful browser features, like the Fetch API, the Cache API, and even notifications. […]

Going Offline (cache)

I have been playing with Service Workers for a long time with a couple of unresolved issues still refraining me from pushing it to production. With a current support of almost 75% and a potential professional usage, it is time to try something real on my lab for these last 14 years and counting: this place.

It only applied to recent pages and put (cache) links into… cache. It means that if you loaded an article and go offline, you will still be able to read cached versions of external links. I also put previous/next links so you have close articles to read too. It looks to be a good trade-off to me given the few extra kilobytes fetched that way. I limited the cache to 25 elements for now, let me know if it hurts your bandwidth.

It started as a 30 minutes experiment and ended up 8 hours later with a rather unstable implementation. Not bad. My main gripe was to actually be able to clear the cache at each and every levels when testing. Such a nightmare, browsers need a new refresh really everything keyboard shortcut to ease our attempts to break the refresh button. Please.

The hardest technical part was to be able to communicate between the current page and the service worker to select dynamically which links I want to put in cache. And back to current page, to display some valuable feedback to you when links are in cache. I hope it makes sense given the time I spent on it :-D.

There are surely a few gotchas here and there, please report any inconsistent situation by email…

I should write an article about that. French or English?

April 15, 2018 11:00 AM

April 14, 2018

David Larlet

☕︎ Petit rappel

Un petit rappel!

Ce courriel vous est envoyé par l’entremise d’une plateforme fournie à TekSavvy par HubSpot Inc., une société aux É.-U. Si vous ouvrez ce courriel en mode «visionner images automatiquement», ou cliquez sur l’un de ses liens, la plateforme enregistrera que vous l’ayez fait.

Introduction du courriel envoyé par mon fournisseur d’accès à internet dans le cadre d’une maintenance (image, 100Ko)

Décidément, je ne cesse d’être étonné par mon fournisseur d’accès. Je ne sais pas si c’est dans l’ère du temps mais il y a des détails qui ont leur importance pour une prise de conscience collective.

P.S. : vous devriez désactiver le chargement des images dans vos courriels, ils sont partie intégrante de la nasse de profilage qui contribue à vous manipuler.

April 14, 2018 11:00 AM

April 13, 2018

David Larlet

☕︎ Decentralization theory

The learning-curve of any decentralization technology is inversely related to its adoption-rate.

Faced with the dilemma of running their own version versus using existing infrastructure, the user will always choose the latter for convenience.

Expanding on the theory:

  • When referring to adoption-rate of the technology, it is the actual managing of the servers to keep in mind
  • When referring to choosing existing infrastructure due to convenience, it is end-users we should keep in mind
  • Each sentence is its own separate theory, but they are related

Decentralization Dilemma (cache)

I am thinking a lot about convenience (cache) these days and all the implications and intrications it drives, I will probably write a whole article about that given how fondamental it is in our society. Centralization is required to achieve convenience which has an incidence on everything.

Réponse de Karl (cache) et article promis.

April 13, 2018 11:00 AM

April 12, 2018

David Larlet

☕︎ Graded browser support

We load a basic stylesheet to all users. This contains only normalisation and a few small enhancements to the user-agent stylesheet. To load the full experience only in modern browsers (grade-A and grade-X) we implement logic in the media attribute of the <link> element that identifies the main stylesheet, loading the stylesheet only in browsers that recognise the properties of that media query. This technique is documented here: Cutting the Mustard with Media queries.

[…]

We couple the loading of JavaScript to the loading of the enhanced CSS. If the browser loads the CSS within the media query, then load the JavaScript.

Graded browser support (cache)

Very clever technique for Progressive Enhancement that I discovered via this fantastic talk transcript (cache). Go read the whole piece, the Web deserves it.

April 12, 2018 11:00 AM

April 11, 2018

David Larlet

☕︎ Arnaqueur senior

En contrepartie, je suis effaré par mon manque de productivité. Quand je travaille pour des clients, je m’étonne parfois de ne pas être pris pour un arnaqueur, tant il m’arrive de passer une journée à corriger un seul bug, à réaliser une seule petite fonctionnalité.

Je suis bien convaincu que cette façon de faire a une certaine valeur, mais j’ai l’impression d’être allé trop loin. Le déséquilibre qualité / productivité est trop important (le terme qualité étant à comprendre comme un terme technique, je ne m’envoie pas des fleurs).

Après tout, si d’un point de vue purement technique, il est impossible de faire de la sur-qualité, un projet, c’est aussi des contraintes temporelles, stratégiques, commerciales, économiques, etc.

Faut-il revenir à une écriture de code un peu moins pesante, quitte à refactoriser plus et plus souvent ?

Qualité vs. productivité (cache)

Sujet difficile et je partage de manière récurrente — pour ne pas dire quotidienne — ces interrogations sur ma pertinence lors de mon implication sur un produit. Je ne pense pas coder plus rapidement aujourd’hui qu’il y a dix ans, les outils ont évolué mais les pratiques aussi et au final la vélocité acceptable est peut-être la plus constante (car elle est indirectement reliée au revenu et que l’on a besoin de solvabilité ? Je digresse…).

En revanche il y a deux points qui me semblent faire la différence et dont j’ai bien plus conscience de l’importance aujourd’hui :

  1. Le développement le plus rapide est celui que l’on n’a pas à faire en premier lieu. Ça semble super évident énoncé ainsi et pourtant… si je fais un bilan je suis probablement un développeur -10x ayant aligné 10 fois plus de lignes de code sans aucun intérêt pour l’utilisateur. Ici des approches comme Lean ou un Product Owner qui habite son rôle font la différence en amont afin de réduire le périmètre et d’augmenter la valeur de ce qui est développé. La réactivité et le détachement vis-à-vis du code sont aussi essentiels pour ne pas s’entêter dans une impasse.
  2. La qualité devrait être ajustable en fonction du contexte. On ne code pas de la même manière un prototype avec une espérance de vie de trois mois et un produit qui est là pour durer. On ne se met pas les mêmes contraintes sur une application critique et sur un outil de commodité. On n’a pas les mêmes besoins de résilience en fonction du public visé, avoir une approche dogmatique est potentiellement néfaste au produit. Ici peu de pistes, les outils issus de l’agilité permettent de s’adapter à l’instant t et t+1 mais il est difficile de s’attaquer à t-1 lorsque le changement de contexte nécessite une évolution de la qualité. La dette technique est la résultante d’un manque de clarté et de rattrapage sur ce contexte changeant. On peut surévaluer le besoin pour limiter la casse mais cela se fait bien souvent au détriment de la vitesse, impossible de prédire laquelle de ces options sera la plus pertinente pour la suite de la vie du produit.

Pour en revenir à l’interrogation de Thibault, j’ai choisi l’option de la prise de recul. À savoir être frugal d’un côté en n’acceptant de ne coder que le nécessaire et lâcher-prise de l’autre en s’adaptant aux besoins. C’est ce dont j’essaye de me convaincre pour réduire ma culpabilité de développeur 10x plus humble (et âgé :-p), ma route est encore longue pour réussir à mettre en pratique une telle sagesse.

Si vous voulez que l’on fasse un petit bout de chemin ensemble, je suis bientôt disponible. Et soudain le titre prend tout son sens, aheum.

Franck a répondu avec le Club des vieux codeurs (cache).

April 11, 2018 11:00 AM

April 10, 2018

David Larlet

☕︎ Speed and tools

This emphasis on speed has also dictated the shape of our tools.

Abstraction and modularisation enable products to be built quicker. This has led to the development of component-oriented frameworks like Angular, React and Vue. At the same, designers are starting to adopt similar modular approaches. While this alignment is encouraging, I worry that design is increasingly becoming a servant to the needs of the engineer rather than those of the user; the question is always "should designers learn to code", never the other way round.

There is also a growing sense that these tools are being adopted primarily for the benefit of internal team dynamics – the rise of the term ‘developer experience’ being just one signifier.

Fantasies of the Future: Design in a World Being Eaten by Software (cache)

I worry too, focusing on fancy tiny modules to avoid the ugly big picture. Today, the question must be “should designers AND coders learn about ethics?”. And the answer is yes, definitely.

At last.

April 10, 2018 11:00 AM

April 09, 2018

David Larlet

☕︎ Documentation d’itinérance

“Est-ce que c’est du travail ?”, c’est un gimmick, un truc qu’on se lance quand on s’aperçoit qu’on discute de choses liées à nos activités avant le petit déjeuner ou le soir en préparant à manger. Quand nos intérêts sont fortement liés au travail, où est la frontière ?

Suivez ici les étapes de notre recherche d’un endroit où vivre et être utile.

Est-ce que c’est du travail ?

Thomas et Noémie partagent leurs cheminements. Et c’est chouette <3.

April 09, 2018 11:00 AM

April 08, 2018

David Larlet

☕︎ Strong opinions

A couple years ago, I was talking the Institute’s Bob Johansen about wisdom, and he explained that – to deal with an uncertain future and still move forward – they advise people to have “strong opinions, which are weakly held.” […] Bob explained that weak opinions are problematic because people aren’t inspired to develop the best arguments possible for them, or to put forth the energy required to test them. Bob explained that it was just as important, however, to not be too attached to what you believe because, otherwise, it undermines your ability to “see” and “hear” evidence that clashes with your opinions.

Strong Opinions, Weakly Held (cache)

That is a piece of advice I try to follow: admitting some patterns to go forward, finding inconsistencies, rearranging ideas without certitudes, digging again. This comes probably from my scientific background even if Science is quite bad on the weak holding side.

The Web is also made of strong opinions at a given time before they get outdated by new approaches. Maybe we have to accept that it is our way of evolving as a species even if it is violent and increases inequalities.

April 08, 2018 11:00 AM